Sei sulla pagina 1di 222

Informazioni su questo libro

Si tratta della copia digitale di un libro che per generazioni è stato conservata negli scaffali di una biblioteca prima di essere digitalizzato da Google
nell’ambito del progetto volto a rendere disponibili online i libri di tutto il mondo.
Ha sopravvissuto abbastanza per non essere più protetto dai diritti di copyright e diventare di pubblico dominio. Un libro di pubblico dominio è
un libro che non è mai stato protetto dal copyright o i cui termini legali di copyright sono scaduti. La classificazione di un libro come di pubblico
dominio può variare da paese a paese. I libri di pubblico dominio sono l’anello di congiunzione con il passato, rappresentano un patrimonio storico,
culturale e di conoscenza spesso difficile da scoprire.
Commenti, note e altre annotazioni a margine presenti nel volume originale compariranno in questo file, come testimonianza del lungo viaggio
percorso dal libro, dall’editore originale alla biblioteca, per giungere fino a te.

Linee guide per l’utilizzo

Google è orgoglioso di essere il partner delle biblioteche per digitalizzare i materiali di pubblico dominio e renderli universalmente disponibili.
I libri di pubblico dominio appartengono al pubblico e noi ne siamo solamente i custodi. Tuttavia questo lavoro è oneroso, pertanto, per poter
continuare ad offrire questo servizio abbiamo preso alcune iniziative per impedire l’utilizzo illecito da parte di soggetti commerciali, compresa
l’imposizione di restrizioni sull’invio di query automatizzate.
Inoltre ti chiediamo di:

+ Non fare un uso commerciale di questi file Abbiamo concepito Google Ricerca Libri per l’uso da parte dei singoli utenti privati e ti chiediamo
di utilizzare questi file per uso personale e non a fini commerciali.
+ Non inviare query automatizzate Non inviare a Google query automatizzate di alcun tipo. Se stai effettuando delle ricerche nel campo della
traduzione automatica, del riconoscimento ottico dei caratteri (OCR) o in altri campi dove necessiti di utilizzare grandi quantità di testo, ti
invitiamo a contattarci. Incoraggiamo l’uso dei materiali di pubblico dominio per questi scopi e potremmo esserti di aiuto.
+ Conserva la filigrana La "filigrana" (watermark) di Google che compare in ciascun file è essenziale per informare gli utenti su questo progetto
e aiutarli a trovare materiali aggiuntivi tramite Google Ricerca Libri. Non rimuoverla.
+ Fanne un uso legale Indipendentemente dall’utilizzo che ne farai, ricordati che è tua responsabilità accertati di farne un uso legale. Non
dare per scontato che, poiché un libro è di pubblico dominio per gli utenti degli Stati Uniti, sia di pubblico dominio anche per gli utenti di
altri paesi. I criteri che stabiliscono se un libro è protetto da copyright variano da Paese a Paese e non possiamo offrire indicazioni se un
determinato uso del libro è consentito. Non dare per scontato che poiché un libro compare in Google Ricerca Libri ciò significhi che può
essere utilizzato in qualsiasi modo e in qualsiasi Paese del mondo. Le sanzioni per le violazioni del copyright possono essere molto severe.

Informazioni su Google Ricerca Libri

La missione di Google è organizzare le informazioni a livello mondiale e renderle universalmente accessibili e fruibili. Google Ricerca Libri aiuta
i lettori a scoprire i libri di tutto il mondo e consente ad autori ed editori di raggiungere un pubblico più ampio. Puoi effettuare una ricerca sul Web
nell’intero testo di questo libro da http://books.google.com
A propos de ce livre

Ceci est une copie numérique d’un ouvrage conservé depuis des générations dans les rayonnages d’une bibliothèque avant d’être numérisé avec
précaution par Google dans le cadre d’un projet visant à permettre aux internautes de découvrir l’ensemble du patrimoine littéraire mondial en
ligne.
Ce livre étant relativement ancien, il n’est plus protégé par la loi sur les droits d’auteur et appartient à présent au domaine public. L’expression
“appartenir au domaine public” signifie que le livre en question n’a jamais été soumis aux droits d’auteur ou que ses droits légaux sont arrivés à
expiration. Les conditions requises pour qu’un livre tombe dans le domaine public peuvent varier d’un pays à l’autre. Les livres libres de droit sont
autant de liens avec le passé. Ils sont les témoins de la richesse de notre histoire, de notre patrimoine culturel et de la connaissance humaine et sont
trop souvent difficilement accessibles au public.
Les notes de bas de page et autres annotations en marge du texte présentes dans le volume original sont reprises dans ce fichier, comme un souvenir
du long chemin parcouru par l’ouvrage depuis la maison d’édition en passant par la bibliothèque pour finalement se retrouver entre vos mains.

Consignes d’utilisation

Google est fier de travailler en partenariat avec des bibliothèques à la numérisation des ouvrages appartenant au domaine public et de les rendre
ainsi accessibles à tous. Ces livres sont en effet la propriété de tous et de toutes et nous sommes tout simplement les gardiens de ce patrimoine.
Il s’agit toutefois d’un projet coûteux. Par conséquent et en vue de poursuivre la diffusion de ces ressources inépuisables, nous avons pris les
dispositions nécessaires afin de prévenir les éventuels abus auxquels pourraient se livrer des sites marchands tiers, notamment en instaurant des
contraintes techniques relatives aux requêtes automatisées.
Nous vous demandons également de:

+ Ne pas utiliser les fichiers à des fins commerciales Nous avons conçu le programme Google Recherche de Livres à l’usage des particuliers.
Nous vous demandons donc d’utiliser uniquement ces fichiers à des fins personnelles. Ils ne sauraient en effet être employés dans un
quelconque but commercial.
+ Ne pas procéder à des requêtes automatisées N’envoyez aucune requête automatisée quelle qu’elle soit au système Google. Si vous effectuez
des recherches concernant les logiciels de traduction, la reconnaissance optique de caractères ou tout autre domaine nécessitant de disposer
d’importantes quantités de texte, n’hésitez pas à nous contacter. Nous encourageons pour la réalisation de ce type de travaux l’utilisation des
ouvrages et documents appartenant au domaine public et serions heureux de vous être utile.
+ Ne pas supprimer l’attribution Le filigrane Google contenu dans chaque fichier est indispensable pour informer les internautes de notre projet
et leur permettre d’accéder à davantage de documents par l’intermédiaire du Programme Google Recherche de Livres. Ne le supprimez en
aucun cas.
+ Rester dans la légalité Quelle que soit l’utilisation que vous comptez faire des fichiers, n’oubliez pas qu’il est de votre responsabilité de
veiller à respecter la loi. Si un ouvrage appartient au domaine public américain, n’en déduisez pas pour autant qu’il en va de même dans
les autres pays. La durée légale des droits d’auteur d’un livre varie d’un pays à l’autre. Nous ne sommes donc pas en mesure de répertorier
les ouvrages dont l’utilisation est autorisée et ceux dont elle ne l’est pas. Ne croyez pas que le simple fait d’afficher un livre sur Google
Recherche de Livres signifie que celui-ci peut être utilisé de quelque façon que ce soit dans le monde entier. La condamnation à laquelle vous
vous exposeriez en cas de violation des droits d’auteur peut être sévère.

À propos du service Google Recherche de Livres

En favorisant la recherche et l’accès à un nombre croissant de livres disponibles dans de nombreuses langues, dont le frano̧ais, Google souhaite
contribuer à promouvoir la diversité culturelle grâce à Google Recherche de Livres. En effet, le Programme Google Recherche de Livres permet
aux internautes de découvrir le patrimoine littéraire mondial, tout en aidant les auteurs et les éditeurs à élargir leur public. Vous pouvez effectuer
des recherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l’adresse http://books.google.com
UNIVERSITEITS GENT
NOUVELLE

METHODE
DE MESSIEURS DE TORT ROYAL^

P O U R A P PRENDRE
facilement & en peu de tetnps

LA LANGUE GRECQUE.

NO WELLE EDITION;

Rtveuë, corrigées & réduite en Abrégéfar les


mêmes Auteurs*

Cheï Denys Thierry^ rue iâint JacquesJ


•1 i —|
M. DC. LXXXXÎI.
AVEC PRIVILEGE DV ROTi
uiFIS AV LECTEVR.

M On cher Lecteur ! Voicy


l'Abregé de la Nouvelle Méthode-
pour la Langue Grecque que je - vous-
avois fait espérer : -Le désir que j'ay du foula»
gement de la Jeunesse , & de l'entiere satisfa
ction de ceux qui prennent la peine de hn striu
re) ne m'a pas permis de différer davantage âle-
donner au public.
J'y ay mis dans un ordre tres-clair & tres-
nnthodique tout ce qui regarde les Parties
d'oraison prises en particulier , & tout ce qui:
est nécessaire pour bien décliner & conjuguer
toutes sortes de Noms & de Verbes ;. c&~
qui fait presque toute la difficulté delaGram-^
fflaire".
De sorte que ce Livre , quoique tres -pe
tit , comprend néanmoins beaucoup de cho--
fes, & les enferme dàns des Règles fort faci
ès à retenir. J'èspere que cçux qui pren--
dront la peine de s'en servir , verront en.peni
àe temps par un avancement notable , l'avan-
tage qu'il y a dans cette forte de Règles Fran--
çoises, soit pour la langue Grecque, soit pour-
la Latine.
Je puis asseurer aprés plusieurs expériences,.
A z- ' qu'il1
4 Avis au Lecteur.
qu'il n'y a guercs d'ensans qui ne forte aisé
ment de cet Abrégé en moins d'un mois ou
deux , pour commencer aufìì tost à lire quel-
ques Fablesd'Esope, quelques Dialogues choi
sis de Lucien , ou autres semblables petits livres
avec desScolies: & qui l'ayant.une fois appris,
ne puiíse fans peine en repeter la troisième ou
quatrième partié, chaque semaine , afin que
l' usage confirme ces Règles , & que ces Rè
gles servent à arrester dans la mémoire ce
qu'ils verront par l'usage , & ce qu'Us doi
vent toûjours rapporter à ces mesmes Règles.
C'est pourquoy encore que l'on puisse mon
trer cet Abrégé aux moindres ensans , je sou-
haitterois pourtant qu'ils fussent capables de
commencer à s'appliquer avec quelque forte de
reflexion , laquelle semble un peu plus néces
saire pour la Grammaire Grecque que pour 1*
Latine ; comme je l'ay fait voir dans la Pré
face de la Nouvelle Méthode , dont cet Abré
gé est tiré.
Je croy que pour le leur rendre fort utile»
il faut tâcher particulièrement de les accoutu
mer à rappeller toûjours toutes les terminai
sons d'un temps à fa première personne ; &
puis à mefme temps immédiatement au Présent*
au Futur, ou au Prétérit du Verbe dont il dé*
pend ; suivant la formation que j'en ay mats
quée , laquelle on trouvera fans doute tres-avaa-
tageufe dans l'usage.
II faut aussiles dresser d'abord à bien distin
guer l'analogie de k conjugaison des Verbes en

A vis au Lecteur. J
«, d'avec celle des Verbes en pi , tant l'Active
que la Passive : Ce qui est d'une grande consé
quence dans l'usage.
Pour les Circonflexes , ils n'y auront pas
grande peine, parce que sçachant la Conjugai
son simple , on tombe naturellement dans 1a
contraction , quand on en a un peu conceu.
Tordre & l'analogie : Et pour les noms , la
facilité que je donne à les retenir par les Règles,
Si le rapport entier que j'en fais aux Déclinaisons
Latines, est si visible pa-relle-mcsme, que je n'ai
pas creu qu'il fust nécessaire d'en rien dire icy en
particulier-
Que si l'on desiroit encore de grandes Ta
bles pour se mettre plus aisément ces choses
devant les yeux & se les représenter toutd'u-
cc veuè" , j'en ay de toutes dressées fort bel
les & fort méthodiques, que je pourray fai
re imprimer comme j'ay fait celle de h lan
gue Latine, si j 'apprens qu'on les juge utiles,
& que les petites Tables que j'ai mises icy en
divers lieux dans les Déclinaisons & Conjugai
sons, ne soient pas trouvées suffisantes pour ce
dessein.
Mais unedeschofesquifait ordinairement le
plus de peine, mesme aux personnes déja avan
cées , ce sont les irreguliers en (M. Néanmoins
on trouvera encore icy de la facilité pour ceux-
là comme pour ks autres., soit par le rapport
qu'on en peut faire aux réguliers, soit parles pe
tites Reglesque j'y ay inférées, quisonteom-
rae autant de petits vers artificiels pour détermi-
A 5
1

$ Avis au Lecteuk.
Tier'&r retenir leschosesqui pourraient plus faci
lement ou s'échapper de la mémoire , ou se con
fondre avec d'autres: Ce qui suffit pourseles
fendre tres- familiers.
Car c'est une faute, ce me semble, que com-
•mettent d'ordinaire plusieursde ceux qui font
des Règles pour les enfans en 4'une & ea
l'autre Langue, de vouloir qu'elles enferment
des choses , q-ui se peuvent retenir plus fa
cilement par une impie parole, ou par l'en-
chaisnement & le rapport qu'elles ont ensem
ble, que par ces Règles; fur tout quand elles
sont en Latin: & quelquesfois mesme de les
remplir de mots si inutiles , lì rares , & si in-
oùis, qu'il semble qu'on ait plûtost pour but
.d'accabler leur mémoire, que de. la soulager;
& de les retenir long-temps dans ces fortes de
principes qui ne font rien d'eux mefmes, que
de les faire bientost passer à l'usage& à l'intelli-
gence des Auteurs,qui est le but qu'on se devrott
proposer.
Je n'ay rien mis dans cet Abrégé , ny de la
Syntaxe, nyde« autres parties de la Grammaire,
parce que je ne l'ay fait qu'en faveur de ceux
qui commencent, & qui apréss'estre suffisam
ment exercez icy à bien décliner & conjuguer,
peuvent passer à la Nouvelle Méthode entière,
où ils verront les mefmes choses qui font icy,
encore plus amplement expliquées avec tou
tes leurs Dialeâes , & trouveront en mesme
remps dequoy se satisfaire fur tout le reste
<de la-Grammaire, laquelle ; 'ay traitée par prin-
; - cipes,
Avis au Lecteur.' ^
ripes , en rendant raison de toures choses ; &
dans laquelle ils n'auront presque plus aucu
ne peine > s'ils se sont une sois bien instruits de
cequej'ay compris icy. • «
Mais parce qu'ainfi que j'ay dit, la Gram
maire Grecque demande un peu de réfle
xion pour estre apprise utilement , si l'on
trouve des enfans qui n'en soient pas" encose
capables. - .
Je leur ay auíïì donné un petit Jardin
des Racines Grecques, par où ils
pourront commencer , & où cn se prome
nant, ils cueilliront une infinité de fleurs,
& rempliront fans peine leur mémoire des
mots primitissde la Langue, qui font renfermez
avec leur signification dans de petits vers Fran
çois, qui ne sont qu'un jeu d'esprit, &qui peu
vent estre appris des moindres enfans dés leur
bas âge, avec un fruit qui ne se peut dire , & qiri
leurdemeurera toute leur vie.

AVER.
AVERTISSEMENT.

ILffUtt prendre garde pour bit» prononcer la


Règles , & y trouver le nombre du vers, que
fay souvent appelle les lettres du nom Jìmple qu'on
leur donne en Latin , & en nofire Langue, com
me A, B, G , M, &c. d' ou vient que je les ay fait
mettre quelquefois en caractères Romains,afin qu'on
tu s'ypíjl pas tromper*
Les Règles quifont en pluspetits caractères , font
celles qui peuvent estre passéespar ceux qui commen
cent, comme leur estont moins nécessaires, aufftbieu
que ks Avertiffemens , les Dtaietics, les Remarques,
& tout ce qui est enpluspetite lettre.

1 ".■ ru , » i. ' -H'

AVIS.

Bien qu'il n'y ait qu'un seul Auteur qui


parle dans cette Nouvelle Méthode , on ne doit
pas être surpris de la voir fous le nom de Mes
sieurs de Port Royal. Ce Livre , non plus
qu'aucun de leurs Ouvrages, n'a été donné au
Public qu'aprés avoir été reveu par tous ces
Messieurs.
11

& ^ fil & &jftJlk:j

CATALOGUE.

NOuveau Coucs de Philosophie, suivant le


Système ôc les principes de Descartes , par
Mr. Régis. 4. 3. Vol. avec fig. à Amsterdam >
1691.
Bibliothèque des Auteurs Ecclésiastiques, conte
nant l'Histoire de leur vie , le Catalogue , la
Critique & la Chronologie de leurs ouvrages ,
4. 6. Vol. à Mons, 1691. complet.
Les Comédies de .Terence traduites en François
avec des Remarques, par Me. Dacier. 11. 3.
Vol. enrichies de figures à chaque Comédie à
Amsterdam, 169 1.
Les Oeuvres d'Horace Latin & François , avec
des Jlemarques, par M. Dacier. 12. 10. Vol.
enrichies de figures , à Amsterdam 1691.
Dictionaire Mathématique, ou Idée Generale de
toutes les Mathématiques par 0^ana.m. 4. avec
figures à Amsterdam, 169 1.
Nouvelle Chirurgie de Ettmuller. 12 .àAmst. 169 1 .
Traité de fAme , & de la Connoissance des
Bêtes , suivant les principes de Descartes. 12.
à Amsterdam, 1691.
Architecture generale de Vitruve en Abrégé par
Perrault de sAcademie Françoise. 12. avec fig.
à Amsterdam, 1691.
Anacrçon Oeuvres en Vers Grecs ficFrançois par
' M. de Longepierre, 12.
Pomedies de Plaute , Latin & François , avec
les Remarques de M"c. leFévre, 12. 3- vol.
* 5
"Dictionaire nouveau François & Latin à l'Uíà-
ge du Duc de Bourgogne recueilli par les P»
Tachard, Bouhours, Commire & Gaudin>
fur les Mémoires de Danet , Pomey, Ri-
chelet& autres j 4.
Instruction pour les gens de guerre ou Traitté
de l'Artillerie , des Bombes & des Armes à
feu , 12. fig.
Les Oeuvres de Lucrèce , Latin & François,
avec les Remarques par le Baron de Coutures,
12. 2. vol. fig.
JMauriceau de l'accouchement des Femmes,
4. fig.
Nouvelle Géographie de Sanson , 12.
Pensées Ingenieulès des Anciens & des Mo
dernes du P. Bouhours, 12.
Q^Curce de Vaugelas Latin & François. 12.
La Poétique d'Aristote traduite en François
avec des Remarques par Mr. Dacier. 12-
Nouveaux Elemens de Géométrie du Père
Lamy 8.
Nouvelle Méthode pour apprendre la Géogra
phie Universelle , par le Sr. de la Croix. 12. iv.
Tom.
Recueil des Poètes tant anciens que modernes a
12. V. Vol.
15

NOUVELLE METHODE
EN
ABREGE'
POUR APPRENDRE
facilement & en peu de temps

LA LANGUE GRECQUE.

Chapitre premier.
Des Lettres & des filiales*

CEt Abrégé nous présente un moyea


facile d'apprendre les premiers Principes
de la Langue & de la Grammaire Grec
que.
La Grammaire Grecque est l'art de parler &
d'écrire correctement en cette Langue.
Cette Langue doit estre considérée , ou gé
néralement scion l'usage commun à tous les
peuples qui en ont usé ; ce qu'on appelle la
Langue commune: qu particulièrement scion
les façons de parler propres à certains Peuples,
ce qu'on nomme Dialectes.
A 5 Ç«s
í4 Abrège' d e la Nouv.Meth.
Ces Dialectes font quatre principales ; sçayoir
l'Attique, l' Ionique, laBteïaenne&l^oUque.
Et de ces quatre ïAttique est la plus considéra
ble, comme la plus élégante, & celle qui s'est p|u s
répanduëdan-slaLangue commune, laquelle he
fait pas une Dialecte à part, mais est composée
prínc-ipsikmerît de-çelle-çy av.tc quejqùe milan,
ge des autres. Ce qui nous obligera d'en dire fou-
vent quelque chose en divers endroits de cet
Abrégé, quciqife,noPS!ty.*OTi$ons parler que
des mots pris séparément.
Mais les mots font composez de lettres & de
syllabes.
Les lettres font les moindres parties des mots.
Les Grecs leíappelîe^t ^i^«^,e*eftAdirC, BJe-
meps, ou ys,í^smx IsîlfMx d'ojj vient le mot
de Gramnjajrf* : . , .. :i T . .. , u 3
Des Lettres en çeneral. ij

, DES LETTRES EN GENERAL.

Les Grecs ont 14, Lettres,dont il faut connoître

La Figure, le No'my &laFaleur*


I. A x clh$x Alpha a. .
' 2^B (3€ |8i?tx Bêta b.
' ■ 3. r j^r yáyfix Gamma g.
4. A J <fíA7w Delta d.
5. E e e\|/íA«i' Lparvum e
6-. Z ^ ^tw - ?eta 2,
iljfc H q r, -n* £ Eta c »
,lv© ô 3- S-!»™ Thêta.. ::.thv %
"p.* I- * tóïra? Iôta lyvejelìè»
Ib. K k ■ fY.ovrtic» Cappa »"■ k,c. '.
II. A A. hxpZSot, Lambda I.
12. M^jú^, My m.
'15. Nj^_*£í n. •»■*'
'.14. H | £î'-Z, 7} .V»S> X» *òv»íi
i'j. O 0 ópx.^o» Oparvum o bref. '..j, :
16. II STTT > Pi p.
17. P -p« " Rhp r.
18. S Qrf cày^tí* Sigma - f.
ì<>. T t1 t<#^ Tau t.

n. x x thi ch/
23. * 4/ a|* ■ psi ps. K
14. a « (J/xé^í O magnum ô long.
p$ Nouvelle Méthode?

LIAISONS DE LETTRES,
ou abréviations pour rendre l'écriture
plus belle 6c plus courante.

! ^$w,

*• rfX. >*P-
a\\. >-0, >et/.
a*, ar. w: , ; ym.
aJE, cuo, fò, yìrira.i.
CtTTQ .
dp.
ap.
aum , atho.

iHw, «Air
ytty. <stu> , Sou

yfl.
ABÏREV I ATIONS ET LIAISONS. 1$
Sív. 6)i
ÓUV, 0m.
Jfái Sta.. dv, 9k.
Sk* <siQ. . &•>
6p.
if. epo^.
0p&>.
hí, cA/í.
a-
«•
£/.
• -xard .
«t. *L*a> XípáXOJOY.
K, %i êX, êAA. m , yj; so , to.
cy»—c &. xpa.
it
Ì7T£icsìí. xZv.
ITTÍXJ. te, Xa. .
êéïi. *>, Xo.
M±- fiai.
pav.
fiap.
Bat/.
3L M, «f,
18 0 V V ? L L E Méthode.

irap.
napct.
7IWU,
A,
TTtpt.
, Trtu.
ttX.
(irtv. 7TVf7TD ; 7ry^ 7rt>.
(û,ljuf ) fi/, (ty. VI(XII ,
7ï57TlCç , TTSTífÇ.
71577 ; 'li'ltSt.
(UP y (AU y (UU. TTUfb).
•f, •cp.
ohr. W, ©pet.

1* or.
», ov. -are?»,
oôSs.,
chtì 70W,
j CWj &, p*.
*»•
OUI/., ex, P'-
f~*a <
OrT , ®,
Abréviations et Liaisons, if

OTC/, actt. ccuo ,


cap. cœvt cav.
OVUU y aav. ■ CCDW , Ottfcu.
aaa.
w, aaav.
OC6û.
ada. fy or.
cQof 3 <9$ i adai. • OTU .
À, a3e. çau, arav.
j
adtjv. arei.
0Q1. . an.

adv. ara),
W, ako. ovv.
Cs(il.
\Q, -■ av.

cact..
OKBttl.
°xp-\.
azròp , azaay. a%vy.
< .i V» w >
aioi.
a&\. ra.
a» N9VV Sh LE Metboíe.

Dr - ™- VV.
Tjl Tíí/5 .
ray. vvcrep.
VH7D ,
TCtvQcL.
vai.

2r 71 } il í Ti.

•m.

T"j ... W. %0nv.


~ T*1 au ~

ft s,
y?» A?» yo.
ÇA,
TUVy yyv

S; 7Ky.
T$3Ti fôíiv. 4/,

-O)
VI.
Des Voyelles. 21

DtvjtoH & permutation des lettres.


LEs lettres se divisent en voyelles &en con
sonnes: ce qui sc fait par certaines classes, se
lon lesquelles, ces lettres se changent facilement
les unes aux autres.
Les voyelles font celles qui peuvent former
ain son d'elles-mesmes.
Règle L
Des voyelles longues , brèves & douteuses^
Les longuesfont tjm a> grand ,
y4ux brèves g, o répondant'.
AVA$<», lum font douteux y .,
E/ f«vJ^Aor aujji comme eux» ^

Exemples.
Les Grecs comptent jusques à sept voyelles,
fçavoir
2 longues, y\ w7quî se répondent & se
2 brèves, e , échangent souvent Pu-
, ne pour 1 autre.
3 communes,* s m qui sont ain£ nom.
mées tant parce qu'elles font quelquefois longues ca
certains mots, 8c quelquefois brèves en d'autres, que
parce aussi qu'elles íont quelquefois douteuses, pou«
vant estre ou longues ou brèves dans le même mot.
Des Diphthongues.
Les voyelles jointes ensemble sont les diph
thongues : senom en est tout GrecJlú})8oyyo£A&_
signifie proprement qui sonne deuxfois. L'on «a
compte
J

la Nouvelle Méthode
compte ordinairement douze qu'on divise en
deux bandes; six propres, & six impropres.

R E G L E I I.
Des Diphthongues propres & impropres.
I. Fais les propres d'oii , cui :
D'u, éu, aï, ou :
a. Impropres y te, y , u , souscrites ,
Hu , wû , uï font dites.
EXEMPLES.
i. tes six propres. z. Les six impropres.
eu M»~»A/aia <* QpâW# Thrajsa.
« tí« Eitt jí Qftjirtrai Tbrejfa.
et Tpo/as Troia u WjáSyiz. Hérodes,
tut mç«j4ura\ ., ,
íu v^^:
tvyt Euge J> «u »)Uf, bonus.
•w ojjfov urina . «u tfuwî pour à xúiíç, ip/e,

AVERTISSEMENT.
Toutes les Diphthongues finissent part 8c par» .-c'est
pourquoy ces deux voyelles s'appellent Subjonttìves, ou
suivantes , & les autres Prépositives.
1. Las propresse font de ï'a 8c des deux brèves e8t«
jointeb chacune avec l'< > 8c puis avec 1'». Les Grecs les
appellent JÍÇm* qui sonnent bien , parce qu'elles font
sonner distinctement les deux voyelles.
2. Les impropres viennent des propres, comme on
peut voir dans la table des Exemples cy-dessus; mais il
yen a de deux-fortes: les unes sourdes , A"V<w8Í » fçavoir
ses trois souscrites *A m , m \ où ViSm n'a este mis dessous
que pour montrer qu'on nelcprononçoit plus.
Les autres malsonnantes KÒsá&mtij c'est à dire qui
* sont
sont plus difficiles à prononcer, surtout Ynu & l'm, à
cause de la voyelle longue qui est devant IV.
Des Consonnes.
Les Consonnes se divisent en Mutes ou Muet
tes, liquides ou immuables, & en doubles,
ausquelles on peut joindre IV quiles compose.

REGLE H!»
Division des Muettes.
1. IIT, K*W«, T«J, font les tenuisi
Et four moyennes font recettes •
Ces trois Bíjra, Tápy,*, Afc'X?«:
aspirantes $>~, Xr, 0>;to
2. Chacune ejì par son rang changées
Tenue en Moje»ney Aspirée»
EXEMPLES.
Cy, Tenues.^*. JjíllE
sontMU.etteS1 i-Moyenncs^U. jjVTJ
í*' t}. Aspirées, W*

2. Ces Muettes, doivent aussi estre fort con-


sidérées par le rang de haut en bas, selon lequel
celles du premier rang, par exemple, font aisé
ment changées l'une pour l'autre : celles du se
cond &4u troisième de raesme, comme %nvv,
mm, chemise, m*v&íw, d%wwi ,sorte,d''épine9
*4 Nouvelle Méthode-
REGLE IV.
Des liquides', ou immuables.
Liquides immuables fint
Aeéf*€J«} ç« j que pf, vSsuivront-
EX EMPLESi.
Ces quatre lettres sonr appellëes Liquides^irccr
qu'elles sont fort coulantes dans la prononcia
tion : & Immuables, parce qu'elles ne se changent
pas facilement. D'où vient qu'estant au Nomi
natifd'un nom , elles demeurent aux autres Cas :
& que se trouvant au Présent drun Verbe, on les
retient au Futur, & souvenr mesine au Prétérit.
Néanmoins elles se changent quelquefois dans
les mots l'une pour l'autre, & particulièrement
selonl'ordre que nous les avons jointes icy ; c'est;
à dire A pour ç , & p pour v , ouau contraire.
> REGLE V.
Des Doubles & du r.
Les doubles font \[ï, £r, |>jtw,
Qui se résolvent par ny/A».
EXEMPLES.
Les doubles font trois , qui toutes enferment
le o avec l'une des muettes aufquelles elles ont
rapport, félonie rang que nous les avons mar
quées cy-diffus, ainsi

«r<r ko- Se
Ça- yff
<po" X*
Des Doubles: 25
AVERTISSEMENT.
Les doubles ne font que les abbreviations d'écriture
pour les lettres que nous voyons qu'elles enferment.
L'uttlité de cette observation íe verra tant dans la forma
tion du Génitifde la Déclinaison imparisyllabe, que daas
la formation du Futur des Verbes.
Dh "LTyp». ;
Qaoiqne le f soit seul de sa bande , nous pouvons
néanmoins le joindre avec les doubles , non fèulem en t
parce qu'il en fait partie , mais aussi parce que dans leur
prononciation elles sont toutes suffisantes comme luy.
Cette lettre doit être remarquée comme ayant un rap
port particulier avec le dernier rang des Muettes r ,$•, 6;
d'où vient que les Noms finis en o- qui croissent au Gé
nitif, forment leur Cas par l'une de ces trois conson
nes : Et que les Verbes qui ont pour figurative l'une de
ces trois lettres , prennent un <r seul à leur Futur, comme
nous verrons cy-aprés.
Sa prononciation doit être ferme & entière , aussi-
bien entre deux voyelhs qu'en tout autre lieu- C'est
pourquoy il le faut prononcer dans de mesme que
dans cîs , tax , de vostre : quoy qu'en François nous
prononcions autrement Cbryses , queses.
Des Syllabes.
La Syllabe est proprement l'union de deux ou
de plusieurs lettres : Néanmoins il se trouve non
seulement des syllabes , mais des mots mêmes
d'une feule lettre , comme en Latin/ , alU^y
Impératif d'eo. Et en Grec à, hic, article Mas
culin,
Les proprietez de la Syllabe sont trois:la Quan
tité, î'Accent, &1 esprit.
La Quantité est la mesure du temps que d ure
A une
a<5 Abrège' de la Nouv. Méthode.
une syllabe, selon lequel les unes font longues , Sc
les autres brèves.
La quantité en Grec dépend beaucoup de l'a-
mlogie des lettres , sçavoir les deux brèves e , o ;
les deux longues >j , u ; les trois communes « , » , v,
& les diphthongues.
Ainsi quand on veut allonger une syllabe , on
change souvent ces brèves en longues, selon le
rapport qu'elles ont ensemble : & quand on la
tVfiut abréger, on fait le contraire.
Pour les diphthongues , elles font longues
jd'ordinaire.
Des Accent.
Les Accens font le relèvement ou rabaissement
de la voix , en prononçant.
II y en a de deux sortes : deux simples ; sçavoir
l'aigu figuré ainsi (') qui est pour relever ; &le
grave ainsi (v ) pour abaisser : & un autre compo
sé , qui a esté fait d'abord de ces deux lignes join
tes ensemble ainsi (A) & en fuite comme une S
couchée ainsi (™) & celuy*cy est pour élever &
abaisser fur mefme syllabe.
REGLE VI.
Des syllabes capables d'accent.
Uaigu peut en trois lieuxpajfer,
Sur íreve ou longue se placer. • •
Le circonflexe une longueaime ,
En la derniere oupénultième.
Legrave a lafinseule est veu
Dans le discours, &pour l'aigu.
■ EXEM
Des A c c e n s.
EXEMPLES.
L'accent ne peut s1éloigner plus loin delafin»
quesurl'antepenultiéme :
i.L'aigu se peut mettresurchacunedecestrois
dernieres syllabes, soit que celle qui le reçoit, soit
longueou qu'elle soit brève : & si la finale est brè
ve , d'ordinaire il est fur la troisième de devant :
comme au contraire si elle est longue , cette troi
sième ne peut ordinairement avoir d'accent.
2 . Le circonflexe ne se met que sur k derniere
& la pénultième ; & ne peut estre que sur une
syllabe longue par nature.
5. Le grave ne se met que surla derniere, 8c
dans la fuite du discours seulement , sur les mots
qui devroient avoir un aigu.
AVERTISSEMENT.
Le grave n'est qu'un rabaissement de la voix. Ceft
pourquoy comme aprés avoir relevé la voix fiir une syl
labe , il fout nécessairement qu'elle se rabaisse sur les sui
vantes; ces syllabes s'appellent graves ou barateries, ea*
core que cet accent n'y loit pas marqué.

Des Esprits.
Les Grammairiens appellent Esprit la manière
d'aspirer une syllabe en la prononçant.
Ces Esprits sont de deux sortes ; l'un foible &
délié , qui se forme comme une petite virgule au
haut du mot, ainsi éyaí, ego, moy.
L'autre plein & fort , qui se marque comme
un petit c , amfi<jjf*«j simul, ensemble.
Chaque voyelle au commencement d'un mot
A 2 est
Nouvelle Méthode.
est marquée de l'un de ces esprits. L'J prend tou
jours lerude, 2lû!f4iotujLAfa«:& les autres ordi
nairement le doux.
REGLE VIL
De l'Apostrophe.
1 . Vapostrophe en un motplacée
Marqu'une brève rejettée:
2. Afais le mot d'apre's s'aspirant ,
Prens í'Aspirât e auprecedanu
EXEMPLES.
T. L'Apostrophe (cimçpo$&,destourj estcora-
meune petite virgule '(') qui scmetauhautdu
mot, pourrnarquer qu'on en a détourné & rejet-
té une brève dans le concours des voyelles ou
diphthonguesde deux divers mots. Ce qui arri
ve en deux manières: l'une ordinaire, qui est lors
que le premier mot finissantpar*, í, i, o, ou par
eu, o», (ces deux diphthongues estant estimées
brèves en ce qui regarde les accens ou l' Apostro
phe) on rejette la finale de cemot. Ainuaulicu
de dire 7nxJÌ_»ÍKty^v , ils djsentWvT iíAy/ov,^ay tout
rfo.-comme onsdit en François/*»»? pour/f aime.
L'autre extraordinaire & particulière aux Atti
ques & aux Poètes , qui rejettent souvent ces
mesmes voyelles ou diphthongues du commen
cement du second mot. Ainsi ils disent
pourtóá^*0-í, ùbon: ij'j^St;, cette bonne: pour
j)«^5>î : mS'çi & pj'si pour miïiçi , ouest-ilì
uij éfi , il n estpas.
z. Quand la voyelle qui commençele mot sui
vant ,
D E t'A POSTROPHEi 29
vant est marquée, d'un esprit aspre , alors la tenue
de devant se change en aspirée , parce qu'elle se
revest du même esprit que la voyelle avec laquel
le elle se joint , n'estant presque pas possible de la
prononcer autrement : ainlì au lieu de dire vjros au
ils disent u<pJov, àquo, duquel, Sec.
AVERTISSEMENT.
U y a des rencontres où l' Apostrophe n'a pas lieu, non-"
obstar! t le concours de voyelles
1i Dans msÀóc-srpl : <s& ccôtIi, adipsum, 'tersluy:
*fosíya, ye m'avance.
í. En d'autres rencontres particulières, pour éviter
quelque mauvais son , quelque obscurité , ou chose sem
blable, qu'on doit remarquer par l'usage.
11 y a aussi des rencontres où l'Apostrophe a lieu > fins
qu'il se trouve concours de voyelles ; comme ■mt'fQtX
POurs^jtO'f; apudDeum, aupréi tle Dieu , &£.
REGLE VIII.
Du » ajoûté à la fin des mots finis par 1 ou «.

Lev souvent s ajoutera.


EXEMPLES.
Les Grecs ont uneautresiçon d'éviter la rerr-'
contre des voyelles , qui est d'aj pûter un v à la fi n
des mots terminez en t ou eu »; comme eìxo<n/
cídfiç y Demosth. vingt hommes : ?ravTuwratni»
*)*ix.ciì, Plato. j'admire tout : «féifwcev «vtw , tl
lujadonné, &c.

AVERTISSEMENT.
C'est pour la mesme raison que la particule négative
«*» non , prend un x , lorsqu'il y suit une voyelle , ix. iîW
go Abrège' de la Nouv. Méthode.
* xvtif/jív. Hom. je ne l'ay foint veu , je ne t'aypoint en
tendu. Que si la voyelle qui suit , est aspirée , pour ce*
©n prend un x i *'% wAwì . il ne plaisoit fas , par la met
me analogie que nous avons expliquée dans l'Apostro
phe.
Voila à peu prés ce qu'ily» Je plus remarquable à consi
dérerfurles lettres. Ceux qui en voudront davantage , peu
vent voir les Nouvelles Méthodes entières pour la langue
Grecque, ou pourla Latine.

CHAPITRE SECOND.

DES MOTS:

ET PREMIEREMENT

Des Noms & Pronoms.

LE mot est une voix qui signifie quelque


chose.
Les Grammairiens Grecs en font huit sortes
différentes , qu'ils nomment Parties d'Oraison i
fçavoir l'Article , le Nom , le Pronom , le Verbe, le
Participe , i'Adverbe , la Préposition & Con-
jottflton. • :• '
Mais ces huit peuvent estre réduites à-trois ; le
Nom, le Verbe & les Particules indéclinables;
carl'Article & les Pronoms font des Nomsauflì-
bien que les Participes.
De ces mots , les uns , sçavoir le Nom & le
Verbe , reçoivent diversité de nombre , & les
autres point.
' Le
Du NoM EN GENER A t." fï
Le nombre est une différence du mot , pour
marquer unité ou multitude : Ainsi il y a deux "
nombres j le Singulier, qui parle d'un seul j &
le Plurier , de plusieurs.
Mais les Grées en ont encòre introduit un'
nouveau qu'ils nomment Duel , pour parler seu
lement de deux : ce qui est peu usité; Caraulku
de ce nombre , on se sert auffi du Plurier.
Du Nom en gênerai.
Le Nom est un mot qui sert à nom mer ou qua-
Efier quelque chose.
Le Nom se décline par Genres, par Nombres,
& par Cas.
Le Cas est une manière spéciale de signifier
dansleNom.
II y en a six en Grec comme en Latin. Car cet*
te Langue a son Ablatif, quoiqu^en disent les
Gram m amënl7~~ëc^mFribïïsTavonsTait voir au
livre 873e la Nouvelle Méthode Grecque.
Mais cet Ablatif est toujours semblable au
Datif, comme le Vocatif Test ordinairement au
Nominatif.
Au Duel l'Accusatis est encore semblable au
Nominatif & Vocatif, comme auffi le Génitif
au Datis& Ablatif.
Le Genre est une différence du Nom par rap--
port aux deuxsexes. Ainsi il n'y en devroit avoir
proprement que deux, le Masculin & le Féminin.
Mais les Grecs , & à leur exemple, les Latins ont
ajoûté le Neutre, ùiínfov, pour les Noms qu'ils'
ne sçavoient auquel de ces deux attribuer.
A 4, L»
<jï Nouvelle Méthode:
La margj£eduMaíh^nest, o; du Féminin ,
* $ ; & du Ijeutrfr, iij ce cpielêTGrëcs ont nogasoé
Ar t ic le ,__dojnotj3uisignifie proprement les
jointures de^doigtsjjìcause de la liaison particu
lière que cet Article a avec les Noms.
REGLE I.
Manière de décliner l'Article,
Au Singulier.
O', rS, tu , tbv Masculins fais ,
To , t» , tw , w pour Neutres mets,
H', tÍí, tj , tÍu» Féminins dis ,
/« f/?<«»/ souscrits.
Au Duel.
Tw,isrv DȒ/, deux Genres ont;
T«, 1«m Féminins les suivront.
Au Plurier.
Plurier , cl, tm, tb"ç, Ws,
T», tûÏv, urs, né Neutres font tous;
Féminins font, od, rûv, raïs, to? ,
D« £W//jr l Ablatifprendras.
EXEMPLES.
L'Article se doit donc décliner ainsi,
N.G.D. Ac. m. Ac. G. D. Ab. N. G. D. Ab.Ac.
M.S.è ,tS',tS ,-rit. D. to,to5. P. e< , TO» , Teíç , Te»4.
N. S. 7Ï>TB ,T«r, 75 . D. T«, TOI/. P. TO , TO» , T«~{ , TO.
F. S. i»j7Í{, ■nj,T&í. D. to', ma. P. «/'» to», to^, toj.
L'Article n'a point de focatif. Mais on sesert
pour ce Cas , de CAdverbe u en tosts les nombres,
comme d' ô en Latin*
Des
Pour les Déclinaisons des Parissyl,' yj
Des deux Déclinaisons f(trisyllabes.
Les Grammairiens comptent jusques à dix Dé
clinaisons ;cinq qu'ils nomment simples , & cinq,
contractes.
Mais les noms se déclinent, ou avec égal nom
bre de syllabes , ou avec accroissement dans leur
Cas ; ce qui fait deux différences notables de Dé
clinaisons , l'une parissyllabe , qui ne reçoit point
d'accroissement ; &l'autre imparisyllabe , qui en
reçoit»
RÈGLE Ií, ■
Règle generale pour la Déclinaison des parisyllabes;
1. Tous les Noms fans accroissement y
Sur l'Article se déclinant,
2. Souscrivent toujours leur Datif
}. Et font en *iAccusatifr
Où la voyelle se joindra ,
Qu} le Nominatif aura.
EXEMPLES.
i. La Déclinaison parisyllabe est celle qui fuir
» Artic selon ses terminaisons.Mais commel'Ar-
tide enferme deux manières di fferentes de declí-
ner^'une du Masculin^uquel se rapporte le Neu
tres l'autre du Féminin ; Ainsi la Déclinaison
parisyllabe est double ; l'une qui suit L'artide Fé
minin, & qui comprend les Féminins en « & en n ,
& les Masculins en «í & en >j?, qui répondent tous
à la première des Latins, & l'autre qui fuit l'Arti-
de Masculin , qui est des Masculins, Féminins, &
A î Com- ,
34 Abrège' de la Notîv. Méthode.
Communs cn « , ou des Neutres en ov , & qui ré
pond à la seconde des Latins.
a . L'une & l'autre de ces Déclinaisons parisyl
labes a toûj ours son Datif souscrit comme l'Arti
cle.
3. Et son Accusatif se termine en v , avec la
voyelle du Nominatif; comme ìpov<m, t»j [*cïï<rtti
viw povozcv. 0 A'vfyíctç > TwA'v^péiat, iiv A'»í]pé«ï.
»AÍy@'ì ru\óyuJ livAoyiv. '. '

Idée gentrale de la première Déclinaison


. des parisyllabes.

Cette première Déclinaison , qui comme nous


avons dit , comprend les Féminins en » & cn »j ,
avec les Masculins en #ç & en ij? ; fuit l'Article
Féminin généralement quant auDuel&auPlu-
rier, mais avec ces exceptions , quant au Singu
lier.
1 . Tous ceux qui ont un « dans la terminaison
du Nominatif, le gardent à l'Accusatif, en y joi
gnant un v selon la Règle generale.
2 . « pur 9-*, ç# , gardent de plus leur »
au Génitif & au Datif. Et les Masculins en en
auffi auDatiffeulement.
3 . Les Masculins en ««• & en >)? , font leur Gé
nitifen», & font leur Vocatif, en retranchant
le f du Nominatif, hors quelques-uns en »jr, qui
l'ont en ». Ce que nous allons faire voir plus par
ticulièrement dans les Règles suivantes , com
mençant par les Féminins , comme par les plus
simples.
RE-
Féminins en * e t e n > 3*
REGLE III.
Féminins en » & en » , dontles Grammairiens font la kl
conde Déclinaison simple.
I. A, H, leurFéminin suivront,
2'. À» , tsv Accusatifferont-:
y, Aíai$ Apur,, comme AA, <=>A, P:A>
Par tout le Singuliergarde ».
£ X E "M P L E S.
r. Les "Noms parisyllabes cri »8i en ij , font Fé
minins , & suivent leur article Femin in.
z; Ils ont TAccusatif en tu ou tp , gardant,
comme nous avons dit , la voyelle du Nominatif.
Et partant ils se déclinent ain fi j
SINGULIER. SINGULIER.
Musa , Muse&hansan. Honor, honneur.
N . V. ìuovmila Muse. N. V. Yiny.vi,l' honneur»
Voc. Voc.
Gen. TifcjiitoújsaSj^ Gen. twî 7i,u?f ,
D. Ab. p<é2£*- D. Ab. 71/*;? >
Acc. rluj poûcacv.
DUEL. DUE L.
f
Nom. TK jWOUOTC » Nom.loÌTi^a ,
Gen. n»r» f*ouaz«»é Gen. 77x~v npouv.
PLURIER. P L U R I E r;
Nom. où fMvtxt. Nom. eù npoú.
Et le reste de mesme suivant l'article Féminin.
A tf 3. Ceux
%6 Noutule Methobe.
5. Ceux en » pur (c'est à dire où fait lujr
seul une syllabe , sans estre joint à une consonne )
ou finis en i», 9-», çy, gardent l'<* en tousles
Cas du Singulier , comme
Nom. f[ <p<Ai«í , A>j<J#, «xjìvS-í», Y,a'íça/í,
Gen. T>k (píAtstf, ArJoK y cÌxaívd-(ZÇtyl*íÇjcç ,
D. Ab. 15 ÌÇfoíxy Ar,ix, &n#vf)çt,y y/Aíf» ,
REGLE IV.
Masculins en AS & en HS , dont les Grammairiens font
la première Déclinaison íimple.
4 il. AS, HS ont au pour Génitif,
2 . Perdant S à leur focatif:
AS r^/?íyï«7 ^íça/t 1
HS /«r Uju>j fe réglera»
EXEMPLES.
CesNoms estant Masculins , siiîVentParticre
Masculin à leur Génitifqui est» : maisdanslere-
ste ils suivent l'article Féminin, sinon que ceux en
«w retiennent «au Singulier de mesme qu'jjpé^t ,
& les autres dont nous venons de parler cy-des
sus.
2. Ces Noms perdent auífiíàleurVocatis&
se déclinent ainsi:
SINGULIER. SINGULIER.
Nom. e k'viçíiiAyAiidré. Nom. òyLtCmçyCbryJè»
Vocat. a A'vifíot, y | Vocat. w Xpúím ,
Genit. t» k'vêçíis t] Genit. .t» Xçúffïw ,
D. Ab. TU) A'vifíCt y D. Ab. tu XçuVjj,
Accus. «ravA'vJpéav. Accus, tsv XfoV/u/»
DUEL,
M a s c tru n s eh cet et en ««; 3*
DUEL.
• " " 1 DUE L.
Nom. TW A'vi^ÇêOS, Nom. T»XfvjK,
Genit. tbîv a'k/Lçí«"v. Gen. toit XpuOTti».
P L U R I E R. PLURIER.

N.V. o/ â"Wtpí* » N.V. o/XpoVáu,


Genit. rûv K'vJlfíuv , Genit. rai» Xpuíôív ,
D; Ab. iîîí A*)/J\fícctç, D. Abi wfr Xfvoici; ,
Accus. TCVÍ A'vJ[fítK. Accus, nùî XpuVílí.
REGLE V.
Nom en jk faisant * au Vocatif.
t. A Vocatiffont ceux en -w,
a. ftw , 3 . Poétiques enmç,
4. 7>o« yôr/« <fc Verbauxjoints-y :
5. 1,7 112. prend q, xpourceCascy.
EXEMPLES.
II y a quatre sortes de Noms qui font leur Vo -
catisen«bref.
1 . Ceux en tu? : ó ^rO^-m?j Propheta arc?-
Çíiw » Prophète.
2. Les Noms de pays & de nation ; 2*u$tj?,
« 2xu'3-« , Scjthe,
3. Les Noms poétiques en 7w, xi»vw'7njf , «
kvvwkw , impudent.
' 4. Les Noms verbaux dérive? de ces trois Ver
bes y ^íîtÇêío , mesurer , ■ irieKíai , vendre , i'€ù ,
^f-^eí-jComme ^cefAíTgfjíjjjeowffn? , |3i£A/«WA>îs ,
Biòliopola, »« Libraire: ixuSo-vfânç, qui exerce la.
%% Abrège' de la Nouv. Méthode;-
jeunejse ; Vocatif, ù ycu^ín^ct ,
5. Mais les Noms en &ç prennent l'une &
l'autre terminaison , 0 Ajjçjjc , pirate, »Ajjç»j&
AjJSW.

De laseconde Déclinaison parisyllabe.-

La seconde Déclinaison parisyllabe est des'


Noms qui suivent Particle Masculin ou le Neu
tre. Ce que les Grammairiens appellent la troi
sième Déclinaison fimple.
REGLE VI.
Des Noms en OS.
r. OS Masculin rjr Féminin,
Suivant l'Article Masculin :■
Z. Mais leur Pocatif eftenE j
' íï xíyi y comme ô Domine.

EXEMPLES.
1. Les Noms en w parisyllabes font ou Mas
culins ou Féminins , ou bien communs , c'est à
dire, Masculins & Féminins tout ensemble. Et
tous ces Noms suivent toûjours l'article Mas
culin.
2. Leur Vocatif estensdemesme queceluy
de la seconde des Latins , à laquelle , comme
nous avons dit , cette déclinaison a grand rapport.
Elie se décline donc ainsi ;

N. r.
Nens EN <{ ET EM if
m y. G. D. Ab. Ac. U. A. G. D. N. V. G. D. Ai. Ac..
Sing. oç y t , au > « , ov. D. to, oiv , P. oij uv, w, ouf»
SINGULIER. SINGULIER.
discours. chemin.
Nom. oIaój^j. Nom. yòioíy
Vocat. «ao'jí, Vocat. uiií,
Genit. T» Ao'j«u> Genit. túçòJov*
D. Ab. t<j> Aoyw D. Ab. dj o'ííw ,
Accus. tÒv AÓjov. Accus. tÍm/ aíe».

DUEL. DUEL.

Nom. tw Ao'yw , Nom. raòJw,


Gen. hív Aoynt. Gen. w e'íaíV.

P L U R I E R. P LURIERi

N.V. oi AÓyn , N.V. «íoíTo/,


Genit. TâvAÓyft»»» Genit. t«v oVuf ,
D. Ab. n>»î híytK j D. Ab. tkïç àioUt ,
Accus. -wOf Aéy»f. Accus, mcsíívç.
REGLE VIL
ONy»r /í Neutre se réglant ,
7>o« Cas semblables teûjoursprend,
Qujen A le Plurier termine ,
Comme en Latin on le décline.
EXEMPLES.
LcsNoms en a» font du Neutre, & suivent leur
article , ayant toujours trois Cas semblables ; sa
voir
tp NOUVELLE METHO&t.
voirie Nominatif, Vocatif& Accusatif, & ter-
minant ces trois Cas en <* au Plurier r comme ea
Latin. Ils se déclinent donc ainsi
• .. ... i*
REGLE VIIL
Manière Attique de décliner , que les Grammaíriensap--
pellent quatrième Déclinaison simple.
I. VAttique m , uv pour oç , Mprendy
En tous les Cas met un agrtwdri ■ ;
Souscrivant qutl y verrat- ; , '
2.. Pour FieAtif' le Nom mesme a.
EXEMPLES.
1. Les Attiques suivent icy une manière par
ticulière de décliner en certains Noms , qui est de,
changertoutes les voyelles des terminaisons pré
cédentes , & T* mesme des Pluriers Neutres en
u , en souscrivant 1'» lorsqu'il s'y rencontre.
2. 11s ont toujours leurVocatifsemblableau
Nominatif, tant icy que dans tout le reste. Ces-
Noms se déclinent ainsi y
SINGULIER. SINGULIER. -
peuple. heureux.
N. V. o' hiUÇ, N. V. Tïeùjíwv,
Genit. t£ mu y Genit. tS? eujíoi,
Datif, ru Ktú , Datif. TUtvytio ,
Accus, w» Mm* Accus, liíù'jffciy»
DUEL. DUEL.
N.V.Ac.twAíûÍ, N. V. Acc.t«£wjí(b,
G. D» Ab.iròiAfuv. G. D. Ab.
PLÛ-
Noms . A t t i q^u es e n «ì e t ai. 41

P L U R I E R. P L U R I E R.
N". V. Oi KíÚ , N. V.
Cjemt. t«v Aíwit, Genit. rw íû'jíít'v ,
D. Ab. Tiff Aíaífj D. Ab. roTç tvjttpç y
Accus. TtvsÁtúç. AcCUs. TOÍUJÍM.
X?e /<* Déclinaison imparifylla.be , que les Grarn^
mairiens appellent $.dejjimples.
REGLE IX.
Terminaisons de cette Déclinaison.
I . L'Imparisjllabeades Noms
Qu'en neuf lettres nous terminons» *
l. Son Singulier croijì d'oç } i> «:
E, om ,/òn'Duel recevra :
Son Plnrier iç , m, m, ok ,
3. Contrastant, on change ses Casl

EXEMPLES.
1. Cette Déclinaison répond à la troisième
des Latins : elle comprend un grand nombre de
terminaisons , qu'on peut néanmoins reduire à
neuf ; sçavoir quatre voyelles qui sont les trois
communes «,<>u,avecr»r& cinq consonnes; sa
voir deux liquides v, ç ; deux doubles |, ij/j & le s-. t
2. Les terminaisons des Cas imparisyllabes
sont comprises dans la Règle en ces trois mots :
2.
G. D. Ab. Ac. N. Ac. G. D. N. V. G. D. Ai. A*.
S. M 1 «. Duel. £ —oiv. P. £f — m — 01—CK.
Mais
~I
44 Abrège' de la Nouv. Méthode.
Mais les Neutres ont toujours leurs trois Caí
semblables. Et partant ces Noms se déclinent
ainsi:

singul'ier.
Titan. lampe. fiegc.
N. V. 6 TíTKV , fi , SSHAS
Genit. t5 Títov©-1, •mO^c^mSos , rS (ìújÂ.oât&'-l
D. Ab. TM TíTWH , Tff K»fÁ.7[»íl , TU fiífAXIt ,
Accus. w Tciwvflí , xìttiha^umitu, ti^ìjpm,

.; DUEL.
N. V. A. -w TÍÌcíve , tk Kaf/ná.S'i , rù (ì^ctn,
G. D. A. otîv Ttraycuv/iwA A#1u-5i»<î'o(vyiïîV (ìilfA&TOtr*
P L U R I fi R,
N. V. 0» TiTOVfí, où hccuTmèíç -, ix fìiúttvmi
Genit. t«» Títovwv j twv K»w7t»Sa>v , tôív ^>*if/.»tui^
D. Ab
Accus, irùf T»TKVí«í,'7a5,A«ji*aiií<J'ix<, nl(òí[**Ttt.

5. Mais en faisant contraction , on sait sou


vent quelque changement dans la terminaison*
des Cas de cette Déclinaison , comme nous ver
rons plus particulièrement cy-aprés.

R E-
Vocatif et Accus. Imparisyl: 4s
REGLE X.
Du Vocatif.
I. D'ordinaire le Vocatif
Est semblable au Nominatif;
Z. Mats ce Cas tres-fottvent icy,
Prend brève y estes, prendn aussi,
EXEMPLES.
1 . Le Vocatifest ordinairement semblable au
'Nominatif ; comme 0 Títo» , « T»7*V, Titan r
i & ù iy.xç , un lien , &C.
2. Néanmoins il reçoit souvent icy quelque*
différences qu'on peut reduire en trois classes.
Prenant une voyelle brève au lieu dela longue
qui est au Nominatif; comme -riflvu , tendre, à> -rt-
ftv : »j piraç , mater , mere , ù ^.ÎÍtíç : jrovloisç^íTwp >,
tout-puijfant , uTtKvìoKç^Tt^ tt Ak[a.o<&ív>iì , Demo—
sthene, <* Aijjuóíâ-eveí. i
Ostant sim plement IN du Nominatif; comme
i fixinteúí , Roy , S 0#<nAeCÍ : 0 ^í^boeuf^ù jSS" : *
Ifetj serpent, uoÇu: ò (òógvçjjrafín , ù$Ót%\i.
Prenent aussi un v ; ce qui a rapport aux deux
règles précédentes. Car quelque: fois IV se chan
ge simplement en ». ; & quelquesfois l'on abrège:
aussi la pénultième. Plusieurs mefme deceux-
cyostent feulement IV suivant la règle précéden
te: Ainsi
Les Adjectifs en «? ostant l'i pour abréger la
diphthongue, prennent un v: %ec(íttf agréable u
Etquelquesfoisw£*piY.
44 NoovELtE Méthode."
Les Noms propres en a* ; noKvSápuí , wslcAu-
êáfixv , ou ïlb^vSoífi» dans Hom. a ú«, w A'útv ou
AV.*.
Les autres Noms en *« qui font graves , psA.*? ,
noir, wfA.íhoíi.

Formation du Génitif*

Cette Declinai/òn reçoitgrande diversité de for»


mations a ses Gepìtifs qui répondent à celles de lut
troisième des Latin* se terminant toujours en oç »
comme les Latins en is. Nous les avons reduits en un.
erdrefacile&aisékretenir , qu'on peut voir dans
U Nouvelle Méthode Grecque.
REGLE XI.
Noms qui font PAccusatif en ».
, '">
Iç, v« , avç, Sf , quipur ot ont , ' î ■
VAccusatifen v feront.

EXEMPLES.
L*Accusatifde cette Déclinaison est en <*, com
me nous avons dit, £ TÍlxix. Néanmoins il y en
a plusieurs qui le font en v ; comme les Noms en
if , vçy xvç , aç , qui ont le Génitifen m pur ; S a<Qtt y
iflfOUí®', oQiv, serpent; ó /3otÇuí » raisin,
wj : a o|uf ,o^é@j,»|w*j rfig» : >í vxûç , tf«oV> v«ot7.
navire : @ovç , jèoóç , (iouv , boeuf. Mais quelques-
uns l'ont aussi en « ; t|3ÓtÇu*, o|éa», vé*ou v?»:
& particulièrement dans les Poètes. De Aio'í vient
aulIÌAicfrj Jovem. ,
AVER
DuDatifPlurier. 43
, AVERTISSEMENT.
Les Noms graves (c'est à dire où il n'y a point d'ac
cent fur la derniere ) en.i« 8cen»j, qui n'ont pas le Gé
nitifen o( pur, ont l'une & l'autre terminaison ; ì'í&ii,
thç, t&v íQtíìz, &íg^v, procès , contention: ìAhíXuì
to> nítXvh* , & vs'))Aittf , qui ne fait que de venir. Quoy
qu'à vray dire ils n'ont le v que parce que selon les Io
niens ils se déclinent en 05 pur : 8c qu'ainsi ils rentrent
dans la règle dçsiutres.
REGLE XII.
Du Datif Plurier.

1. Le Datif Phirier en n
Vient deson Singulier en 1 :
2. Afais en ajoutant le <nyfxoi}
Ojïevîj, mu , «íéÀTK , £H5ro.
3. D'ívti mefme on doit faire &<n\
Et d'om doit venir wn*
EXEMPLES. "
1. Le Datif Plurier se forme de celuy du Sin
gulier, en mettant <t devant*; comme 0 pV/nng,
rhetoricien ; ru^nrog^ , Iqïí ftiroan.
2. Que s'il se rencontre quelques-unes de ces
lettresJ1, ô jv,7, on les rejette, comme

Nom. òTÍÌav, $ Á0i[À.7TKÇ , 0 swí , if


D. S. TU íkvh ,
D.P.loTçTÍÌxa, loTçíKo-i , cpvícri.
Titan. lampe. qui est debout. ■volaille.
3. Et si ces lettres estant ostées, ildemeureune
des
JL6 Abrège' de la Nouv. Méthode."
des voyelles brèves e , a , à la pénultième , ils pren
nent chacune leur subjonctivev, t, pour en faire
une diphthongue; ainsi d'tvn on sait «m, & d'«v7< ,
Mt%i comme -,

N.S. o'7<9-ííf> Aían, qó-Aw*


D . S. T« TlSivIí , AêOUfl , TVTïlovìf y
D. P. -rafr uô«<n,Aitf(n, wV7s«»
qui mer. lyon. qutbat. ■

REGLE X I H.
Datifdes Noms en diphthongue , en | ou ^.
1 . Z-« Noms en diphthongue , ou % , ^ ,
Zîjw/ ce Datif enjoignant i : '
2. CV».tf f«ijfi quisyncope auront ,
■ A ce Cas mejme oLtriprendront.

EXEMPLES.
1 . LesNoms terminez en |, ^ , ou qui ont une
diphthongue devants-, forment leurDatiíPlu-
ïier du NominatifSingulieren ajoutant r.corhme
«fîw|,«f!7w^i,rapax,gr»i/>rf»^ $r ravit : Kç^^i,
Á'^-vJ/f, Arabe: (òtXrah&ç, /3cwiAsû(r» , roy:(òSs,
fixai, bœuf, &C.
2. Mais les Noms en qp qui se déclinent par
íyncope, font leur Datif Plurieren«V< , comme
«wTTjp , pcrc. mxTÍpfër > otctçoç-, rÛTmrfl, •mçnx-
tçáa-i, auxpères: Et de méme pj-rgaéfi) aux mè
res, Svyxrçxifi , aux filles : tivSftíft , aux hem- .
ms: & autres semblables.

DES
Noms Contractes. ♦7

DES CONTRACTES.
REGLE XIV.
Generale pour la contraction des im parisyllabes.'

Les Contraíles décline ainsi :


1. D'í pénultième ou doitfaire tt
En tous les DatifsSinguliers ,
Comme m aux trois Cas Pluriers
2. Où fi pénultième i seul rend:
3. D'íiy ìx, >jT»se prend.

EXEMPLES.
La contraction des Noms se sait toûjoursde
la voyelle penulriéme avec la suivante, en quoy il
faut remarquer trois choses en gênerai.
1. Toutes les fois qu'au Datif Singulier, &
aux trois Cas semblables du Plurier qui sont le
Nominatif, Vocatif & Accusatif , il y a un í à
la pénultième , on sait la crase de cet « avec la
voyelle suivante par « diphthongue.
2. Que s'il y a un», la crase s'y fait en 1 seul.
3. Mais d'ee ou £« final , la contraction se fait
«njj, comme nous Talions faire voir, commen
çant par les Noms les plus simples.

Nomt
Nouvelle Méthode.

Noms en iúç , dont les Noms en iç & en i , dont


Grammairiensfont la les Grammairiensfont
troisième des Con laseconde des Con
tractes. tractes,
SINGULIER. SINGULIER.

N. òfictcihiiç , Roj, N. cÎQìç , serpent.


r, ~T'_ <Com.f«{.
U.TKO (.Att.t*í.
D. A. tw ficwiXtï, « D. Ab. tû o $1fj 'íft,
Ac. iòv j3«9-»Aé«. Poët. 5 A. TCVC^IV.
DUEL. DUEL.
N.t« $ouuKíiù,feu ujìté
G,T0ÌV|3<WíAí5ll'. G. to"v óípi'wv. (_ Att. «*».
P L U R I E R. P L U R I E R.

N. V. ai (òxfihííç , «r. N. V. 0(0<pi£î} O^íf ,


G.rciv fioíCíXÍm , G.twv é$i«v.
D. Ab. roTç lèxfitevfi , D. Ab. Toïíîtptci,
A. rxç j3<w<AÍ *í > «s. A.tsV e$«*ç S o<Î>íç.

Et de mesme les Neutres , comme™ <nvnmy


, sinapi , delamoustarde: & au Plurier mes
me me &«»'iv)j7n* } erivij7n.
AVERTISSEMENT.
Cette Déclinaison en «©- est proprement Ionienne
comme il piroist par Hérodote qui a écrit en cette Dia
lecte, &comme le reconnoiflènt la plupart rlesSçavans.
Mais ces Noms se déclinent encore communément en
î(£< , Sc Att. en {u( comme les precedens ; Çe qui a donné
lieu
Contractes en m, tç et »f. 49
lieu aux Grammairiens d'appeller , cette derniere fâçori
Ionienne, Se l'autre commune, contre toute forte d'ap
parence.
RÈGLE X V.
Noms ea « 8c Neutres en £5 & «? , dont les Grammairjeníì
font la première des Contractes. ' *
Ceux en w ; Neutres îí , oç , aufji; . .'f
u4ux trois Génitifs font ainfi :
D'i<&*, evt ì leSingulier prend» .
E'oik , Iftiv leur e perdant.
EXEMPLES.
'Ces Noms ëtl'»j? peuvent estre Masculins , Fé
minins , ou Communs : Ceux en ìç & en ne
peuvent estre que Neutres. Ils suivent la Règle
generale, comme les precedens: mais outre cela ,
ils font encore contraction aux Génitifs Singu-'
lier, Duel & PJurier : ainsi

f Singul. ií&, 00?.


Génitif <( Duel, íoiv , aiv.
(_Plurier,6wv, 8r»
SINGULIER. SINGULIER.;

Demojîhene. muraille.

N. 0 A»jji*oo9-êV(jf> N. Ttrêí^Of t
V. ci A»)ji*o <â-ivtç j V. <» lâ^t^ »
G. t5 A))f*0o9-£VEOÍ jVOVlî. G. TÎ"níj|5«ô* > otff»
D.Ab D. Ab.TíoTíí^ct «.
A.tîv Ati^í^vííí, yrç. Ac.iÌTç»»«f,
2 PUEL.
NouirtLLi Méthode.
•: DUEL. DUE L.
N. 7î»'^.6£ > 1}.
Cj.Iqîv AtjjU.ooS'EvéoíV} voîv.
P L U R I E R. ., PLURIER.

N.OÍ àtljMS-ÍVíiÇ , V«Ç. N. ik ■nfaía y »j.


G. f£v ra^iov , uv*
D. Ab. ras AifjUooíHvíaT, D. Ab. itîçitfatat ,
A.7oví A*)jWûo9-ívêí«, wç. Ac TK Til^Jí» , »J.
Les Noms en »jc pur font aussi la contraction de
l'Accus.entf, comme ii/ç^í-, Accusatif, iìyiv-
<f>uéi*, Èv$uí} ou ìvipvS,., ingcnieitx; .vyvûç , Accus.
iiv vyiía, vvíjouvj^», Et cette contraction
en a, qui est Attique, est icy plus usitée. "1 .
REGLE XVI.
Féminins en 8c en » , dont les Grammairiens fonili
quatrième des Contractes. ••' 1
1. Féminins sn ws comme en u ,
Se conîraîiant font #ç, cT, ôí,
Ls/tr Vocatiffefait en oí;
2. Duel fuit -rcà ; Planerai.
' ■ EXEMP LES.
t. Les Féminins en w & en ont «/au Voca
tif. Aux autres Cas ils ont toûjours un o à la pé
nultième, d'où se fait contraction , comme on
.voit cy-aprés. c~» '
z. Le Duel fuit tw, &lePlurieroí; c'estàdire
les articles Masculins, >nieúéá, cdeûètl, Sec. Et
partant ces Noms se déclinent ainsi , >' ■■
SIN
CONTRACTES IH «<« E T *. £"*
SINGULIER. SINGULIER.
honte , pudeur. Latone.
Noil).q cciiúçj Nom. f) Ajjtw ,
Voc. « cúSaí , Voc. à> A«j}«/|
Genit. lijç cùSq@* ) SV. Genit. -ifr Ai/Io^, SV.
D. Ab. t? atíJ'ûf i eì". D. Ab.líj a>)tïï , or.
ACC. t£u/ câtíóx , " Accus. tÎu» A>j7óac , ct.
DUEL. .' DU EL.
Nom. >ra aXèá , Nom. ?«i A»)tw ,
Genit. 1í*îV «wíoîV. j, Genit. î«îv Ayioìv.
P L U R I E R. P LAU R I ER.,
Nom. «<' Nom.'oK'ÀiíToi',
Genit. twv xiíûv» Genit. twv a»)™/.
Et le reste suivant l'Article Masculin.
AVERTISSE MENT.
Prenez, garde que le Vocatifeìjhíeft semblable nu îiomi-
nutjf Plurier , au lieu qu'au- Datif Singulier it a un circon
flexe , Tjaf&f. , ,:jÙ:< : ' »

Observationssur les DìaleSies.


Le Génitif Eol. se sait en u; au lieu d*«vf ; 7?f

L!Accus. Ion.esteo»»?, &rEol..en^: tW

- 1 —\ RE
J$ -<C O N T R Â C T E S I N «5 OU f*J.

R E GX E X V I I.
jfcïçutres en «s pur , ou en^c;, dont les Grammairiens
. tont la cinquième des Contractes.

Pour contracter ou;pur , ou p ou;,


.Le t par tout tu ofleras ;
Puis les Génitifs m prendront t
I Les autres Cot a. recevront.
Mais s'tl s'y trouve unlûtkj,
jiu dessous on le remettra.

£ X E-M P L E S.

Pour décliner ces Noms , an oste premiere-


*nent le7 , selon les Ioniens , puis on fait la con
traction en « auxtrois Génitifs , & en * aux au
tres Cas , & l'on souscrit IVaux Cas où il se trou-
^voit auparavant j ainíì

S I N G U L I -E R.
N.Ac.V. ^.nftfiií, caro, de la chair*
Génitif. Tsxpsúnsf, ì^í»@j, xfíwç,
Datif, Ab. TÛ>x.(íxlt , xpé*ï , xfíx.

D U E L. ...
N. AC. V. T«)tpí«T£, KfíXi) tpí*j
<j. D. Ab. iwvxpsíWïiv, xpeít'oíVj »pê«c

P L U R I E R.
Var-tation 15 ï s Abjecttf s. jí£
Génitif Taív k^hÍtuv, Kpioíaivy jcpeôív,
D. Ab. ftïç xpé*<n, sans contraction.

Contrastes qui ne suivent pas l'analogie des


precedens.-

Les Noms en u?, v&, se contractent au Nomi>


datif, Vocatif& Accus. Plurier , faisant toûj ours
là contraction en u : o (òó-rÇvç , raisin , tS jâoTÇv@- y

Les Noms en aç se contractent aussi en ces trois;


Cas Pluriers : o ^«ç , 'r&$*it ', bœtts: o/ &«/3ossv

Les Comparatifs en m , se contractent à l'Ác--


cusatif Singulier du commun genre &aux trois
CaspIuriersleNomin. Vocat. & Accus, en tous
les Genres : ostant premièrement la consonne:'
íelòn les Ion. puis faisant la contraction de Va ■
avec la voyelle suivante, félon les Att. S Vp«£íws ■
major : rS ìi tíjí f*si'£ôv@j ; <ròv'£| liû) [aíIÇovx , •
fut^beSt y.ííÇu> : o>j «íjíìm « [aîÍÇmzç , [ttífaf ,
g&vç :t»V<5^ TKíjUîi'^ovcíí , jwêi'^oatç , (&non'

grand. Et ainfi des autres.


J9f /<* variation des AdjeBíss. ■

Les- Adjectifs, soit parisyllabes on imparisyfla-


bes , font de deux sortes : Les uns ont trois diver*
sés terminaisons , & les autres deux feukmeiK.

B 5 BL E-
f4 Nouvélle Methodë:
REGLE XVIII.
Des Adjectifs de trois terminaisons.
3. Quand l'jídjeBif trois voix admet,
Qçpftr, & foçmefmecc , ov fait :
2. Tout antre en oç , y , ov veut prendre ;
3. A-fais eupar cuvx, cw faut rendre-
4. Tîj««, u; 5. E<5" s tos-t», ív ;
6. £lç, vï», fl'f ; 7>Hvj etv», «.
•.£ X E ,M :f E -E
1. Les Adjectifs enaípar, oup(^j sontleFe-
minin en et , & le Neutréen ov , comma à íy*<^ > n
ayi», ma-yiov ,sanctus, a, um , fûnt; Sfív&woç*

2. Les autres en (gn font le Féminin en y, com


me KítÀOÍ, Jt*A)J, XXAOV , £fl#,
Mais les Attiques prennent ordinairement la
terminaison ^ de commun Genre , ô ^ »í nsV/*<-
cí, hjVjUísVj bienfait*

AVERTISSEMENT.
. j ■ .1 '
Ceux qui suivent la Déclinaison Astique , ont «ç pour
le Masculin & Féminin , 8c en pour le Neutre à 1$ ì t<S-
ykr.% , -n ivyun , fertile , où YùfJííyt se retient de mefme
que dans les Substantifs, dont nous avons parlé cy- deflus
Règle 8.
5.- Le Masculin en mx prend au Féminin dlivx ,
au Neutre au , comme \m'íKoa » f*6A«iv«, píA«v,
noir; Excepté, ^íyuA, ^îyÍKYi, p'tyx, magnus,
grand 1 otïí j 7wíffK >7mv , tout , avec ses composez ,
- ' «CT«s>
Variation dss Adject-ifs. fi
clmç , ovp.7mç , &c. & les Participes en AS to-;
\^»A , xox j atv , quia frappé-,
4. Le Masculin u? prend et», v : yXvwç, Saì
v, doux : Excepté mhvç, qu'on peut voir cy-aprés
dans les Adjectifs irreguliers.
5. Le Masculin «f prend £»3-í4 ,6v: 9 %/*íí&( > í
%uç!tas-ix>ì w Xx?'iv > agreai>le. Excepté etç , fila, ïvy
h», avec ses composez : Et les Participes en etg r
qui sont ftúra j ív : ti/Ç&s/í >iv$Stïm, ivQÒ'vi ,qui
* esté battu.
Les contractes en apprennent Sose^ ouy, com
me ftríhnSç, fjíihnSos* , físAmuí ,fait de miel , vz-
nant de pí^<ní«í , píAiiéías-» ,1cìv > qui suivront
ks precedens.
Mais le Masculin en sait -par contraction,
prend îjor* , lw comme ttf^ç, timíost», n^lSi ,
honoré , prectejtx» venant de Ttpri&ç , tijmÍí.w» , '

6. Le Masculins prend «v«j £>>,. çomme.oTe-


^> «í ■nçc-tvotj tc Ti^sv, /«Wre : mais ccux-cy n'ont
le plus souvent que deux voix , comme on verra
dans la Règle suivante.
7. il? Participe prend fo, o'ç, comme Ttw<p«í>
fiTv^a.y 7iTO<Ç>o'î, frappé.
Le Participe en w prend na» , ov > Wîíîwv j wir??.
I*»*, toVtcv, quifrappe.
Noutellï Méthode.
REGLE XIX. .
Des Adjectifs de deux terminaisons.
I. En ceux de deux terminaisons
La brève au Neutre nous prenons.
2> \s comme w perdent leur <nyy,& :
Mais nç en w» se changera.
E X E M P L, E S.
1. Ceux de deux terminaisons (horsles Atti
ques en iaç dont nous avons parlé ci- dessus) pren
nent ordinairement la brève au Neutre. Ainsi le
commun ««prend au Neutre w ; o n ìvfcúfíw ,<
1ò tôixifAQv , heureux. Ainsi des Comparatifs ,
i i(t/ìj tj peíÇuv y tb /*«^ovj major ermajus , plus
grand.
Lecommun lw prend t^commeo ^•îVjr&t/í,
ií#'{<nv, masculus, a, u m, má/fc.
Le commun éprend tç, & est toujours dèla
première des contractes,comme o jyùj »j «A»j9-ijf, ri?
dh^ítyveritabíe. Mais ceux en >jí faits par contra
ction , ont trois voix. Voyez cy-dessùs.
2. Le commun en k prend i ; è nyjj t ív%oi£tç t
to £Ù'^«e* > complaisant , agréable. Htceux-cy
òrdinairementsontNoms composez.
Le commun u? prend u; » jyìj ^JiSctK^ç, tìáàx~
xpu , g1»/ w pleure point : ordinairement ce sont
Noms composez.
3. Le commun xç prend qwj ; à yj^ûm^mm »-
to swAuotw/ , a beaucoup depieds.
, Mais le contracte»? atrois voix! Voyez cy-
dessus.
Ad
&ÒMS COMP AR AT tF'ï.' f%
Adjeblifs irreguliers.
tés Adjectifsontaussi leurs irreguliers, com-í
Me o otAví > multùs , beaucoup , Accus, to» m-
Kwi , le Neutre rò otaú. Les autres Cas se pren
nent ordinairement en quelqueGenre & nombre
qtiecesòitde irisés, qui se trouve aussi quelques-
fôis , commet» mlkS , TííínrâKâí ; »J *íSo) , %f otA-'
Ai}f , 7jî srayftjf , &£• . ^
Mais les Poè'tes déclinent mKvç , tout entier "
comme ûàvç, d'où vient le Génitifnt\í@; le No
minatif Plurier5TCA£ês-, sroA«ç :1e GénitifmKíw :
Accusatif asAs*; m\êíí. Ils disent mesme au <
Nominatif tthAu'í.
R E G L E XX.'
Comparatifs & Superlatifs
I.' Mets au Comparatif rep^', •
Comme an Superlatif tbíì&.
1i L'Irregulier m * ç&prendra, >
Ce que L'usage t'apprendra. •
EXEMPLES.
Les Noms se comparent, ou régulièrement î
ou irrégulièrement.
i. Régulièrement le Comparatifest en «pof,
& le Superlatif enTKTw
04 pénultième longue ou douteuse, fait íitggiï &íÍtu~ •
t»í , par un omicron , comme a-pceoí , rfí»* , jrpçeingjí , 5T9«í»
oí penulfiémet>reve, fait «)7ip®'8c tím-itt par un
comme <i?«©-, saint, kjiktt^ç, «j*«;to7ií.
004 tait ei/'sTçj? & o»'fie7T< , comme «a-Aeïç , (impie 1
$•8, Nouvelle Méthode.
fait èlntf^ &. ainuTVi , comme |«,íAí(5 , noir, fi,ixd>~
«ç fait tsrgjç 8c ífu-nt » comme^fiBs , gracieux ,
i« tait i/Ttgjs 8c t-TO755 , comme ràub large , lù/úrcggí,
' '«» fait e»íVt£oç & ovíVmtoç , comme trápru?,. rfiodeste,
sage > raiipgjvfjïgjç > aaipgfi sVsmtç.
u5faits5Tg95&£SW755 > comme íiaïSiís, vertueux, dt-
1101, ftîjîto íSTgJS , sl/SïSí'sœTTS.
2 . Irrégulièrement les Comparatifs se font en
ííov, & les Superlatifs en <s5í, comme
jBtAÓç, beau, t@,xúav,. >m*iîtç.
«/V^çjç, cCj<r%m (estants) M/<r#sîfc
cixrpoi , misérable , 01x73 , eíxufss.
i^íyç, ennemy, ixflúS», tX$Wi- ■
fiiït®', facile, {u'.aì (ostant^J t£*pti 8c par contras-
ction fum, p£fiç.
11 y en a d'autres qu,i font encore plus irreguliers que
Iesprecedens , comme
A'jctùq, bon: « ,«;»», meilleur, d'où ne se forme au
cun iu perlât if.
s « de fìxtofoth comme optimus :
á'oplo , ou de /SíXtt^, meil
leur, plusexce'.hnf.
Xfeíaraiv,]} «f*]isB?j> j ídexçj-.TOç, xQpmtit;, fort.
"S tdeÀp««5j belliqueux , Áf
</de Awípour ís'a« ou Mí>.*/,vrlt,
comme qui diroit , <j«e
(_ désirons davantage.
K«i(sí , mtfchant , ng.ydm , plus méchant , i»út<ï»í > fw-
«fichant. . t ■
Et
ou de plus
dans les Poè'fe? , %km'J '
, J ^,&<îas*
Etqu«lquesfois meíme ^.kÚti^ì,
futyt , grand , .fimfyf, |W»i}HN»
u/ix^óí, ^«<7, aregulicremeíitfwx£j7tgj5, «i»t.
Et
Noms C o 'm p a r a t i r s. f}
EtdeplusauCoiW U,m Ld'oùnc se forme poi«
1 r j tttnm f ueSuperlatir.
ifai&tfi petit, íXxgïwOVl TTsiJy , È^ICÍ^ÍfíS.
swAìis beaucoup , itoii a-A«fiçpour5raAi«»,OT>.i5iç.
i)« A^ow; tíí<? Nombre.
Les Nombres font ou Cardinaux , c'est à dire
qui servent comme de fondement aux autres, tels
quesontósj»», ívo , deux , Tféíç, trois: ou Or
dinaux, c'est à dire qui marquent un ordredans
là disposition des choses ,comme wf fin®» , lèpre--
mier, ítvrîfoç , le second.
Les quatre premiers Noms de Nombre se dé
clinent ainsi;
SINGULIER.
N. EÍ?, un.- pi», une: ït,un,
D.A.íc/,
A*/ u>iát>
/* »(',,
•/ ..
. trx, (Jtiiav, t>.
, ' ' D TJ E L.
Nom. Aoo, ouselonles Attiques, Ka, deux.
G. P. <W» , 8c au Féminin AS* ; St dans les Pòëtes a*
D. Ab.JW.
PLiïRI E.R.
Nomin. >&1 i**&t*> tnii.
Génitif. T&stii,
D. Abl. r&iTÍ,
Accus- 7»!/? ^jf( TO5 rp«í , Jjjtfm rei*. ■ .»
Et de mesme.
Nom. oi^jíya/Tf'osapíç, i^tÙtÌcsx^ì, quMrtii- .
Genit. 7iw<tpw t
Datif. róreípîi. ". ' ^
Accus. tbÒç >^ toç ïïûtííjs11? , ra Ttoraja. . . 1
Les Att. disent 7ríS*p£í & trfia^çf. : &4e mefme aux aa»
tres Cas-
Depuis quatre jusquesà cent les Noms deNombrs
lònt indéclinables ; irósn cinq , 'í\ , fix , bfoí, sept ; item ,
huit: íW*. neuf; iï>&i dix.
g 6 D»»
€a Nouvelle Méthode
Des Pronoms.
Et premièrement des Primitifs.
Les Pronoms ne font que des Noms irregu-
liers , qui doivent estre rapportez à la Déclinaison
parisyllabe. On les peut considérer ou selon leuc
espece, ou selon leur signification.
Selon leur espece les Pronoms font ou Primi
tifs, ou Dérivatifs , ou Composez. Selon leur
signification, ils sont ou Démonstratifs, ou Re
latifs, ou PoíTeffifs , ou Nationaux.
Les Primitifs font trois iyú , ego , moy , pour la
çremiere personne :<jv , tu , toy , pour la seconde ,
i, fui, de foy> pour la troisième qui n'apoint de
Nominatif, non plus queftu en Latin. Ces Pro
noms fe déclinent ainsi.
SINGULIER.
Nom. E'^sí, ego. moy. 2», tu, toy. *
Genit. ìf^Z,mei: nu, tut: eo,sui» defoj.
D. Ab. ìfts'í, mthi: ni, tiii: oï,Jìèi.
Accus. ìpi , mt : n\te: í',/e.
DUEL.
Nom. yní, no? , duo , r<f>tí, vosduo, o-pí,ipsi , duo.
nous deux. vous deux. eux deux.
Genit. 1S1, nojtri: e<pût , vestri : c-fív , fiti.
P L U R I E R.
Nom. if&tif, nos, vos. rçëç, ipsi,a:,a.
nous. vous. eux ou elles.
Gen it. j(tt.£i> , nostrttm. vutSi , veftrum . rÇu»,sui:
D. Ab. iit*n, nobis: i^n , votis. <rÇ>ln, fihi:
-Accus. iftf<,'»os. vft&t "vos- <r<p*i, se.
Ce) trois Pronoms , nonflui que la plupart des autresn'ont
foint de Vocatifs : (i quelques-uns en ont , ils L'ont tcûjours
semblable «u Nominatif. Mais au lieu que les Latins utjmt
ô tu, les Gréa dif'nt iìth&.
Des
Deí Pronoms Pìass es s iîj.' í*
Des Pronoms PoseJJifs & Nattant»* , qui font
tous Dérivatifs. ■
II y a huit Pronoms Possessifs , qui se dérivent
des trois primitifs , en cette manière :
Du Génitif d'iyoí, qui est l/xotf, se fàitè^óV >
«píj èjiAÓv, meus, mea, meum, le mie».
Du Genitifde ov , qui est «nus, se forme nç , mt
eiv , tuus , tua , tuum , le tien, ou le vojìre.
Du Génitifou, scformeaussioí, 5,-2», suus,
sua, suum , lejten.
Du Nominatifdueld'íyw, qui est va ou vwí ,íè
forme v«»7tp@j , « ,ov, noster, a, um, leuojìreà
mm deux.
De celuy de ov , qui efl <r$a> ou r$Siï , se forme
et/oií-nt)©* , «, ov, vester, a,um , le vojìre k vont
deux.
DuNominatif Plùrierd'Éyûj, quiest»í/^«í, sè
forme ij|W£7îf0f, #, ov, noster, a, uni , lenojlrek
plujìeurs.
De celuy de <ro, quicst Jp^, se forme Jfcvn»
foí,<»,ov5 vester,a,um, le vojìre k plujìeurs.
De celuy de a, qui est «-^«y, se forme o-<Çíte~
pof,«, ov, suus, a,um, le leur k plujìeurs.
De ces Pluriers viennent aussi les deux Natio
naux, ìptiomiç , «/, o'v, nostias, atis , quiejlde
nojlre pays : & Vfwitvmí , vestras, atis, quiejids
vojìre pays.
Dont l'Interrogatifest m&amlç , cujas ? ^«f/
/><?y.s ? leur seconde racine estant iáœSw , solum ,
/«rrf, /><yu; d'où vient auiíi «^o<f«wsf talitnìge*a>
ejlrungefy d'autre pays.
6a. Nouvelle Méthode,

Des Démonstratifs & Relatifs.


II y a deux Démonstratifs outss-, hic, celuj-cy,
&<Mt«v©j, i'ie, eeluj-là, qui se déclinent tous
deux comme l'article , & ont le Neutre cn o , &
non en ov : W-rc, ìmìÍvo. Le premier prend un r
au commencement , où l'article en a un , comme
on void icy :

ARTICLE DEMONSTRATIF,
SINGULIER. SINGULIER*
le, la y le r celui-ci,cclle-la,celtti-ci,.
hiCjhïCjhoc. hic , haeç , hoc.
Nom. o'} r,,
Genit. rS , w , t»> tout«, toutoí , roula y
D.Ab roulai , tout)) , ToûJw
A CCUÍ. ot'vj tZu/j tÓ. tÍTOHj TOUTOU , TSTO.
DUEL. DUEL.
/- , TGUTWj
/ , TOUT» /
N. Ac. TW5 mc,reó. T0VT«
G, D. lïîl1 » TOÎV , 1ÍÎV. T0 VTOÍVj TOUTOiV,TG UTOÍV ».
PLURIEL P L U R I E R.

Nom. ol, «í> TOj OUTOÍj OCUTTÍl , TUAITU y


Genit. twv, TOUTWV ,
D . A b. Tris, mïç , Tirr. TOVTSIfjTíiWTKfÇjToÚTeif
AcCus. Tîúî ^sjTK. Tûu7ìi? , TOUTKÎ , TOUTO.
II y en a deux Relatifs qui sont detoutes per
sonnes, sçavoircí, ^,o,qui,quae,quod, lequel,
lacusllc , ou qui: Et «bbtÓí y«o*W, <so/tÓ, ipse , ipsâ >
ipsum , luj-mefme , tlle-mefme , cW<i mefme. lis se
de-
Relatifs,
déclinent encore comme l' Article , en suivant la
Déclinaison parisyllabe selon ses Genres. Mais ils
ne reçoivent pas de t du commencement.
RELATIFS.
-A ;
SINGULIER. SINGULIER.
lui-même, elle même, cel*-
Icqud, laquelle, lequel. même.
qui , quae , quod. ipse , ipsa , ipsum.
Nom. oç, *i, o, &VTQÇ, OMTYï , OUI TU y
Genit. á , w, k, «UTK , CWT$Í >«VTK»
D. Ab. w , y , ù> ,
Accus, ov, rti , o. cwts'v , tvìmtú , «uts.
DUEL. DUEL. .
N. Ac . u , cl , ú , 0ÍVTM, «UTB6 , Otvrw ,
G.D.Ac. oh, oúv, sTv. XVTtïV , OCVTKÏV, «VTZW.
PLURÍER. PLURIER.
Nom. oî, cû , », cîvïoí, «UTKl', CfJTX,
Gmir. ùi , XVTÛÍv ,
D. Ab. íTî , cUç, oîç, «araíf, «Jtkïï , ctvloïç,
Accus, ove , cíç , «.

Z)« Prcn&tns composez.

II y a trois Pronoms composez, qui se forment


de l' AccusatisSingulier des Primitifs, &duGc-
nitis«uT»3quisont ì^»^>rí)vaúïoî'ì\is,demoi'mes-
me. 11s n'ont point de Nominatif, & se déclinent
aux autres Cas, comme hóya , « pourle Masculin
& le Neutre ; & comme Tipy,, pourle Féminin.
Aíaf
Masculin. Féminin. Neutre". ■
Génitif; Èja«vT5, i[txvl>î( , ifítu/rS.
Dat. Abl. iy.eunu , ìpously , ífAccvraíi
Accusât. iftxvTw , •iy.otviliv , ì/^mviÍ.
Et ainfi des deux autres.
Les deux premiers n'ont point de Plurierjmai*
le dernier en a uh qui se décline , ou conjointe
ment , ouseparément , ainsi \<wtm , <rQw ou/rav ;-
itùwtcïí*, vtylanv «vtîîï ; ìcwnùç (r$«î «*Íiïvsv. Et de
mesme des autres Genres.
Or ce Plurierconvicnt à toutes les personnes ,
leunaví; nos ipsos , mus^mesmes; vos ipsos , vous-
mejmcs ;{çip{os ,mx-mesmes , &c. Et quelques-
fois mesme au Singulier ìmutS tuiipsius, devous-
mesme. .
Les Composer des deux dernieres personnes
se disent auffi par contraction , oxvrS pour <te«u-
ávrS pour ícujtS , gardant to û) ours le mes
me esprit.
II y en a un indcfiny 3 qui ne marque rien inde*
terrninément : <íc?ÌV«, quidam', quelqu'un, un cer
tain homme , qui se prendpour le Singulier & Plu-
rier j & eftordinairèment indéclinable.

Nominatif, S, %to í«v* ; & dans les Poètes S íáu


Génitif, T*r, tyiç, rS ieívotinç , <5eív©- &
Datif, Abl. ra) , 7í) , rw ieívcât , Uni & ííív».- -
Accusatif. tÒv> -tÌu/, to êêtvx.
AVERTISSEMENT.
L'on y pourroit joindre encore ti'ç , tt^s, qui mar
qué d'un aigu, est interrogatif: & marqué d'un grave,
est indefiny.
De
B'tS VítlEI;
Dèluy, Scà"*(,S, 2, se fait un composé Suç , «uìcoh-
%ne , où les deux Noms se déclinent tous deux i içavoir
é; selon la Déclinaison parisyllabe; & 715 selon l'Impari-
syllabe.
Mais au lieu è"nn les Poètes disent «n? , dont les Cas
Attiques sent Genit4.m11.* Dat.éjw ;• &auPlur. rnwSc.

d'aí-ií , quiconque;
SINGULIER, P LU RIE R.
A.
M. «as» «Stii®*, jíprl > ô>-
6vçtvaç.
Pd. îrij- N. «7ir« , inwttt , eïtm. p
N- «Tl , OUT»©-, ï?'"> 'e'n tau*-
E. ÍiViç , Ss»©" > J >!»- F. KjTms , Zrrnm , cìfçi<nt

Lé Duel qui n'a pû tenir dans cette Table n'a


rien de particulier.

C H A-
ÍÁ

CHAPITRE TROISIEME.
DES VERBES:

Et premièrement de ceux en Cl.

LE Verbe est un mot qui sert à marquer les


actions.
Il reçoit diversité de Nom bre$ , de Personne»
& de Te mps j àquoyPon peutjoindreles Mo
des ou Manières : Et toutes ces choses compo
sent la Conjugaison»

Les Nombres.
Les Verbes ont trois Nombres- , comme îes
Noms. Mais le Duel est fort peu usité".
C'efi pourquoy il esta propospour ceux qui com
mencent , de pajjer ce nombre , en conjuguant, s'ar-
restant seulement au Singulier & au Plurier. Le
rapport que cette manière de conjuguer aura avec la
Latine,leur donnera beaucoup plus defacilité. yoint
que dans la fuite le Duel ne lesarrestera pas , parce
qu'il est rare ejr toujours terminé de mefmefaçon ,
comme nousferons voirej-aprés dans unepetite ta
ble apart.
Les Personnes.
Ils ont trois Personnes comme en Latin. Mais
en toute Conjugaison acti ve, le Duel n'a point de
première Personne.
■ ' " Les
Dbs Verbe" s.
Les Temps.
Les Verbes Grecs ont en tout neuf sortes de
tempSj dont les uns sont déterminez, & les autres
indeterminez.
Les tem ps déterminez font ceux qu i marquent
toujours un certain temps : il y en a sept; íçavoir
le Présent , qu'on nomme aufli le Themeâ-íjK#>
trois Futurs & trois Prétérits.
. Les Prétérits sont les mefmes qu'en Latin,
r.Im parfait, lé Parfait, & le Plusque parfait. <. r
. Entre les trois Futurs,le dernier n'est que pour
IePaflìf,& s'appelle ordinairement Paulopoji Ftt-
tur, parce qu'il marque que la"chose doit arriver
un peu aprés : mais ce temps est fort peu cn usage.
Les temps indeterminez , qu'on appelle A'o'e/U
&h-d<>riftes,ï(mt deux,qui se prennent indetermi-
nément pour tous les temps : quoique te premier
art ordinairement plus de rapport avec le Paífê.

Les Modes..
Dans les Modes , les Grecs font en cela diffc-
réns des Latins , quelestemps del'Opratif sont
antres que ceux du Subjonctif ; &rpartantfont
une Manière distincte : si l'on n'aime mieux, fans '
parler des Modes , diviser chaque temps en deux
ou trois, comme a fait Sanctius. Puisqu'aussi-
bien ces remps& ces Modes se prennent souvent
les uns pour les aurres.
Nos Tuiles dts Ceniugaifons feront tellement disposess l ■
lucu s'en pourra servir en l'une & en l'autre façon. En
fiftt ntanmúns que des premiers temps oh Indicatifssefor
ment
'fà- Nouvhlle Methosi.
ment toujours les autres qui leur répondent , changeantfeule
ment U terminaison de ceux là , en cellequiest propreaux
autra : où vouì remarquerez, que l'Impératiffeprendpour
m Futur , & que l'Infinitifest proprement impersonnel. V.
Us Remarques au livre 8.
Différences des serbes, Jìcc.$í<nn.
Les Grecs ont trois différences de Verbes.L'ù-
ne active-, cce^lucif , qui se termine en w ou en pi :
l'autre passive-, ^ô^-nx»! , qui se termine toû-
jours en ^ ; & la troisième moyenne, píon
qui participe des deux autres , soit dans la forma
tion & terminaison de ses temps , soit en fa signi
fication : ce que nousexphquerons plus particu
lièrement cy- aprés.
Les Conjugaisons > av^jy<M'
Les Grammairiens en comptent jusques à trei
ze : sçavoir,sixde Verbes Barytons: trois deCir--
conflexes : & quatre de "Verbes en ftt*
Máis ©a peut reduire aisément tous les Verbes ■
Grecs à deux sortes de Conjugaisons ; l'une des -
Verbes en us , & l'autre des Verbes en pu.
La- Conjugaison des Verbes en « -est - la plus
étendue , & peut estre divisée en deux espèces :
Car ses Verbes se conjuguent ou simplement , .
ou avec contraction. Ceux qur se conjuguent
simplemênt , se nomment graves ou Barytons , -
fSctfiwnt , parce que n'ayant point d'accent mar
qué fur la derniere, on y doit sous-entendre
un grave- Ceux qui souffrent contraction , -
font les Verbes en ím , w , Los , qui se contractent
en &P, sont appeliez Circonflexes à cause de leur
accent.
•Observations pour bien Conjuguer. tìj
La Conjugaison des Verbes en p< n'a que fort
peu de temps : Mais on y doit rapporter les Aori
stes Passifs des Baiytons qui suivent l'Analogie
.de cette-Conjugaison active.

Observations pour apprendrefacilement à


.conjuguer.

11 faut prendregarde à quatre choses pour bien


conjuguer, deux desquelles doivent estre remar
quées généralement en tous les temps ; sçavoir
Ja Figurative , & la Terminaison: & deux autres
qui ne se rencontrent qu'en certains temps parti
culiers, sçavoir rAugment&lechangement de la
pénultième.

De la Figurative.

La Figurative estla lettre qui precede la termi


naison .
La pluspart des Grammairiens se sont servy desfigurati
ves pour distinguer les Cuniu^aifons- mesmes , -voulant que
la première consonne de l'Alphabet , qui eft le jì, avec les
ilntx muettes qui luy répondent ; [{avoir ir & <P > mar-
qwft la première Coniugaison Barytone , dont les Verbes
seroient en fiu , m> , Çu , ou tria , le n prenant.un 1 avec
luy.
^uelaseconde conforme , qui est le y, avec ses deux corn-
flignes k, , % , marquassent laseconde , dont les Verbesseroient
eny^.y.u, ,ouxlu, lex. prenant encore utA avecluy.
£)ue la troisième qui est le avec sessuivantes , r, S-,
marquaft la troisièmepour les Verbes en 2h r tu ,
Jgue la quatrième de mesme fust marquéepar la 4. Con
sonne qui est le f , lequel estant une lettre doubletomposée
4hv > /* ffifit aujsi Ht itttx er , 2«( Ul Attiques changent
:" t tn*
fo NouTELit Méthode.
ensuite en deux t?. Ensorte qu'elle eust des Verbes en Ç»,'
■tau, out.u.
Sìhte la cinquième fust marquée far la cinquième con
forme libre qui fuit , /savoir À ( le& &le* ayant esté Jéja
.frists ) avecses compagnes , les autres liquides p , p , v , four
les Verbes en au , u*u, tu , ou.
Et que la sixième eu/l toujours four figurative quelque
voyelle , ou quelque diphthongue , commet, m íkc. ce qu'ils
appt Uoitnt se terminer en a pur , comme lu, eóu ,8cc.
Ces diverses classes de figuratives peuvent eftre remar
quées , puisqu'elles font utiles dans la formation des temps.
Mais cefta-vec trop.peu de fondement qu'onfait des Conju
gaisons différentes , puisque la manière de conjuguer , n'en
est pas différente. *
Auffi la figurative doit elle eflre particulièrement pour
ptarquer & distinguer les temps , <j» nonpas les Conjugai
sons.
Les Grammairiens l'appellent charatlerifii-
cam ou formativam , & nous la distinguons en
trois ordres: celle du Présent , celle du Futur ,&
celle du Prétérit ; tous les autres temps dépen
dant de ces trois dans leurformation , comme en
Latin ils dépendent du Présent , du Prétérit & du
Supin.
R E G L E I.
Des temps qui ont la figurative du Présent,

Le Présent par sort charaUere


VImparfait Prétérit doit faire j
Le Futur -, Aoristes seconds
Parfaits Plus-parfait , Mediont,
i *• » * • " • •
EXEMPLES.
La figurative du Présent sert à tous ces temps*
»... cyx
Observations pour bien Conjuguer. 71
-cy : Mais dans les Verbes en wìu, >3a, pvu, la
première consonne est toujours censée figurati
ve, & nonla seconde. Ainsi de
Tíu , honorer , punir-, l'on fait l'Imparfait enov ,
le Futur second to» , l'Aor. second j-nov ( qui se
rencontre icy le mesme que I'Imparsait) & le Par
fait moyen £71» j où W qui estla figurative, dé
meure toujours le mesme. Mais
. Dei-uVI», battre, ayantfait à V Imparfait eru-
îtIw l'on dit au Futur second runcS , à l'Aor. 2.
ÍTvmv , áu Prétérit moyen TeTuanijOÙlerseperd ,
xjuiestla seconde consonne , & ne demeure que
le jr qui est la figurative.
•* .• * «w *i •** . ■ • ■
REGLE II.

De la -figurative des autres temps.

1 . Dupremier Futur vient í'Aorìflt,


Les Temps moyenssuivent leurpiste ;
2. Et La figure du Parfait
Sert toujours au Plusque-parfait.

EXEMPLES.
1. Le Futur premier formeauflï l'Aoriste pre
mier : & ces deux temps dans le Verbe moyen ,
suivent la piste de<eux-ci,c'est à dire qu'ils se for
ment sur eux,comme.Tf£í Fut. 1. -nVw, Aor. 1, ïm-
ff». Fut. t . medion 'ám^iou,Aor. 1 . med . €7iowjUÍov:
o ù l'on Void toûj ours le <r qui est la figurative.
TvtíÌco, Fut. i.tv-^u), Aor. i.Ìtv^/x, Fut.-T*
ined.îv'vl-o^ín, Aor. i.med, wi|/«ftt« : où l'on
.-n<; , void
■ya NoitvïLLE Méthode.
voit toujours le 4* pour figurative.
.i. La figurative du Parfait sert toûjoursau
Plusque-parfait, comme 7i'ûi,7íTjx», fTE'nicêív: tous
deux par un» : tv7Í?w., tÍtvQx, híTvÇeiv tous deux
par un <p. Et de mesme au med. títu^k , ststiÍ^tn-y
tous deux par un sr. Et ainsi desautres.

De la Terminaison. . .

Xa Terminaison se doit considérer selon les


temps & les modes dans le Verbe Actif, & Pa£S£

R E Xi L E ÏI1
Terminaison de l' Actif en tous ses Modes.
1. Cl, ov, x, uvl'Indicat a
2. Le Subjonblif u par ijn* :
3. Oíjwi , <wf*» vent L'Optatif';
4. E, ov, /wr tki l'Impératif.
5. Eiv , xt, ívcn l'/nfiny fait ,
6. Le Participe m, «£, uç met*
EXEMPLES.

L'explication de cette Règle & tout Je di&


•ours suivant doit estre considéré del'œilsurla
Table qui est cy-aprés , à mesure qu'on le lit,
pour en voir l'application & en facUitcr I"intelli
gence.
1. L'Indicatif n'a que quatre terminaisons
qui peuvent estre comprises par ce mot , u-av

u pour le Présent > & les deux Futurs qui se


l . r çon«
Observations pour bien ConJvguer. 73
conjuguent l'un cqmme l'autre , sinon qu'où il y
a un f ou un o au Preícnt , on les change en diph
thongues «, ou, au Fut. second, à cauíe de l 'ac
cent circonflexe dont il est marqué : ce qui arrive
mesme au Fut. premier des Verbes en A«>pî,víS',
fûi qui ont ce mesme accent, lequel ne peut estre
que sur une syllabe longue.
ev pour l'Imparfait, & l'Aor. 2.
« pour le Parfait, & Aor. i .
ttv pour le Pluíque-parfait, qui retient ía diph
thongue « en toutes les personnes.
2. LeSubjonctifíetcrmineenwcomme l'In-
dienif, & íe conjugue de mesme, sinon qu'au lieu
desbreves é, o, il prend des longues*;,» , en tous
ses temps , qui ic conjuguent toûjours de mesme
façon.
3. L'Optatis n'a que deux terminaisons.
cifM pour tous les temps, hors que
aifju , est pour l'Aor. I.
4. L'imperatif n'en a que deuxaussi,
e pour tous les temps , horsmis l'Aor. r."
qui prend ov , & se conjugue par t<* , comme les
autres:
Mais il prend un « à U pénultième, venant de
l'Aor. 1. de rindic» d'où il est formé.
■Ainsi vous remarqutreí que la seconde personne dtl'Int-
ptratif (car il n'en a point depremière) peut b. in estre diffé
rente , mais qu'en tontes fortes de Verbes chacune des an
tresprend toûjours mesme terminaison , t«, rt , nir») Sec.
sinon qu'an Pafif au lieu du t, il f a un&, comme mut
dirons enson lieu.
5. L' Infinitif a trois terminaisons,
C **t
74 Nouvelle Méthode
bv pour le Présent, & ceux cuii gardent sa figu-
r itive.
ou pourl'Aoriítc premier,
ev<su pour lc Prétérit.
6. Le Part'rcipe en a auíïìtrois,
pour le Prêtent , l'Aoriste i, & les Futurs.
«ç pourl'Aoristepremier.
coç pour le Parfait.
Le Masculin Çf> le Neutre de tous ces Participes suivent
la Déclinaison imparisyllabe , comme nous les avons mar-
qnet. dans la Table des Génitifs : Et le Féminin fuit la De-
clin.iilon parisyllabe & l 'article Féminin.
Mais il faut emore remarquer la troisièmepersonne VIu -
riere de chaijtie temps , qui fait d'ordinaire plus de peint à
retenir que les autres , à c eux qui commencent.
Règle IV.
De la troisième personne Pluriere.
Pour la troisième 'Pluriere ,
Chaquetcmps la doit ainsifaire.
Ceux en <>> , k Parfait ont « :
., Ceux en » , °* auront au (fl.
Ailleurs tcûjours du Singulier
En « on CM , la faut former.
. Exemples.
Les temps en w, & le Parfait font toujours cer
te troisième personne en et : C'est à dire , le Pre-
íent & les Futurs en wt ,1e Subjonctifen axr<, re
tenant (on us , Si le Parfait en ctet.
Les temps en ov , c'est à dire l'Imparfait, &
TA or. 2. font cette personne en ovj comme la pre
mière du Singulier,
Les
Observations pour bien Conjuguer. 75
Les autres temps l'onten «v ou cn <sxv , & la
forment du Singulier, sçavoir TAoriste premier
de la première períonne,en ajoutant v,\c Pluíquc-
parfait ( auquel on pcutjoindre les Aoristes Paí-
lifs) & Tlmperatif de la troisième personne
Singuliere,en ajoutant c-av, & l'Optatif auflì de la
troiliéiiie, mais en ajoutant tt , comme onpcut
voiriur la Table suivante.
AVERTISSEMENT.
fe n'ay pas creu nécessaire de mettre tvV7«
tout au long apres nos Tables dans ce petit Li
vre , comme fay fait dans la Méthode, ayant
vn que ces Tables pouvoient servir aux moins
avancez., parce qu'elles, ne font pa tant un mo-
delle abrégé , qu'une représentation méthodique C
entière de la Conjugaison , fur laquelle on peut
facilement accoutumer les Enfans a rapporter tou
tesfortes de serbes. 11faut feulement prendregar
de qu'on doit quelquesfois avancer l'accent en
conjuguant , comme í'tisv , l 'accentfur la première:
PluriertT'uY^j , l'accentfur laseconde. Demefme
au Passif noucn , l'accent fur la première: Plu-
rier riópiSix, l'accent fur taseconde; parce qu'il
y a augmentation de syllabes , ZT que l'accent
ne peut jamais eflre plus loin que la troisième a-
Vai.t la fin. Quelquesfois au contraire, il faut
reculer l'accent en conjuguant , comme à l'Opta-
tif Passif Tioífjiluj , l'accent fur la seconde, parce
que la finale efi longue, ríuo , -rUíìa , l'accent fur
la première, parce que lafinale efl brève : suivant
l'Jír/alqgie de là Règle 6. du chapitre I .
TABLE PÓVR ÇQN fTJGVE R.
Indicatif. / Subjonctif."; Q~r tatif.
E veTOI ç. Jnfiam. Le P r e s knt,
r «, «s, a,
T' -i Honoro, as, at, X< J Honorem.es et,
|. ('tilt, srt , vut-i. 7. ( assis , «Te, «j-í.

'■^Honorabam.as, !_,/•»*", •'«, «i,


O Honorarem.es
I2- ^o.'Kf V OITÍ, •
Mí».ai,vu]gò Futurumi. Le i. Temps a venir.
, A._
J Honorabo.is.it. í TítJ IIor:orcm,t5
te/»;», tri , «tío-í. i. («tteer, «<«,«

1 , *7ttí , «7ç , »;,


|TíJ Honorabo, is, ic. |TlJ Honorera, es,

UítftXìíXvtáí, tempus exaSunt ; vulgò Aoriste i


I, i —A_. |
» /'«"S Iíonoravi.ifti, Tl* ' Honoraverim.is, Tir J Honora vcrim,
I. ^eiftci,
• ; ci]e,* ea. ì t. C«ftî»
; ,' vts,; t>tri.
. j.J ì <_>.£»,. W7f,
Aí'eVf'S > inâtfinitumtemput
—A ■ » ■ , AoMSIî■ .

E t# J Honoravijifti, Ti J Honoraverim, is. |T* J Honoraverìm,


I. (tfttt, tlt, »». l. (.tifict , îì7» , "ri. I3, («t*ta>, m7',«-
lltt^f.xdit.ei&'^uljacciti pr<efinti. Le Prêt. Parfait.

[Te/;>cJ Honoravi, iftí, |Tt7"* < Honoravcriin.is

'í'viervilfMiii , Tlusquam perfSum. Le Piusque-parf !


—» , u
E'rf- ç «v , e/s , << ,
ti» t Honoraveram I f,i«J HonoraviS
( «fti»>f<7f) «roi u [»it*t*,»i7í
LE VERBE ACTIF.
PEEATIÏ». nfinitif. Participes.

T» >Honora,ato,
honor-arc.

à
u3 us
a*
o3
. g er
I ta3
r wC
Ba
bia Tir}"», a
.a homturum esse. _>
Stt C«f, «»7»<.
S
C fo
C c
S . »» , »tT»7^,
ci
'1 T< *_"«» _
J:■w c5 J i»»», »îí»7®'.
E
—j .5
_• e» «T« , ^
_ sic ! ,«ç,«»7®-,
TlirS Honoravens, <
2 hoaoii-visse. _
* S
i' 1
r s* t
T/'íhonoiavíris, N* y
( f7« , tT*o-*_^
» /»« oV®-,
\ de
Tit/*K honorïveris w| Ti*(* 5 «'«'
honora- i visse. TíT/^ W», «f,
C í].«,í7*e-«»

\• ■

e j i
o
78 Nouvelle Méthode.
De VAugment diviséensyllabique O" temporel.
L'augmcnt comme notis ávons dit cy-dessus,
est une augmentation qui Je metau commence—
ment du Verbe en certains temps.
II y en a de deux fortes: l'un est syllabique, qui
íc fait par un accroissement de syllabes ;& l'autre
est temporel , qui se fait par un accroilìcment de
mesure ou de quantité. Mais tous les temps ne
iont pascapablcs d'augment.
Des neuf tempsGrecs que nous avons marquez,
il y en a trois qui n'ont jamais d'augment,sçavoir
le Présent & les deux Futurs: Deux qui en ont
en tous les modes , sçavoir le Parfait , & le Pauh
pofl Futurt.<\m n'est que pour le Passif: Et quatre
qui n'en ont qu'à l'Indicatif, sçavoir l'imparfait,
6í les deux Aoristes; ausquelson peut joindre le
PJuíque parfait (íì l'on veut distinguer ce temps,
íelon nostre Table en premier & íecond)!cquel,
hors l'Indicatif, quitte l'e syllabique qu'il a par
dessus le Parfait ; comme iízi^ct,híìÍKítv , rtlíwniu.
Mais il n'est pas tout-à-fait lans Augment, puií-
qu'il garde toujours celuy du Parfait.

RÈGLE V.
De l'Augment syllabique.
k
1. L'E syllabique augment se donne
Au Verbeyavant une consonne'.
2. Au 'Parfait encore, ajoutant
La lettre du commencement :
AugmentSyllabiqjje. 79
3. Tesouvenant que faspirée
Voit en tenue estre changée.
4,. Et qu'ensuite au Plusque parfait
Un autre « fyllabique on met.

Exemples.
1 . L'augmcnt fyllabique n'csi autre chose qu'un
e ajoûté à l'Imparfait des Verbes qui commencent
par une consonne ; comme ríu , fhonnore, îw% ,
j'honnorois : tvVJw , jefrappe; ÍtwIo», jefrappois;
Et cet s se retient auílì aux Aoristes, comme
nous verrons cy-aprés , inra. , j'honnoray: stv{«,
te frappaj ; ítuttc» , le même, & C.
2. Alors leParfait redouble la première lettre du
Verbe j-comme tIv,fhonnore , ínov , j'bonnorvirx
títikcc , j'ay honnoré: tviíiu , je frappe , tétuÇm,
fay frappe'.
3. Mais s'il y aune aspirée, pn la change ea
tenue pour redoubler, ainsi r
Qaúyw , paroistre , a^et^x* , /'/zj yt?^r».
Jfcai'g» , /f réjouir ; v.í%/cc(kx) je mefuis réjoùy.
4. Et Je Pluíque-parfait prend encore un aug-
ment fyllabique pardessus le Parfait; mais au pre
mier feulement, c'est à dire,àccluy de Tíndicatif;
comme tCÎ***, htiktn , j 'avois honnoré. Etde
même.
TuVJai battre; iíìv<$», ìtíÌvÇhv ,j'avois battu. -
^çoíçcoj écrire',yíyça,$*ìkyi} çjí j'avois écrit.
îo Nouvelle Méthode.

Règle VI.
De l'Augment E, long par position*
r«se redouble en cet augment :
Maùïors, & toutessots & quant
Qu'U fy trouve position t
2)« Parfait Paugmentation
Celle de VImparfaitsuivra.

Exemples.
Le p se redouble aprés l'augment {yllabique.
Et alors , comme encore toutes les fois que cet e
«st loqg £ar position , c'est ìdire , qu'il est fui vj
d'une k tue double , ou de deux consonnes; l'a u-
gmentdu parfait est de même qu'à l'Imparfait ,
íans aucun redoublement

flitluyjjttter i ijfijrlti t)ejet toi: , ïffitp» , j'ay jette.


«■TTííg», semer; irttuçaijesemois; Ìrjruçx.x,j'aj semé.
%íwy polir > Ì%ít*t jepolissais ; ÏÌ-íkm, j'ay polj.
Mais la Muette úr liquide nefont pas cette
langueur déposition , (ypartant les Vtrbessuivent
alors la règlegênerait , ctmmt xAt'w, incliner;

Re
AtfGMENT SYL.LA&IÇUZ»- 8i

Re&lb VI î.
Des Verbes qui prennent ou négligentle redouble
ment du Parfait.
i. G n un Verbe commençants
Néglige le redoublement ;
a. Et d'autres souvent le prendronty
Ou bien tntsme tls s>en paffèront.

Exemples.
Quoiqu'en. Grec lé y. & lé » preccdez d'une
Muette , ne fassent pas la syllabe longue par posi
tion: Néanmoins
r- Les Verbes qukommencentpar y* ne ré
pètent point là première lettre , comma yvcu ,
cottnoiftrc , Ìyvux.% : yj ugjfa , faire csnnotfre v
iyvia'ttx* , & semblables. Auíqucls on peut joist"
cire ypytfíw > veiller , iy^yó^Kx.
La raison 3e eecy- o-tfiépeur éviter la cacopftonit, frase*
que ì'ereiìle setoitcboqitéiisi t'en Jistit vív»*»,

2. Au contraire ceux qurcommencent-par


»7,& f/», prennent quelqucsfois ce redoublements;
parce que ces lettres rendent la íyllabe commune
parmy ies Poètes, comme ivr»o(*m , acquérir y,
posséder, KíK-qpxi: yìáoy.m^iemejoHviens^y.í^^—
[ten: Et quelqucsfois ils lé negligcntjcomme Íkt^-
y-M Rour wln^iqfsHji pojJèUéì idoM- de ií?*ivc*>,
Uicr, &C.
îfe Nouvelle Méthode.
D'antres en font encore de même, quoique
Tsloit bref ou commun, prenant tantost un re
doublement y & tantost n'en prenant pas j corn-
me.
|8a«s-«'i a , germer , ì£hds-r,x.x & j3ê€A«Viî)M6..
XfvTsldj , cacher , ïx,pv$M , Sc xençucp».

R E G I. E VIII.
De TAugraent temporel.. -,. J

1. Augtnent temporel on appelky


Changer brève en longue voyelle.
V* en >?™s fe change auffì:
2. A» , o» souscrivant
5D'*y faisant w : 3 . Et ces augment*
Sont les mesmes dans tous les temps\_

Exemples-
L'augment temporel n'est proprement que'
Je changement d'une breve en la propre longur;-
ícion la. correspondance des voyelles & diph-
thon gués que nous avons marquée au livre 1 . A-
tarie dequoy les unes íont appellées Muablcs,,
& lesaiurcs Immuables.. Ce qui se fait ainsi :.
yjxw'oj, achever; wvov.
qíAivàai, venir; yjAív3-ûv.
uÒTTX^ùiy donner; uttu&v,

y xlfco , ejìer; tifit*.


thon-au >en^ iju xv^xvu , accroître, tvì-xi/or.
> gues. ci J (*f omíÇm , habiter ; ìokiÇûv.

2. Où vous remarquerez que le changement


des diphthongues fuit celuymême des voyelles,
selon leur prépositive, marquant seulement la
Subjonctive * au dessous, éc Pu demeurant à
«esté.
2. Ces augments temporels se retiennent dans-
tous les autres temps capables d'augment*. Sc
íont toujours les niâmes. . .

Règle IX.

Des voyelles ou diphthongues immuables.

Toute autre diphthongue , pu voy-elk,


Sans changer y est peipetmile.

Exemples. i

Les autres voyelles, sçavoir Jcsdeux longue»


»>.,£■>, & les deux communes <,.v, avec les diph
thongues «, su , ou, demeurent íans-changement
en tous les temps, & en tous les modes , dans la
kngue commune»
... „ Ç £ Toycl
Çi), NoWEtfcE NtETHOBL
f s« ìyjtm , resonner ; faut , fan**.,
£ Voyel- j w «?9-wl, fûmJJÍt ; wS™, utu. [í|«wW.
les, il t^túm y prjjtdrede/ oiseaux ;ì^tvov.

3 :
g- Dipli- f« m*«£« , rv»</rf semblable ; «7x«£>r,
^ thon- ■s «o iitHwte, régler $ tuduyev,
M gues. Cfl« a«W > blefstri bt#£gv,ìít*Ví0»

Les Attiques changent quelquesfois «en», comme


caenw; mais nous en parlerons dans le Chap. suivant.

Mxeeptiens des Riglesde Faugment temporel*

R. E G I. E X..
Ceux qui ne changent pas « en < , mais en font dip!?.
thongue.
H' se joint avec íûret,
lieu de devenir :
H"xu, fíxfi* veut prendre 4injî:9>
H'dú, iKlosu jçins-y,

EV>j>«<> t èpu« j t?rw ,


5V»*" , ifydfyueuy.

{x.U P i. E s.
Plusieurs. Verbes commençant par un í , font,
ípiis: augmciu temporel cn ajoutant un «. pour
fejf£ U aiphthoHgue e*, comrnc
AUOMEKT DE» GOMFOSEZ. gy
f?Ca* kabeo\ «W*ì habebamt & demcsme
tst« ,jf»o : ÈA/ora). , ttolvu.
tAar, inusité , au lieu duquel on dit , oi^^ícú, pren
dre i hKov , j'aj pris.
&ut«, & ícs dérivez, ÍAxí* & ìKkvu, traîner.
ï&« , tfveir coustume : «pT» & lp*v£« , ramper.
\sni*M ,se tenirferme: ifu», /*>«■•
tira» , dire : ïireutu , suivre*.
içittia , faire festin : tpya'^ojiuw , travailler.
îa, vestir & mettre ; ÍÇu òc opa* , /cc»r, scloa
Herod.
M'fim , , fait tifMx*, Heineu, d'où vient «ftíti», &
en ostant ViJfiiLu.Voyez l'Invcstigat.duTbenKLdíujs
b Nouvelle Méthode;

R E G L E XI.

Ceux qui gardent •/,


fogardesans changement
jiux Verbes etohiQ' defeendatu,
JP'oíwïOf, Crd'oïeti; auffi ,
Qìkûv(íoi joins 4 ceiix-cjhy
jivec oluuu , QÌçfctu v
Oiioij.ou t comme oipu'Çi*..

£ X E M P L ES».
Les Ioniens ne changent paintJes-diphthofî-
gues pour i'augment: ainsi ils disent «Ít«ov, je
demandais: oîkíov , je demeurais , &c. Et de là
vient que dans la langue commune, il y en a en
core plusieurs qui gardent n.saas chaDgement,
íj^avoir lcsdciivcz. de»
NoViTEttE NÍ"ETHOB*
•í iVw, résonner; 4%n*n.,
Voycl- J « «â-w> pousser ; «9-ov, «íw. [i|sûV«.
pi ;|tu'« , prendre des oiseaux ; ì|«war.
i les.
B tu u£e/£M'> injùlter} vC^ov , v€&*'<rw,
3
c
Diph trendre semblable;
thon eu sùfluKii, régler $ «uíuw»., h#u»m
gues. ovòvì*í!<*t bleffir j «t«^cv, toit*.,

tes Attiques changent quelquesfois «en», comme


e» en *t* ; osais nous en parlerons dans le Çhap. suivant.

%,xseptitns des Règles de lUugment temporel*

E G I, E X..
(Jeux qui ne changent pas < en « , mais en font diplp»
tfrongue.

7L' se joint évec íáTtas,


uiu lieu de devenir \tet.'. .
Ji\ut íT^ív veut prendre M"]* *,
H'dù, ÌKiosw joins-jf-,
£"a«, fAna», f9«, épjr*),,

5V'<*V> ifycí^tueUf.

6 X E M P L E *•

f hificur* Verbes commençant par un e jfpnt,


^urraugment temporel c n ajoutant Ust i. poutr
feiffi. diphîhoagu* COCWBC
ÀUOMEHT DE» G0MPOS*2, gy
%Cf*» kabeo; ét%fiv; habebam, & demesme
Wm ,finot Ikíotu. , volv».
«A», inusité , au lieu duquel on dît , *4fi»,prtM*
drc. i «Aov , j'ay pris.
&íes dérivez, ì\*.ío> & 1axu«, tramer,
íd-et , avoir coustume : epTw & tpirvÇu , ramper.
K>í)utíse tenirferme: ìçvta , ftrvr..
íwo» , «tfrç : itrcucu , suivre*.
Uieci» , faire festin : 6p3/«£of*«í , travailler.
t«, vestir&i mettre; ÏÇa & <y*<w y stseoir, selost
Herod.
E'f > > ftit èífjixm, tl(>iftMt d'oîi vient «fíêi», &
en ostant l'í,y»<À».Voyez l'Invcstjgat.duTbeine.daos
b Nouvelle Méthode;

RlGlB Xt

Ceux qui gardent »i.


€h skgardesans changement
Aux Verbes doïv^ desçendaoj<
JP'o/ûJïOf, Crd'oïaZ aufi ,
ûticíupíai je*'»/ « ceKX-Cjh)
jiveC CÍfAUW , OÌÇfOLltí
Qìíopeu t comme oípu'Çu..

EXEMPL ES».
Les Ioniens ne changent poinfele^diprithon*
gues pour i'augment: ainsi ils disent «<tísv, }e
demandais: oÏkío* , je demeurais , &c. Et delà
vient que dans la langue commune, il y en aen-
Cpre plíìsieurs qui gardent n.íaus changement,
ígaYoir.lesdcriycz. dc>
8<5 - Neu.vELLE Methobi.
. 1 fûtfiÇu , sertir, le vin.
oTv®-1 , du 5 j«W|op'*i, acheter du vin.
fin, < oîvottótìÍÇu, boire duvin».
comme \.oìvíu, changer envtn. ^Mais «s 2 .chan-
i ch oy du , verferdu vinAzenc 'yssl 9uel-
v . , "* ' '• (qucsfois oi en «fa

oiseau, s oiaivce-Kcwía, Vpredire,prefager~


ttufure.i.oìievoxoAíai. ) '• .

l'ù^'Joíflíxoví^ewj Kgouverner, conduittic


vernat . ^/^j-p^a, j gouvernail.
A vec oicc/Aou, eflreseul; à\ï& , /íh/.
ùÌHovçíto,garderla maison;&w.'ègiscardien du logis,
tijxeíujsejetter avec impe-ÙQÌp<§>,sentier,chtmm.
tuosité. '. a .• ...
eJ7fdiaouo!çsía>}s'emporter;à'o7í-foç,aiguillon,fureur.
oi'uw'^a), pleurer; à'oì'i*ct, malheur k moy.
Mais celuy-cy fait cipu^ov & upufo, iepleurois.
Règle XII.
Augment des Verbes composez de Prépositions.
1. Uaugment en composition
Suivra, la Préposition ;
2 . Hors que quelquesfois au contraire
jiu devant il lefaudra faire :
3.. D'autres l'ont mesme en double lieu.y
Au commencement <y milieu.
■ , ■ .1
E X E M L E S.
i. Les Vcibes composez d%ine Préposition,
lont
A V G M E.NT, DES COM'PO Sï Z. %J
font fort différais pour l'augment : Ordinaire
ment néanmoins iC (e faii aprésli Préposition»
estant le mefme que celuy duiimple , en tousses.

jetter , Lvaì&xosu , changer , bi^'ii\oiosm à'áiïsoío&W)


changer. j«,
2. Quelquesfois néanmoins on met l'augment
avant la Préposition.: ce qui arrive particulière
ment.
Dans les composer de S*s , lorsqu'il suit une
consonne, ou, bren une voyelle ou diphthongue
immuable £vçv%íoiinfelixfúm, ìSv;í^\si: Jvirw-
isíu>ìpudort fitíh , exoro , ij\\j<runíov.
Dans les composez d'à privatif, & à'ô(jiîi,jtmul
ti^pvéw', inftpiens fum, îÇfóvxv : àfioÇf ovíu , idem
fentiol w'juçcpfív»»., ,
■ Dans íes composez cjni n'ajoûtent rien à la si
gnification du simple: íZSoì , dormit ÌjCa&iv-ítì. , lé
même, ÌKtt§í\jfi>K'áv'lióof*cuy & àvavìibopeu, ou Spcu;
e/fre contraire Cr oppose, rç**v7í«ftZt*>: Ítkh &
TTÍc), <&Ví, ^Vi7TQV , & c.
3,. D'autres prennent l^augment aucommen-
cement, avant la Préposition , '& au milieu aprés
la Préposition , cbm'me au Verbe simple , hitSìin?
roLu, vivre en débauche, cWs/ìjtijiwh. à/aj^m ,

Règle
SS . NOCTELLE MBTHOD»
,■ R E G L E XI II,

t changé en », Attiquemenu
„ D'Attiquegénéralement
En ?T« change E pour l'attgment i,
uiinfid'ilSetv fiSwcljAu/ %.
fi fait ÏSnv , yjvváfílu/.

£ X E M. F L E S.
Les Attiques généralement parlant,changent *
cn >i pour leur augmen t,íoit qu'il faste partie d'u
ne diphthongue , ou non.
Ainsi « se change en p senícrit , & «v cn
comme
íÌk»Çm, rendresemblable ; Imp.tiita^av, AttjfW*'
«J« , sç.aneir , connoifire ; PL p. , A tt. js'Jar.
tS^efMUtprier ; Impars. íu^o'^íò/, Att. ^v^í'pitf»-
tv.<Jw , dormir ; Impars. *íJìur. Att. j^o*.
Ainsi i'augment íyllabiquese change encore
en temporel parmy eux,commc f/ie^ov, fat***,}*
devois ; iiv»»plu> , >iívy»(dw , jepouvois j. ìSsM*
píw , >î £cvAe'^Ztv , ;r vouloist & c.
Terminaisons dv D uex. 8o

Règle XIV*
«joint devant l'Augment temporel: «resout e»i« *
mis pour ou f«.
1 . II joint au temporel augment
E qui prend l'esprit du Présent l
2. En íct resout mesme >Ítci,
Comme %ú(a.w , £«!«:
3. jìu Parfaitpour As, prend « j
AéAij^t*, «Ajjcp«, su m si.

Exemples.
I. L/Attique jpint encore un « à l'augmenfr
temporel , soit à Ì'I mparfait , ou aux autres temps,
capables d'augmentj & cet «, garde toujours icy
l'eíprit duPreíent.au lieu qu'ailleurs L's augment
temporel, prend un esprit doux.
•{«m, voir: ficífti'^asoif, revoyois-, m^xm
Si iaç«x*,j'*jveu.
îiru, dire; ttvfii, &it& ; ï&mv , e«jr«, d'ou vient
<3TfS«'£«5ro», >srÇ}!ïíètTc* ,)eluy.aj parlé , )e luj ay dit.
Z. II resout (j en ict, comme cfyvup ou áyu, bri-
fer, rompre, A or. i.ífé*, Att. ««1*: d'où vient
x*7éa|#v , ils ont rompu. Joan. 13. «<Jw , plaire*
Prart. mcd. ?<f* & tdi».
3-, II change raccroisscmcntdu ParfaitAí & p,
eo «:
hr,$* , prendre iKÍMQ** & «Aijfy* , surafi ,'fay
priii
l*tíçou«4 , jetter au fbrtfpífMtfpiii, «ju«fpct; d'où
rient «staffs» fatum., ^«0.
Nouvelle Meïhode. •

Observations fur les' personnes du Duel.


» Avant que de pafer outre , nous remarquèrent
icy les terminaisons du Duel que nous avons omises
dans nosTables pour les rendreplus aisées', mais qui
se peuvent voirfacilement icj quand onsera unpeu
plus avance'.

Règle XV. J
Des terminaisons du Duel.
1. En tout Duel tov, tov se met
Aux temps en w , comme au Parfait t.
2. Aux autres tov çr i\w on donne
L'Attifft>:s première personne
3 . Ou le Passif ayant píSct ,
; Par$rt-ca, faisses &îw Cf'&tv,
4. £hì prend pour tenue' aspirée
5. S'il est pur , s est insérée.

Exemples* 1.
1. LcDueln'a point de première personne dans-
laConjugaiíon Active qui comprend les Aoristes
du Palíìf, & fait les deux autres en tov aux temps
cn w, c'est à dire au Présent & auxdeux Futurs»
avec tout le Subjonctif: comme aussi au Parfait
indicatif.
t-'i. Lesautres temps, sçavoir l'Imparfait, le
Plusquc parfait , les deux Aoristes (Actifs & Pas
sifs) ôc l'Optatif font tqvà la seconde personne de
«e nombre, & tîw à,la troisième.
..v 3- Le
Terminaisons du D uel. $\
5 .LePassifa une première personne en ce nom
bre qu'il termine en ite&av, & fait les deux autres
par 6 i c'est à dire qu'il a Syv , Sov , où l'Acìifa toi^
tov; &9-4»;,9Ílw où l'Actif a tov, tÍw par un
ainsi qu'on peut voir en la Table suivante.
4. Mais si la troisième perfonne du Singulier
Passif, qui est toujours en t«>, ou en to, & de la
quelle dépendent ces deux personnes du Duel, a
une tenue devant t, elle sc change en aspirée dé
valuée 9-, à cause qu'une tenùénc'peut pas estre
devant uneaspiree,, commède Kíyu,dire, Pré
térit Passif AsÀey|«<K< , £<w , k!ou: ^èAe^Stsv, Que
s'il y a une autre consonneavantr, on la retient
au Duel , comme de <pa/v« , patoijìre, Tií$Qiy.y.<iui
•x'í<$xv<rou,Trí§a\1ou: níÇctvB'cv.
5. Mais si ce r.est pur au Singulier r c'cít à âire
precedé d'une voyelle , on iníercun <r avec le 3-
au Duel, comme kíkùÍIcu, KtKfu&ov ,8ìc.

TABLE DU DUEL.
Pour les temps qui ont ov, a.
A L' A C TkI F. A U P A S S I F. ?
• ' - Le Présent. ■•-

Sing.Tiû»,«f ,«, lioftou, *i, trou.


Duel. tííIqv , tÏítw. TífljMsS-ov, T»'eo&ev,Tií»9eK,.

Sing. . Ttcw y «?',.« , ■tityfipfit., *í y tr'eu,


Duel. T«rew >,. TÚTíxíf, •. ; T^Wf^eS'íi'.i -£<&>»... A
Nouvelle Méthode»

Li Futur 2.
Sîng 7*» , ÍHT, «, TUIfafMI , p, s7# ».
Duel» Tífirof. T»aTsv.. Twj*,o'ÌLíí9-í»J1i))c,eo9"o>'j «o&a*.
Le Parfait.
Sing. títìx* , ck , e, TtTt[iai,-ifmt-sju,
Duel.TíJíWa»', 7ev. ttl![x&ov , ...ii>9-cv,.<>9-a»t.
„ Le SiisjoNCTit.
Sing. 7i« , , (>-, 7*»/**» , p , »í?<*f ,
Duel. 7A?oi'» -i)7«r» luíptS-i* , 7új«9-ov , ijo9-«v.

íPw 7w /íw])í gw/ ont n t. v-

A L'ACTIF. AU PASSIF.

LImparsait.
Sing. .«w, rr, » , inifihu , f , irft
Duel. ït/sJo», i7,é7í«/ , Stéptòot , í7«'*o9-av, Ée&fuv
Aoriste r.
Sing. .Tiiras , «r , e , ìríô-lu/ , dvc » S1"» s
Duel, t-tisolaiftáilw. tì&ijlmftl&folufi
Aoriste 2.
Sing. ÉTÍÎK , a 1 1% ÎTl'íw, ?f ,. ti >
Duel. « T.e7ov , .TÍa/. I7»V«* , ij'tÍu/.
PiUSQUE-PARFAIT.
Sing. iitlÍKtn , «f , « , .tí7.(uÎh/ , <« > 1Í9,.
Futur premier. $j

Optatif.
Sing. Hot/Âi , oií , m y lioíjxUt/, oio, cílo.
Duel. 1iiJov ,oí-ilu>. Tnlfttòcrjítdì-ttj oic&lur*

De la formation des temps.


Règle XVI.
Formation du Futur premier,"
1. Les Futurs veulent estre en <ru :
2. Mais fío> , %a> , $a>, 7iìu feront v^«.
î. Tu , jccti , yoiy kIoì en %m l'auront,
4. Z» , osa), île* parfois les suivront.

Exemples.
1 . Les Futurs doivent estre en o-», & ils se for
ment naturellement du Présent, en mettantunr
avant « : rit» , j'honnore : 7iV» ,fbtnrtoreray. Mais
les Verbes en <f«, r&'jS-Wjostent leur consonne fi
gurative pour faire place au <r: «<f«, eano,xcu:
olivia perfide, átóo-ui : 7r\jj'9-«, implco, tâjjVw: Ce
qui n'a été sait que pour adoucir la prononciation
qui seroit trop rude en disant7rAtj'ôa-« , «Je-w, cVc.
2. Les Verbes en /3w , îtw , <p« , ou n-la (car le
t n'est compté pour rien) le font enij-a» quiest
presque autant que s'ils le faisoienten fio-ta jt™,
q><ru: félonie rapport du vj.rà ces trois muettes

3. Ceux en x«,^w,x.7i»,lefont demesme


en |» , qui est autant que , yen, x<ra>, £<rw selon le
rapport du £ à ces trois autres y,*,;^
4. Ceux
94 Nouvelle Méthode.
4. Ceux en gufkaru, ou A ttrìta, suivent quel-
quesfois ces derniers, comme çí{a,picquer , çí%u :
ou bien ils rentrent dans laRcgle generaie,taiíam
WjCOiníne $£«£01 , dire, tyçácu.

R E G L E XVI r.
Exception povsr les Verbes qui ont une immua
ble avant ».

Ceux en Aw , pua , vu , pw , pourtant


Font an Futur comine au Présent,
FIorfyu abrégeant Ça pénultième ,
La derniere un circonjìcxe aime.

Exemples.
Les Vertes en Ku,fxu>, vu, fce, font leur Futur
guíïì en kw,pû>, vù, (à, comme leur Présent, hors-
mis qu'ils prennent un circonflexe àla fin , abré
geant toujours la pénultième, en ostant ou la
subjonctive, s'il y a diphthongue ; ou la seconde
consonne, s'il y en a deux: ainsi cnúçu , semer,
fait czi^u , )e semeray: & -ya^ai, chanter , fait
, _/£ chanteray.

Règle XVIII.
Formation de l'Aoriste premier.
Dans VAElif le Futur premier
Formera l' Glorifie premier j
Cìy-íya en uAcpx changeant ,
L 'augment de l'Imparfait prenant.
Ex
Aoriste Premier. 9J

Exemples-
L'Aoriste premier est formé du Futur, chan
geant» en<*,& mettant Paugment de FImparíait,
comme
7i'w, honmrer', er<:v, tícu , ínra.
vZiíïu , battre; tswitìov , Tis<J,a>, ítu4-<*-
íAtti^w, espérer; vAnt^on , ìhnícu', %Km<ra.
De sorte que la figurative , & la pénultième de ce
temps , font ordinairement les mefmes que celles
du Futur.

Règle XIX.
Exception ponr la pénultième.
Aeo , y.u , vu, su , faire long aime
Cét j4orifle à la pénultième ,
Et pour I'í du Futur prenant ,
L>'Attique en >jj» l''«« changeant.

Exemples.
Ce temps veut toujours avoir la pénultième
longue , lorsqu'il n'y a point dV. Ainsi dans les
Verbes cn Xu , pea , vu , fia , où la pénultième est
brève au Futur, pour l'allonger en cet Aoriste,on
joint untavecl'e pour faire diphthongue, com
me *
sí&m , envoyer ; çìXù , Ìsu\x,
cttíI^oj , semer ; eirn-w, Ïa-Treiax.
êíuco , baftir; âí^ûí, íêíipx.
Les
p6 NOUVlttÊ MttHOBÊ.
Les trois communes », i, u, demeurent! mais
estant brèves au Futur, elles font longues à l'Ao-
riste. Ainsi l'on dit,

^J/ix'^cc), chanter ; fytxXû , £vJ,«X«;


fÁizívco , gifler ; piotva, (pi***.
<p««W, reluire; <p<xv<5, ì-çm».
xft'víii, juçtr; jcp*v«, íx.pivx.
ftaAvwB, souiller; f*oAvvíî', ipÍMv».
Mais l'Attique change * cn s? , diíant è^Aa,
/Vjj» ebaméy^out ï\*hM\ iptlwxipoutiploHoi/saj
gaste'.

Règle XX»

Formation du Futur second.


1. ' L'autre Futur fuit son Présent,
Aime le circonflexe accent :
2. Sapénultième brève or donne,
Soit en ostant une consonne,
î. Ou changeant r,-i*t ùpíyx,
Et mesmeaiyxú\ en».
4. Mais d'il, eu , l't se mange.
5. L't tout dijfjllabe en et change.
Son premier Futur y l'admettant
Apres l 'immuable ou devant.
6. Mais les autres leur t retiennenty
j. Aíyuy (ÇAéj-w , jàtázu j'y joignent.

Exemples,
i- Le second Futur se faitdu Présent, duquel
A O R I S T ,R P R. £ M I E R-. 97
il garde la pénultième , la figurative, & la termi
naison ; mais il prend un circonflexe fur la finale,
commcTÍw, shonnore, tiw, 'shonnoreray.
2 .La pénultième de cc temps est ordinairement
breve.C'est pourquoy s'il y a deux consonnes,on
oste celle quifuitla figurative,commc i\J7rìw}bat-
tret Túffúúyje battray : vJ/«S\«, jotier des infirumens,
\]/<»7yw:Típw, coupper , t«^m. Cardans les Ver
bes en îíw, ktù), pw, la première consonne
est figurative^
3 . Et s'il y a des voyelles longues ou des diph...
thongues, on les change en ectte sorte:
j) ^ . fAiîêû) , prendre^ AoiÇà! , jeprendray.
a 1 j T^ctì •ycùymanger; z^xyUì, je mangeray.
eu\ 1 iuúoo , brujler ; y.ztî! , je brujleray.
«vj ' {jravoìy appaifer; ■xxà , j'appaiferay.

4. Les diphthongues « & tv perdent leur pre-


politive £ changeant
et 1 KttelftwJailferyfaïïwxáhelçutOindreiáhiQû.
ívS i-á^tvyta^fmr^ tyvyû: içtvyu>,rotter, ievyu,

5. Hors que les dissyllabes changent Yt du Fu


tur premier en «en ce second Futur, (soit qu'il
vienne de la diphthongue «au Prese.it, ou non,)
toutes les fois qu'il y a une immuable devant, ou
apréscets. Devant, commç nAíxto, plier, irAíì-w t
^\»YM\YXiisìtaìdérober,%Kk-\uì%Kcí%à, Aprés,com-
me dans tous les Verbes en Au, pu, m, çco: gkh-
Çui , semer, Futur premier vníçu , Futur second
e-srctçû , je semeray , ç-éî^w , envoyer , rcjferrer ,
Futur premier 5-£Aw, second s-ííAáí: êçíuu, courir,
D Futur
9S NoÚVtllI MïTTIODï,
Futuf. i.fftfMÎ , 2. Sfxu.w. Et mesme dans queJ-
ques autres, comme JspKw, w/r, Sa^ruS. Voyez
la Règle suivante.
6. Mais les autres Verbes retiennent leur e,soit
les dissyllabes,s'ils n'ont pas une immuable,com-
me t'îKU) , produire , enfanter, i.rí!;a>, 2 m
Soit les triflyllabes , quand mesme ils auroient
une immuable, comme dyá^m , assembler. Fut.
áyiçûí , odpf/Aw, devoir, o<peAw.
7. Et à ceux-cy il faut joindre ces trois dissyl
labes, où Vt demeure, quoique precede d'une
immuable :
xíyu , dire, a££«, Aeyw , ìediray.
qxíya, brujler , ÇáíÇù) , <p\tyw , )e brujleray.
(ìaíttu, voir , (òhí^ïi , [òteTrû , /í verrajf.

AVERTISSEMENT.
Le Futur. 1. & lé z. des Verbes en a«, p*, w,gm,
font lemblabes , lorsqu'il n'y a point de changement
à la pénultième, comme y^&», •«/'«a»; : mais ils
diffèrent quand la pénultième se change , comme
rîr«'j4i } Futur. I . ewíçîí. z. erretfu. &C.
A o r. i s t £ Second.

Règle XXI.
Pénultième du Futur second longue par position.
Quoy qu'âpres la figurative
La consonne soit fugitive J
Néanmoins on la gardera \
Lorsqu'elle la f recédera :
jiinfx de xAíttIu , x.\a,ni2 vient ;
Aíais p.oíç7s!w , pctçTrû , l't retient.

Exemples.
Quoique la consonne qui suit la figurative , se
perde & disparoisse en ce temps pour abréger la
pénultième, comme RAéarl», KXuirû!, selon la Rè
gle précédente: néanmoins celle qui est devant
la figurative, demeure, & alors la pénultième
est longue par position: comme (jlxçtíIoi , pren
dre, fÂ.otçjiUf jeprendray.
Et de mesme itíg§-u>,gaftery nxfòûï: «Jl^x», voir,
íctçKm , où Yí se change auílì en «, à cause de l'im
muable g, félon la Règle précédente: Et quand
les Poètes la vculentabreger, ils font une trans
position : «fgjMMtT , pour £*çkiS : wj«3» pour #

D 2 Re-
ioo Nouvelle Mitho.de.

Règle. XXII.
Des Verbes en £« ou «r«, ', '
Plusieurs en £&> font icy Su ;
Comme Çpjlia , parler,. QíÇjfSZ^s
Oh est* faisant , g relient* .
D'Oçvosui j £w , içvyù vient., '• ,

Exemples..-..
Plusieurs Verbes en £« ouatw, changent auíïï
leur figurative en ce temps pour abréger la pénul
tième; car comme le £vautun<5V, prenant le a-
pour le premier Futur, ils gardent quesqueíbislc
t? pour le 2. comme <$>çj!Çù>,parler, Futur i. <Pç/-
cu , 2. <Pç$t£ú>. Et quelquefois faisant |w au Fu
tur i. oùïej| vaut yrt ils gardent seulement cey
«u 2 . comme c juww | creuser, ojv^a, ó^yâíJJ.e
creuferay. - _■
Règle XXIII. 1
Formation de l'Aoriste second. .
Le second Aoriste estant sait y '.
tPMí ferfo /«r l'Imparfait $
Du second Futur prendre tl aime
Figurative £r pénultième.

Exemples.
L'Aorijte second suit l'Imparfait pour l'au*
gtnent , & se conjugue comme luy : mais il
prend 1a figurative & la pénultième du Futur se
cond , comme
Prétérit Parfait. roi
TuV7tt>, erw7o» ; w», stutov; <£(y'£w, dire>iQ^ef-
Çov; Qça/íSôì , ÍQçgiSovi çfâo) , tourner3 îfftç»*}
çpoc.<pâi y îrp«<pov; quoique plusieurs aycnt cet Ao
riste qui font privez du Futur 2. mais alors il le
faut feindre pour lc former, .

R E a t e XXIV.
Terminaison & figurative du Parfait.
Les Parfaits ont k» par xíjt*^ .
Mais 4- u Futur, prend £», £«.

Exemples. t
Tous les Parfaits se terminent en « , & ont la
plupart pour figurative un a, comme tltt, tít/jc»,
j'ay honnoré: ^á~fb.u, éJ/oaxíí, fay chanté '. «V-
íhn, wvau, "say achevé.
Mais- ceux qui font leurFtmir par une lettré
double, ont une aípirée pour figurative du Pré
térit; chacun celle qui leur répond; sçavoír^
pourri1-: d/» faisant e>«, comme rtíìrìu, battre,
tu'v^w, jebattrajr; i'nv$a, say battu: &^pour
xj; |w faisant comme *Ì£», jediraji , kí-'
}'aJ dû-. ■< ". i" > - '

D. 3 R k

ica Nouvilu MitbOdi.

Règle XXV;
Pénultième du Parfait* *

X . La pénultième du Parfait
Sur celle du Futur se fait.
2. Mais » four t , A», vu, çu prend.,
Son Futur dijjyllabe estant, : • .
3. Et l'a en g fera changée,
áf. Ou des dijjyllabes mangée,
D'éívoi y !m , vvu finis.
5. sípr/s foy l'mà Pnra mh %
Sans prendre « pour t précédent ;
ìví««, nny-YsA.» disant.

E X E M í» LE S.
1 La pénultième da Parfait sc prend sur. celle da
Futur, tuVJw , , t£tu<P«. battre 1 -xíu, t»V«,
■títik», hpnnorer, punir. 1. -
2. Maiales Verbes en a« , vû) , prennent
un «au Prétérit pour 1'* du Futur, cuiin'a que
deux syllabes. . ;, ' ; • .„
ç'ífku, orner, çthù , ÌçhKkx, j'ayorné.
Teívpi, tendre, nvù , lítaKd , f'ay tendu.
3 . Ceux en vu , changent IV cn y, à cause du
x luivant.
«foúw luire , éclairer ,Q>oiiVÛ',m<$oífyjX; fay éclairé.
4. Ou la perdent tout à fait dans les dissyllabes
<n«V«., i'vw & v'v« , comme
Prétérit Parfait. 1,3 j
iclrfiû», tuer t ìúivcà , íKlax.ct, say tué.
Kçívdy accuser, juger, xçivú, kU?w.íi, y ay accuse,

$v*u scmporter,$wtii>iih\>x.z)jt ncesuis emporté.

Mais TestriíTylIabes la changent cny,.comme

paAw'i'í*, foiiiiter, poAwvoT, puuhvfkm.

Le p demeure, mais il prend un tíapréssoy,,


(ans prendre un «devant, quoiqu'il y ait un eau
Futur dissyllabe, comme

víudi , paijfre, vitxâ , mlui|K0t pour véiepc».


fiçífAia , frémir, fiçifjuô, fiífyípti?.».

R E G L E XJCVI.
O pour t à la pénultième.
Áu dijjyllabe avant , $x, %a,,
JL'Attique un o pour í mettra.

Exemples-.
Les Attiques changent , e en o à la pénultième
du Prétérit en <pa ou en £«, comme
•xí^Ttu, envoyer, ní^.\u, wweuÇa, Att. 7rê7roi/.ç#.
arroser, &l&f*%*, Art.

AVERTISSEMENT.
Un mesme Prétérit peut venir quelquefois de di
vers Verbes, d'ííJW, réjouir, A"i^a-pìacer ; «««est
mesme le Prétérit moyen d'íí'x« , wiw : & l'Aoriste i.
d'issu , envoyer.
D 4 Re
1/0^ Nouviuí MtriiOB e.

Règle XXVII. '


Formation du Plusquçrparfait. • , '

JL.e Plus parfait -vient du Parfait ,


Froid «y pour » , son augrneni met.

Exemples.
Le, Plus parfait vient du Parfait > changeant »
en «f, & prenant Taugment qui lu y est propre :

t/w , víTiKct , Itet/x«v , j'avais honoré,


tvtt7û», TêTucpa, tTêTu'ípHv, j'avois frappe,
áw» , ti\vx,a , yvvxeiv , j'avois achtve.
Du Sufoftílif &" de V Optatif.
Le Subjonctif prend les terminaisons du Pré
sent de l'Indicatif; mais ihehange les brèves en
leurs propres longues , souscrivant », & rejettant
l'u: De là vient que la 2. & 3. du Singulier font
en k souscrit, parce qu'il vient de !*« à l'Indicatif:
an. lieu qu'au Duel & au Plurier il n'y a qu'un >;
seul , parce qu'il vient de Vt simple à l'Indicatif :
Ét cette analogie passe mcime aux autres temps,
de ce mode , & se garde encore dans les Circon
flexes & le« Verbes en p.
La pénultième de l'Optatîf est toujours une
diphthongue en toutes sortes de Verbes. Les Ba
rytons prennent u en tous les temps, horsmis
àl'Aoristc I. qui prend ou , tant àl'Actif qu'au
Moyen, à cause qu'il vient de Y» de l'Indica-
' ' • . tif,
Ds L'AoriSts i. E o 1 1 q_u i, raf
tìf, Ti/vJ/aMjwi , à'ïrv^ot; Ttfxiut , d'ewas, &c.
Les Aoristes Paíïìfs,& l'Aoriste Eolique pren
nent h.
Le Futur second a un circonflexe , hors cela il
est le mesmcquerAoriste. Voyez la Table des
Conjugaisons cy-dessus , page 7

Règle XX VII L
De l'Aoriste premier Eolique,
L'Aoriste Eolique Optatif
Vient de l'Aoriste Indicatift
En inférant a devant «s,
Corame tlfet* , d'Cm*.

E X E .M P If E 9.
L'Aoriste Eoljque vient de celoj dcl'Indica-
tifx enpstantráugmcnt, & mettant «devant*,
& se conjugue ainsi :
Sis)g. Tl'lsHtfí, TlV«#?, tlfOt,
Duel ztíeíaíliv , lUtn&Uv.
Plur. weíapflp, nesialt^ xlteua.
Les Attiques sc fervent fort de cet Aoriste,
mais feulement en. la 2. & 3. Singu!. & en h
3, Pkriere.

D j
te6 No uy e ll e Me t ii o d e.

Bu Verbe Passif 0* deses terminaisons.

LePasïìf est aisé à conjuguer, parce que pouc


l'augment,la figurative&la pcnultiéme,il dépend
del'Actif, dont il forme tous ses temps. De forte
qu'il ne reste plus que la terminaison, qui sera fa
cile à retenir par les Règles íuivaintes.

Règle XXIX
Des terminaisons Passives.
... x%
t. - *
M*< tes Futurs €y U Présent ,
Le Parfait cr Subjonftif prend
Mais VImparfaits le Plusparfait.
Et l Optatif en pîw se fait»

" 1 E X E M ? I» E S,
Bans tout le Passif (hors» les Aoristes dontía
Conjugaison est active) il n'y a que deux termi
naisons aux premières personnes j íçavoir
juctf, pour le Présent, les Futurs, le Prétérit par
fait, avec tout le Subjonctif. ••' i
\áw , pour lMmparfait, le Plufque-parfait, &:
l'Optatif,
L'on doit icy remarquer que les temps qui ont un
o ou un u devant y.a\ ou juÎmj, le retiennent a la
troìsé/r.e Pl«riere; n)ais aux,autres ils la changent.
Ceux qui ont une Autre voyelle avant la termtnai-
sf>?, ne la changent point. Ce qu'on peut Vfiirfacile-
x?.efì~titÁans l^Ta^h qui es cy-apres,

Re.
Format-ion du Passif. 107:

Règle XXX.
De la troisième personne Singulière & Pluriere.
De ttst) vient xen , de vient ro ,
Dont le Plurier fait , »7ó.

E X E M r L E S.
Les temps qui ont|u<w, sont la troisième du Sin*
gulicr en -m : Et ceux qui ont plw , h font en ro
puis ajoutant un v aux unes & aux autres on fait
íe Plurier en í1mt 011 en tla, comme licptxí, je:
suis honore'y 1ííl«i , il est honoré., Vioílm > itsfuit:
honorez^

AVE H T I S S E M E N- T.'
Ea seconde • personne suivant la mesme analogie;
. devroit estre par touten s-«f-£Z en m , comme elle est
encore au Parfait , & Plusijue-pai fait: & comme elle
est mesme au Présent de quelques Verbes : mais les
Ioniens ostantr.la consonne, les Attiques ensuite eu
ont fait la contraction en jrsouscrit.au présent , & en m*
à l'Imparfait , comme 7iV«^, 7<es-^ , lUm , n%-,
hannor , honorarit : ttícuLu , tritc-a, iuif,.itm, ko~-
noral/ar , henorabaris ,• ckc. .

R E G L E XXXí.
Eormation des autres personnes.
De çeran, ro. mesme on doit faire:
Une seconde Pluriere-, .
Les temps en hm Trifnitift;
P.reCtnt , Parfait Impératifs 3,
i> 6,
io8 Nouvelle Méthode.
Ou les tenues s'aspirant,
Ou /'s *»> Sylefscul joignant.

E X E M P h ES.
Les premières personnes Plurieres font aisées.
Car elles font toujours en £h*, venant delapre-
mjere du Singulier, en quoy il n'est pas ailé de
íe tromper. Les autres font plus difficiles. Elles
sc formentainsi.
De cette troisième personne en.7<t) ou cn7o, on
forme la secondePluríere en toussestemps. Avec
Le Présent & le Parfait de llmperatifen tou
tes leurs pcríonnes : hors la seconde (car il n'en
a point de pr,emier.e) oui vient toujours de la se
conde períonne du meime temps de l'índicatif,
en toutes fortes de Verbes Passifs,
Les temps en Scu de rinfinitif, c'est à dire
«dus , hors les Aoristes.
quoy l'on peut ajcâter laseconde. Cr troisième
personne du Duel en tous les ten.ps : mais nous en
tipans parle' cy-dejfíu , pag. 87. t ..
Ht toutes- oes formations le font en changeant
lelenS-, & y joignant une s'il est seul, comme
ilíìxi , il est bjtnnoïé, tUS-i, vous ejles honno-

Que fi ce 7 eftoit accompagné d'une tenue,


alors le changeant en 9-,elle le changeroit aussi en
aipirce, àeaulc qu'une tcin-e ne.peutestré-devant
une aipirce: ainsi de-rtWfctf, il a estébattu*, ÍC
fhit ts7u'(( 9-«i , avoir esté battu ; de Asàex7.xi , il %
tstíáit , teM-vh m , avoir esté.4<t ; , Si semblables.
Mais
ETes Aorist es Passifs. 109
Mais s'il y a une autre coníonne qu'une tenue ,
eUe demeure avec le 9-, comme eílcestoit avec
lc-r: víQavlai, ilaeftéveu: ní^MÒ^ì avoir e/ìc
veut Sic.

Règle XXXIL
Des Aoristes Passifs.
L\cs Aoristes òìw , ìw feront ,
Dont aux autres Modes viendront-
íí", «7a/, y&i, íjvai, «V.
Le premier l'afpirate a pris.

Exemples.
tes Aoristes Passifs íc terminent en !w, mais Ic
premier prend toujours une aspirée. Ils luivent la
seconde manierc active de conjugucr,qui eft celle
des Verbes en p, dont nous parlerons cy-aprés,
laquelle a rjpport auPluíque parfait de l'índicatif
A&ifdcs Verbes en u : c'est pourquoy ils n'ont
jioin: de première pcríonne au Duel.
Les Aoristes des autres tVíodes- & des Partici- ,
pes se forment de ceux de l'índicatif , suivant la
terminaison quîkur est propre, comme elle, est
marquée dans la Règle.

AVERTISSEMENT.
Loi soiia dans l'Aoriste premier il íetrouve encore
une tenuif avant 0, e!!e se change aussi enaspirce,
coraraeÌTí'íí&, &fiCfì itinilui , de wí*?».» frapper ,
par la ruesme raison que nous avons touchée en la
Reg'.e précédente.
D 7 TA-
TABLE F O V R C O NfVGV E R.
I k d i c atif. 1 Subjonctif. I Optatif.
Instant. Le Pr.es en t.

Tí J Honoror , aris , I T< < Honorer , ens ,

hapyrtcTiKa';, quasi extenfivus in nm non exaBam. L'Imparfai


(ifW, cv, £,'o, | i r 'W, 'lo, «7»,
E'7'JHonorabar, aris, |Ti J Honorarer, eris,
I . \ípetci,t<ríe,'v'ì'. \ ■ j ( tiftjg^ttftt, tri
í M£»«», Vlllgò tuiurum I. t E I. T E MTS A VISU.

Ti J Honorabor , eris. T<< Honorer , eris ,


2. ^ÍJJÏ-íljKSÍaC.íllVílS-íí^lís-»»'
Ë'ro.Kfv®', quibufdam i'uturum remotiur : Le Futur i

1^1*) Honorabor , eris, T/-^ Honorer', eris,


2. VlJS-ÍIftEÍíS, jj'roís-íf, ííW
n«fsA>!A!;9«5, temfíuj'cxaBum ; vulgò Aoriste i.
_ -£ f ÍD, 1 <£«.,,í# ,;-(<»;, j . síl«V, -íflíí, í<m ,
£*7'< Honoratus fui, Tjf-Í Honorât.suenirijjTi J Honoratus sucras .
I. (êiíftív ôtp.í tìíF«t.'2. ((ujtítjrje jatri 3. v 6tlvfi£v,6 eívle^êíítt
Ao6i!S-»s , inâcfimlum îcmpus , Aoriste 1.
r i)ï, !)«,»;, f f « , jtí , ») , . ç £ií» , f »ïí , tu ,
E'.'fJ Honoratus fui iT^J Honoratus fuerím, [TíJ Honoratus suerai

"~~"n«e^xt<Vei<^-' , adjacent prajenti. Le Fret. Parfait.


■Jfàf,
Xjhti< raf, fui
< Honoratus
Honoratus toi,
fui, T«7. 4 » p,« .Stí. ' £f» us,if • f'/""
t|K£Íl», <rít, v7«f. 2. 1 m/*ll<*,)fll,«nlHf<lfrJ,m
T'ir£fTV^eXix.ó( , PìtiscjUam pirf'cSum. Le PLUSQ-îE-PARFAir
E i7'*?*' ^ Honoratus fucrà
Mît' 'óy.iyei fAmm , P a u 1. o P o s t Futur.
t*7< J mox nox honorabor; ,rr7*^ mox Hpn&fer ,
r . ' ( »'ftf/fi*
H £1-Í£.Oï7«f. ! 2. L*ifnst* «iris iO
L E VE R B E PASSIF.
P E R A T I F. Infinitif. Participes.

eu, ís-í»,
( líor.orsre ,
TK »" . i'< Honorari , T< ) otítiri, s/Ui'yijí, >
y sac honoreris , ( cflre hnurí. - yR

Tí |s-4f£ir.9-«/.
§ jllonoratum iri.
B| -
c»L Tl JutirsrkKf,
c
61
Honoracum iri.
OS

T.('.J Honoratus ig j 1 ' < 3 y'"xi->


n tWls.êtìam» <^ Honoratum esse ,

.5 HonoratusUS E I[
Tf fueris . [fi

( í,"0 l'o ,
, ) Honoratus
Tí'/S) fueris, h 1 ?
La jHonomurn "cfle ,

mox honoracum iri1.


tu Nouvelle M e t h o d t.

Règle XXXIII.
. De ceux qui ont la seconde personne en
Quelques-uns d'apomfont tt»it ;
Comme <poíyoy.(ti , Qctyíton.

Exemples.
Quelques Verbes rentrant dans ^analogie na
turelle, marquée cy-dessus, font lour seconde
personne en a-ctf, comme <p»yotuetf, QcíyíTtu, man
ger. Demesme aux circonflexes «av^as'i^citf, áT^,
feglorifier-', xav^áte m, iwív£â<r«f, pour^au^ajf ,
wv%á, vous vousglorifiez.- Et cette analogie est
celle qui a esté retenue dans le Passifdes Verbes-
cn (Ui , comme nous verrons cy-apres.
Formation des temps Passifs.

Règle XXXIV,
Du Futur premier Passif.
X. D'à du premier Futur Aclif
Fais bricafAoii pour son Passif.
2. Mais de ^ca fe fait dpíhîVsjtMíj;
Comme de |w vient ^s.n^íi**^
3. L'u pir icy l's ojle, ou mett
4. La pénultième du Parfait ,
Aùi, uw , va, dans ce temps aime :
5 . Et d'autres abrègent la mefme.

E X E M p L E S.
; r. Lc Futur premier Passif fe peut former
fa ci-
Futur. Premier. Passif. ttj
facilement de son Actif, changeant u en o,
<rof*en:
r,Su, plaire; q<tw , y &ritrofjLcuï
ifXaLasw, former; ttkúcu, TfKa.&-Ylçv<ji.cu>
noftí^u , porter ; xouí<rv, xojM<â->í(roiAx*.
XeJt», -oindre, xt^^t Xt*&í™Y-**'\
jSuM, boucher, (iveu, {ìvi&>í<ropou.
\J/*^w, chanter; 4/«^"> fa&MfOfuû-
íuçta, ofier; «jfijïwflaç».
^ouvv, montrer; Qoìyw, ^a^y^t^au. • :'*
. «• '. ~ I ; i 1 ' < í .' -"i * ' . 'i ' ' . ; 1 M
z. Mais de i ax,ìk íiU <p^<^>[A3u, & de
eo^Mí,*où les- sc perdant, ort prend toujours un
4> & un % devant Ic 3-, parce qu'une tenue ne
pourroit pas estre devant une aspirée :
tuVJw , battre; iv^u, tvc|>Ô»îVoju<w»
Kíyu , dire; Kí%ta , . .^e^n^of*'»»
7T(»osu, faire; ttçjÍÏ-u, i7ç^.^r,ço^cif. ^

5.QuerqucsVerbesen«pnrgardentIe<r, sui
vant la Règle gencrale, comme dans les exemples
que nous avons rapportez au n. i.' •
£t d'autres au contraire ostent lec, comme
eîivíaì , louer; ctivítrw , áivéií<rouxi.
òçfíw , voir; òçgtau, çp^^y^afÁcu.
(ètfKu ou (ìsa , faistre ; [òívu , (òoQjfttAíu.
Et une infinité de semblables.
4-. Les Verbes en aw, y.u , vu, ç», qui font
quelque changement, addition, ou retranche
ment à la pénultième dé leur Parfait Actif, le re-
tien
H4 Novvmi Miihooí.
tknnent aussi à ce Futur Passif , comme
çt^u, orner; ftA«,. t?«Ax#, y*A9'>[Von*xf.
ví[*a>, affignerin/ÀÔ! , vtviprjìtctf ntftnB-KirofÂMi.
xfivw, juger; xfiytî, kíhçik», Kç&ítofAcu.
xieívw , tuer; ktívú» , Ìxxcckm, KTccB'Ko-oucif.
mcíça/, semer ^ nrif», Uitxçxa. t nt*ç&n<ro{Mi.

j. II y a aussi d'autres Verbes qui abrègent en


core cette mefme syllabe; c'est à dire celle qui est
la pénultième dans le Futur Actif, & qui precede
la terminaison JbjVa,"*) au Passif: ce qu'ils font ou
estant l'une des voyelles, s'il y a diphthongue,' ou
changeant la voyelle longue (s'il y en a; enta
propre breve, comme
%íù> t verser; j^euVw , y\>Ìr,nueH»
c"£Uù)', 'émouvoir; aiúaoi , «vSqiTQpm.
cùçiu , prendre; eùçjfa), «açfSijVo^í^.
Et semblábles,ausqucls on peut joindre lesFutur»
des. Verbes enjui , doat nous parlerons cy- aprés..

R e & l e XXXV.'
Formation du Futur second Passif.
Le second Futur d'wy.íya ,
•yircy.cn seulement sera.'
» .... ! ">
Exemple s,
■ Lc second Futur Passif vient aussi de ecluy de
l'Actif , changeant seulement a> en v,<rof*cnf com-
me 7iwtTir,ffofjLxt y jeseraj honnorei. 7V7r'M , rwxr,-
Futur Premier Passif. ny
copin , jeferay battu : «Sutwf* , changer. «Attj-í?,
«'^«yij'irfl^KW, &c.

R B G L E xxxv r.
Formation des deux Aoristes Passifs.
jíux uíorifles S-tw , la/ prenant,
Suis les Futurs, C joints l'augmenta

Exemples-.
Les Aoristes suivent la mesme analogie qu*
leurs Futurs, changeant seulement r,fcfm, qui
est la terminaison des Futurs , en foc/, qui est celle
des Aoristes , & leur donnant Faugment qui
leur est propre. Le premier retient le 3- du Fu
tur premier, de forte qu'il est en &tw, &îefe*
coud feulement en lw, „ [ ... , ».• ;
On peut mesme les rappeller tout d'en coup-
aux Futurs Actifs (ce qui est encore plus court,
& par conséquent plus avantageux dans Fuíage )
changeant » en &lw , oulw, & suivant la mesme
analogie de la penultiéme,& de la lettre suivante,
qu'aux Futurs precedens. Ils íe conjuguent l'un
comme l'autre , ainsi qu'on peut voir dans la Ta-
blecy-dcstus, page^cT,
1 16 Nouvelle Méthode,

Règle. XXXVII.

De la troisième personne Eolique.

Chaque Aoriste d'îw peut u faire y


Four la troisième Pluriera.

Exemples-
La troisième personne.Eolique se forme de U
première du Singulier , changeant n en g, aciuse
de quoy elle retire Taccent : comme díS-tu/ , j'aj
este honnoré: îl&n, íîi&i)Wt»j ils ont esté honnorez;
De tu t7» , frapper , iìv$$tlw , )'aj este frappés
ÍIvQS-íy, ils ont esté frappez- Et à l'Aoriste 2.
ïlvnlw) iW: tiyíçSlw, )'ay estéajsemblé,%y\ç-
S-ef , ils ont esté assemblez. : ixoeufalw , j'aj esté
0&>ei êtoffÀtiSriv, ils ont estéornez-
1 »*...• 'J ..«.uj,. r: >•*." ■< :>■' ï . .. :
R e g l e XXX VIII.
Formation du Parfait Passif..

1. Dex* Prétérit de l'Actif,


Se fait pxíj eau, icu au Pnjstf-
2. *<* double m , cr fait ppiu, 4""»
Mais prends fait ypeu, |««,-x7«<.
?<Aú>, , t7ío , l'sj joint 1
4. Z/« ^«r /í , ou n'en prend point.

Exemples.
x." Le Prétérit du Passif se forme de celuy de
l'Actif,
P A B. ï A 1 T P A S S I F. II7
l'Actif» changeant k* en f*«< , comme
^x$w , chanter » £v|^í*A-»c.jt , í^a^-pui. |
t7retçw, semer, tínaf-not, Una^-fMít.
x./>ívca y juger t JtóKfí->u*, HÍnp jfiuu, _ ■'.
i. De l'Actifen $x , se fair^aa/jC n doublant
le/A, & deceluyen^as, íe fait yywu , en prenant
un y, comme •■ - '
vviílw , battre , Tê7v-<J>«í , tírv-pipicti.

■òçiost* , creuser , » à>i>v-ypxi.


3. Les Verbes en.<î«, 7«, £hn, joignent icy un
iavantjueei. Etceux meímesen , t!« (ouor»,)
lorsqu'ils íont l'Actifen x«, comme
s^f/Jai, appuyer, r,fei-K», fyei-cpxi.
m&<o t persuader, tcíth-kx, ■nÍTS&sp.M,
«pu?», puiser, nçv-YM, Y^-e^xt.
•muIÇu , porter t aA/A^-xM^KÓni-ff^eii.
ttAxosc» ou t7w , former , nív^x-Kx, 7síz\x-c-fnx(.
4. Ceux en w pur ajoutent quelquesfois <r avant
p, comme les precedens , & quelquefois ils
n'en prennent point : ~ „
frapper , atÍ3\au->c<*, IríiCúU'tpw.
'ïhwrn , tramer t Hkwi-x.*, êthKJ-fy,xi.
KvMj délier. Kíhv-K,», AêAv-paíj.
-r/w, honnorer,punir , Tíli K», rtli-pxi.

Et en tous ces Verbes la seconde personne est en


«•«í par uns-, ou par une lettre double |, &
la troisième en7«* , comme nous l'avons marqué
dans la Règle. r *
ti8 Nouvelle Mithode.
La seconde & troisième du Duel, aussi-bien
■que la seconde du piurier, se sont-de la troisième
Singulière, changeant Iestenuè'sen aspirées, ou
yjoignant un y, si la terminaison est pure,íeion ce
que nous avons marqué-cy dessus Règle 14. page
So". & la troisième Pluriere íe fait de la troisième
Singulière , en ajoutant «selon la Règle 29. page

R E G L E XXXIX.
Exception pour la troisième Pluriere faite par
circonlocution.
Ton n'estant pur en ce Parfait ,
Circonlocution l'on fait
A la tróifiéme Pluriere ,
Que du Participe il faut faire.

Exemples.
La troisième du Piurier se fait par circonlocu
tion du Participe du meíme temps , & du Verbe
st'jftí, íumjefuis, toutes les fois que la troisième
Singulière n'est pas en :f<w, pur, comme
Parfait Passif de crnlça, semer.
S. ïtTrotçtAcu, íGitcLçttH) Ìr7rci?lcti, j'ai feme'.
D. ê(T7r«çuêÔ3», èWa^dov , £(T7r#pScv,
P. ífl-îTít^êéi» , ïfTraçS-t, ieir*çt$Qi ittrl.
De tviíìu , battre.
S. tÍtv^juw, tIÎvvJ,**, Tê7u/A«, ì'aj este battu.

P. iíì^^-i^*t TíTvcp&t, T£7u^(«^'ai iw».


De
Parfait Passif. - ìij

'' i* • ■ r • De
• * híyu
.* - y» dire,
ïi• • ...»
S. hiKiypmt AÉÂsfai, AE/ieKTotf, )'ay efiédit. '
D. AêAê^MíSoy, AeAe^íov , /.íAe^íov.
P. Kikíypéa, híXíxPt, teteyffici brí.
De jrs<9-ctì , persuader. T
S. 7rîiffitrpcii, Ttínnircn, níxei<ïtqtsay estépersuadé.
D. îTÊWêtírpsôav, 7rïJr«<rôov, jréa,«rf ci/ ,

R E G L E XL.
Particulière pour les Verbes en w».
N« change y%x en fiftxi , v<r#{, vt<*(:
JJAttique s prend, dit ■xíqacy.au

Exemples.
Les Vcrbesen v« , qui ont changé le f en y au
Prétérit Actif à cause du *, le changent icy
cn |i* aux premières períonnçs à cauíe du /«sui
vant; mais les Attiques y mettent un Aux
autres on retient le v , parce qu'il n'y a point
d'empeíchcment. Ainsi de Çoúvta , sr^ojwt,
Yay apparu , l'on fait

Sing. .7rîpafjifiiixij . iríÇxvirx/, Ttí^xyrcu.


Att. ní'ÇcccjA.oHf , ...
Duel. iríÇoíiAy.i'ioVy.7ríÇaMÍiov , níÇxiiQw.
Att. Tre-píJiirueSov. i
Plur. ft#&iiff.$M m^otvB-t , TrtÇxpfflai ù<rú
Att. 7reiç«VuêSfl6. .»

IlO N O U V E L L E M S T H 0 D E.
Où l'on voit que par la tnesme analogie, le p se
redouble aussi à lá troisième Pluriere, lorsqu'elle
est faite par circonlocution , à cause qu'elle vient
du Participe du Prétérit.

AVERTISSEMENT.
Les Verbes qui ont pris un « Attiquement avant
Çíu, ou x* au prétérit Actif , reprennent icy l'* qui leur
estoit naturel : asy»» dire, AÍAtg*, Att. aéao.x»,
PaíT. xíXtyiAM. 'Et de mesme vépTra , envoyer , *■£-
vr»nQa, «-eVeftftíW : kAéV7» i dérober , ksuAí^* , *<-
itteMvu , & mesme KÉ«^«ítft«< , par une analogie qui
a rapport à cellede la Règle suivante.

x... ... Reçu. XLI. '


..... í r . f - ■ i V . .. .
E changé en « à là penuItieiBe du 'PariaitPassif.

1. Quand p suit cor.senne 'à l'Aftist


• se prend au Parfait Paffifi
Comme ïç?í<ç* fait ïr?appcii : _,, . ■
2. tiormis íèífiçixn, jòílìftyfMU,

; 'j • .' Exemj l;f s. ■ '.


i . Ceux qui ont je aprés une consonne au Pas
sait Actif, prennent j<* au Parfait Passif.

Çfípu , rouler; içpctfjípw.


tfîTru , tourner; lílpsÇct, ■tiìçxuiJ.ou.
tfí<$u , nourrir ; «7fe({><*, ríS-fxfipcu.

Celuy-cy reprend le ô au Passif, parte qu'il n'y


suit pas d'autfe aspirée.
h° *. Ce-
Parfait Passif»
2. Celuy-cy retient toujours e.
/3^« arroser j fá$px*t fì'&pyp»*

Règle XLÍI.
De ceux qui estent e de la diphthongue «r
Quelquefois d'w l'î se perdra t
Tîiwypon vient de tínv^x.

Ë X E M P L È S.
Quelques Verbes qui ont bu à la pénultième
du Parfait Actif, retranchent la prépositive ^ au
Passif, comme

(pítíjai, fuir; níQivjíOi, Tíí^n-yfíou,.


Et de mesme Ttiv^o^sn , s'informer , cwr í/w,'
Tré^u^wí*) : <réuM , émouvoir; cíevum: ver-
fer , fondre , jetter en moule: r.í%íVftíu & ks^u*

AVERTISSEMENT.
Ce retranchement a esté déja marqué cy-deflìis
nux Futurs & aux Aoristes : il se trouve mesme cn
plusieurs Noms Verbaux , comme vúyx^'í -, con
fusion , de , yjvra , verser : ^vf<t , yì//'se de
çtíya , fuir -. inévitable , du mesme Verbe:
& iëmblables.

R E-
tiu. Nouvelle Méthode.
Règle XLIII.
Formation du Plusque parfait Passif.
Le plus parfait vient du pajfé.
Prend plw pour [mu , croist souvent d't.
v Exemple s.
Le Plusque partait se forme de son Passé ou
Prétérit parfait, changeant p*i en plw, & prenant
l'augment qui luy eit propre j té7/|u<hj (ìdlfjíìw,
j'avois eftéhonnoré f rílv[x.y,<m , %iíìv^lw , j'avois
estébattu: où
Sa seconde & troisième personne se sont ausfi
de celles duParfait, changeant«/en a : -iílnrwt
tíIÍÌm: divisa, ilíl'lo: tíÎuvJ"^» T^u^7ft(, ìtí/wJ/"»
íIìÌvttIo.
La troisième Plurierefe fait en v7o , si celle du
Singulier est cn to pur, selon la Règle 29. ItsMo,
ìlílivlo , ix.ÍY.fíìo , j'avois eflé accusé, ìkíkçivIí, ils
avoient ejìé accusez.: íìnon, on la forme par cir
conlocution: & partant on le conjuguera ainsi :
S. hílvfA.^bjj , êtí7ijv^o , ítíIvttIo, j'avois este battu.

Règle XLIV.
De la formation du Pauh post Futur.
Le Paulò post Futur se fait
De la seconde du Parfait :
Interposant o,u avant «1 ,
Itìicm fait zílïfopcu,.
Exemples.
e Paulò post Futur le forme de U seconde
per-
Subjonctif Passif. iij
personne du Parfait, en mettant o/a avant aï, com
me ríliy-w , líliffí» , paulò poft Futur tÌ:Í<to^.o4 ,
jeferay bien-tofl hsnnoré: ti\\i^cn: Tt7»4*(t*«»j je
feray bien-tof battu, je m'en vas ejìre battu: Ae-
KiypoUi |«í , AeAs'Io^ûK , je m'en vas ejìre dit. Et
ce temps retient Faugment en tous les modes.
Du Subjonïlif.
La seconde personne de ce meusest en y sou
scrit en tous les temps,& en toutes sortes de Ver
bes: en quoy elle se rencontre avec la troisième de
l'Actif du meímemeuf: rly, qu'il bonnore ,' ou
quje "Vousfoyez,honnoré: ruTrly, qu'ilfrappe, ou
que vous soyez, frappé: tto/jj , qu'il fajse , ou que
vous soyez, fait: T'Sp, qu'il mette, on que vous
soyez, rnis.

Règle XLV,
Syncope de l'i au Plurier de TOptatif*
Tout Optatif au Plurier
Peut 1'v,toi> d'eívi$j ofler.
■Tí^ê»»;^ fait T&êi$Jy • •
Qhì prend riB-êtlí , ifòêttv.

Exemples.

Tous les temps de FOptatifeníjf^o souffrent


syncope , en<' retranchant r, cn qiîelques sortes de
Verbes que ce íoit, comme, TucpSv/tjf^u, tu^9-«-
f*5jv, TUípS-eTJê, TuípS-éïêi', que jefois battu: tjS-«-
4*5^, t»Í«7«, T«Ô«e» , a«e )e fois bonnoré: tv7th^
tx a Nouvelle Méthode. '
R L g l e XLIII. "•»•""'
Formation du Plusque parfait Passif.
Le plus parfait vient du pajfé,
Prend ylw pour peu , croijì souvent d't.
» Exemples.
Le Plusquc partait se forme de son Passé ou
Prétérit parfait, changeant peu, en/wZu/, & prenant
l'augment qui luy eit propre ; Tíìt^m', ùíllfA.ìw,
j'avois ejìéhonnoré} rúv[Ap<m , tlílvppilw , j'avois
estébattu: où
Sa seconde & troisième personne se font aussi
de celles du Parfait, changeant^/ en o : Té7i«r«j ,
iíÌHm: éîéV'o, ílíìílo: iQv^on, t3u!t7«Hj .ir'ílu^o,
ililvnlo.
La troisième Pluriere se fait en v7o, si celle du
Singulier .est cn to pur , selon la Règle 29. hílíìo,
tlâula , ix.tKftlo , j'avois ejìé accusé, iníx.^nlo , ils
avoient ejìé accusez.: linon, on la forme par cir
conlocution: & partant 011 le conjuguera ainsi:
S. ìiíÌsj ^.fÁuu , titlv^o , íTílvTrlo, j'avois ejìébattu.

P. éiíVjwpê&í*, hilv(p&(} TílviA+tfa'ot íjVtfíy.


Règle XLIV. '■
De la formation du Paulo post Futur.
Le Paulò post Futur se fait
De la seconde du Parfait:
Interposant o,u avant *\y
lilícen fait 7tlíaopi.<v,.
Exemples.
Le Paulò post Futur le forme de la seconde
per-
Subjonctif Passif. hj
personne du Parfait, en mettant avant aï, com
me , Ttlurcn , paulò poft Futur isìirùfAMt ,
jeferay bien-tofl honnore: ií]v<\nu: -t<íìv<\*pm , je
fertty bien-toft battu , je m'en vas estre battu: Ae-
teyjjtw, %om , AeAei-opt! , je m'en vas ejìre dit. Et
ce tetnps retient Taugment en tous les modes.
Du Subjonftif.
La seconde personne de ce meusest en y sou
scrit en tous les temps,& en toutes sortes de Ver
bes: en quoy elle le rencontre avec la troisième de
1*Actif du melmemeuf: Titj, qu'il honnore ,' ou
que -voussoyez, honnoré: tvVJìj, qu'ilfrappe , ou
que vous soyez, frappé; áro/jj', qu'il fajfe, ou que
vous soyez, fait : niji, qu'ilmette, ou que pous
soyez, mis.

Règle XLV,
Syncope de \'i au Plurier de l'Optatifi
Tout Optatif au Plurier
Peut I'ktcc, d'eír;$j oser.
-Tiâ-eú;^ fait T&âpfy>y
prend T»3-«?e , ifòêiiv.

Exemples.

Tous les temps de rOptatifenj??/^ souffrent


syncope , en retranchánt>j en qiîelques sortes de
Verbes que ce íoit, comme, TV<p9v/fjf<JJu, tv$9-£-
Tucpâ-fTIí, TuCpS-ftssi/, que jefois battu: tiS-«-
ktfay Tiîéìle, tí5«{» , que je fois honnore': tu5T«-
E a
ii4 Nouvelle Méthode.
l^fa. Et de mesme i?àti*%>, Içoùrt, îsxíív, nottt
nous tiendrions debout: ^cuySffious apparoiflrions:
Áaïviïp, nous donnerions: %(>v<ro7$v, nous dorerions :
Et de mesme à l'Aoriste second , t»«(*^j , &

De VImpératif.

La seconde personne du Plusque parfait Im


pératif, se fait de la seconde du Plusque-parfait
Indicatif, en ostant l'augment, comme ïl8m ,
t'íìiío , flí.vi\>o , TêluvJ/o : «AéA.e|o , KÍKítço : ìvÍ7th-
<ro, sréarwo-s: w^v|o, o§v£o,&c. Voyez-cy dessus
la Table du Verbe Passif.
La troisième se fait aussi de la troisième, chan
geant en Bco, & la tenue précédente (s'il y en a)
encore en aspirée, comme tlílv-xlo , lílvçSu: ìkí-
Aì£o, teKíyjïw. í7títth?o , 7Tí5r«o&û>. Que s'ils
finiílent par t'o pur , on ajoûte un <r, comme
lxé*f*?o4 xex.çioSi'i, &c. Par une analogie sem
blable à celle de la Règle 30.

Du Verbe Mojcn ou Mediorí.

' Lc Verbe Moyen est celuy qui tient comme


le milieu entre l'Actif & lc Passif, participant
de l'un & de l'autre , íoit en ía lignification,
íoit en fa terminaison. .. .-,
Le Parfait & Plusquc parfait , suivent en
tous les modes la Conjugaison Active, & les
autres temps la Passive.
La signification çu certains temps est Aóivc,
D U V E R B F M E D 1- O N. ïij
en d'autres Passive; & cn quelques-uns mesmes
tantost Active, & tantoíl Passive , ainsi qu'aux
Verbes communs en Latin, comme fìtdÇapw r
(fi'Aov , je fais violence ì mon amy , (ìtcí^^on 5
<£í*8, je fuis violenté par mon amy : de quoy il
est assez difficile de donner d'autres règles que
l'usage.
On peut néanmoins remarquer que les Futurs t
les Aoristes , C" les Prétérits font bien plussou
vent Gelifs que Passifs, fur tout fi c'est m Ver-
lie qui n'ait point d'Acíif..

AVERTISSEMENT.
Le Présent & l 'Imparfait du Medion sont Je<r
mesmes que du Paílìf dans tous les modes. Les ar.-
tres temps se peuvent conjuguer facilement sur la
Table suivante > où nous n'avons pourtant mis tout
iu long que l'Áoriste premier -, parce «ju'il n'y a
ue lny qui suive une analogie particulière : les au»
res temps se conjuguans comme ceux de l'Actif
u du Paílìf, dont ils prennent la terminaison,

E. 3 TA*
onoraIvit, J
hqui oravit quod
honqux honoravit h¿orno-reavit,
qui
PARTICIPES.
Tío-«ík)
sténos,
Honoaruat.umrus, <*a„çntvv, I¿V, Xfií,ìít
Ti-ovv./ititf, Ti-«u.oftîvoj,
'TABL
fVGV
VERBE
OCO
P
E
N
LMOYEN.
R VRE ««!/,■:Ï05, T«'7í»«5,,
í'7»5
r
Tio-
|I
F.jliJ
MPF1XIH
ATIRF.E
Honoraturum Honoravjs e. Honoravil e.
Tir-
ífÍ«/, «o-í«»,
Tir- T«7<-«a<,
esse.

xtCùi-
da-êt
turtu'«e<, Honorato.
tna. Hoantor.a,

1
t; j a«ft£Í«. ls-.íf
T(-
«7o
o</o
oí:-)¡», assem,es,«t.
Honor
SO
ubjpatiofnct.if. Hoet.nes,orem, raio,
aisin, Honorave-
Te^i-o«u,
««,i/t (,
L.
JHon:!iT'Ì
.r m.

onorarim, Hi
ono|
rabo, /¡¡ai,
Ti-«f^s], Hois,
it.
norario],
H\
y,*!*/
raftas uf¡a¡
v-. T(]l-«,
JisJ),
1
is,

Tir
Honoo»arCa,vuis
Indicatif. Hoic.nis,orabo, hono«ra,vi, á|
J fti•$c ,atr- E'h-o'(ti„»<>,'l<>,
7Eisti«n £?<-
Tet,««,í, Hon raveram.

sum ,'('-
E'/f
Fut. >• Fut. 2. Aor. Aor. fars. Plus- Pars
i. 2.
Aoristes Miinvi 117

Règle X LVI.
,." , Formation des deux Futurs moyens,.
' . De tiV&i fe fait tÍíouoi ,
De ti'w circonflexe, -ë^xi.

Exemples.
Les deux Futurs moyens se forment de ceux
del'A^if: le premier change u en oa«, tlam,.tíf
supai: tJiI>u} iv-$>c[*w : & lc lecond change l'wcir»
cpnflexe en Speu : t/w , rt^pM : zvtsù , rmïç en >
à cause.de l'açcent. Voyez la Table. .- ■ . , k
Dans les Verbes en A£o, vu, çu, le premier
Futur estant circonflexe., íeformeraauíTì en $pwt
comme «r«{«,/«»ír, 1. Futur Actif, «-aregaT: mcd.
«Ttî^ucn , second Futur Actif', *itu.gû. Medion ,
CTrotçovpcn. - '
// Arrive, mefme quelquefois que le t. Futur &
lei.de ces Verbes en Au , , «w, ^w, font les mes-
tnes , ainfl que nous avons dit en IA cítf , comthe
v^a^w , Futur x . 2. d/«AáT , 7»^. 4/«AvjU4{.

Règle XLVÍ I.
De la formation des deux Aoristes.
t. !,« «fe».v Aoristes Médians ,
Chacun de V A'íltf nous prenons:
Le premier joint plw aprés a,;
L'autre ov en óplw changera. '-
2. Mais l'ea pur au lieu d'r,iráft[tu ,
Perdant r,ç, fait souvent áp^j.
E 4 Exe m-
xi8 Nouvelle Méthode.

Exemples.
ï. Les Aoristes medions se font de ceux de
J'Actif, en ajoutant ^Zu/aprcs« pour le i.íriv*,
ìlicd^luv , j'aj honnoré: tw\^ct, vtubáplw , fay
frappé: & changeant cv cn ïplw pour le i.ílie»
ùáulw , iìvTroy , ïi'úitíyXiM.
ì . Mais souvent il s'y fuit une syncope en ceux
ijui vicpnentd'un Verbe en u pur, retranchant r,s
par tous .ics modes, comme 6*>í><rii«í, qui p^nd íes
temps dYv^éa trouver: tvç^'^lw pour ivoyad^lw-,
d'où vient tug^'»*^^. Ainsi wvdpluv pour mï{eí~
plu/ , /'<iy ríff»; <fosecourt i & semblables*

Règle XLVIII.
Formation du Parfâ-iî médian,
« *
i« pajfez. médians font faits
Des Actifs Preurits Parfaits * » '
Àiais pour figurative ils ont
Çelle de leur' Futur feeondi

Exemples. „
Le Parfait medion se forme de celuy de l'Actif,
en mettant la figurative du Futur 2. au lieu de
celle du Prétérit: tì'í» , honnorer , Fut. %. A&.tiû,
Prêt. med. •?.£?«*. EtdcmesmeTU7r7w , battreiilv-
<p«, med. TÍlvwít , parce qu'il a au Futur 2. tustm:
ç&fÇtt, dire; 7tí(p^xMt med.Ttíjpçjtia, à.çauíe •
da íccond Futur <pçjtS£: Tthr,o^u, frapper^ Ttívfw
^«jtnçd.^éîrAij^fle^ cause du a.Futur zKr,yù: /3a«-
Tt\(lS ,
Parfait M e d i o n. ik)
Trias, nuire; [òîSKct.^a, mcd. jSéëA«6í», à cause du
2. Futur /3A«êùr, &c. Cc temps.se conjugue de
mesroe que celuy de l'Actif.

Règle XLIX.
De la pénultième de ce parfait.
1. ISAïtif CT le Médian aime,
Jlu pajjé mcfme pénultième.
2. Hors e/u« parfois yrx devient,.
Comme «a l'qtot, souscrit tient :.
4. Et qu'un Futur dijjyllabiejue
Pour son e bref l'o bref applique
J.. D'ei mefme ci toujours viendra y_

Exemples,
r. ta pénultième de ce Parfait est ordinaire»
jnent ia mcíme que celle du Prétérit A ctif, corn-
mz-rílíMt, %ílioij'aykonnoré: tí7u$«» tìÌv7T«, ì'ayt
battu : néanmoins il. s'y sait-quelquefois chan
gement: de qui n'arrive pourtantqu'aux Ver
bes qui ont un «ou un s , soit seul, ouendipk»
thongue , à la peaultiéme du Présent.
L'ot demeure d'órdinaire > sur tout lorsqu'au»
trement ce Prétérit cortviendroit avec l'Aoriste-
premier Actif: cotnmc 4,*^£J > e4'*AîM!> í4"**-*»>
%k non eJ/^», qui est l' Aoriste premier Actif
z. Qiielquesfois il íe change cu y,., comme
B-a'^u , fleurir y reverdir, it&r,\*: JtA«£i*, clan-
go ^sonner de la trompette: r'vúhvft'V. i. mais it
» y-a-gueresquccesueux-là.-
E $ M«
$jo Nouvelle Méthode.
3 . A< devient n souscrit, comme Qxww, ttÇçvivci,
montrer i pictív*!, lAijAÍyv*, gosier: ftctívu: [/.ífji>-yxx
radotter. ■ ■
4. Dans les Verbes de deux syllabes, de quel
que conjugaison qu'ils soient, ì't pénultième du
Futur 1 . Actif le change eno en ce Parfait, com-
ìncTÇíTrw , tourner, tç44,<m, ikr^ma: híyut aí|w,
hí\oyoLy dire: v£juw, vtuu, ú\oy.»idiflribuer.
Que s'ils ont plus de deux syllabes, ils retien
nent leur t, comme oÇe/Aw, óçthûj, w$êa«, devoir
4yîìf^ui , ùyîi'hû t t-jsîAa, annoncer.
5. Par la mesme analogie ceux qui ont« , sòit
difiyllabcs 011 polyfíyilabes , le changent en 01 y
comme oÌAéíçcd, «Aa^w, ìjaoi.ç», oindre: 7reí$t<>> ,
xeítrw , 5rêTíi&« , persuader : Ma, ff'ft"', Ìukcì ,
qjireJ.imbLable.

.•* 1 *- * • ' — - 1
DE LA SECONDE ESPECE

DES VERBES EN si»

Qui ejì des Circonflexes.

T Es Verbes Circonflexes font ainsi nom»


mez à cause de leur accent; parce que ren
fermant deux syllabes en une, cet accent qui
n'aist de l'aigu & du grave , íe trouve mar
qué fur la derniere: comme xAcúo, xAw, rom-
s'
il y en a de trois fortes à remarquer, parce
qu'ils peuvent venir des Verbes cníoo, «'«, w j
ce qui a donné lieu aux Grammairiens d'en faire
trois Conjugaisons différentes. La contraction
s'y satic toujours de leur figurative, e, «, »,
avec la voyelle ou diphthongue de la termi
naison : ce qui arrive feulement au Présent Ôc
à rimparsoit de chaque mode, & du Partici
pe; parce qu*il n'y a qu'en ces deux temps où
ces figuratives se trouvent jointes à la termi
naison. - w ■. .
Les autres temps se forment selon les règles
des Barytons , comme nous mont.rer.ons cy-
aprés. Mais ces deux-çy iont beaucoup plus
ulitez avec la contraction, qu'autrement.
1(1 {ÎO.SÏULI M E T » O- DE»

Règle. L.
lï>es Verbes en í» , dont les Grammairiens font la
première Conjugaison circonflexe..
Ceux en íu font « d'aï
D'í3, a: Du refle ojlent I'í.

Exe m p l e s.
Les Verbes cn km , font la contraction d'ií en.
<l, & d'u cn «: Ailleurs ils oítent la figurative
trj. ne laisient que la terminaison..

Règle L IV
2?es Verbes en 4r , dont les Grammairiens font la
seconde Cenjugaispn circonflexe. ■ '• •

, -. , . D'xo, #v*i vient myÁyci^


Ofiant u, quand il y sera,
Jy'iuTX par tout souscrivant,
Osefl/c autre crase en a se rend*.

E X. E M P L E S.
Pour les Ver,bes,en «w, fiaprés la figurative «r,
ìi íç trouve un a , ou un o, elle íe fait en m : pac
tf>ut ailleurs elle íe fait cn ct. Mais pour faire ces
contrac'tionsjil'ne fout considérer »y 1'» ny l'f.Cac
l-'os.'oftc enticremefltj quand ii s'y rencontre: &
ainsi d'à» ie fait- comme s'il n'y avoitqii'seo:^
^l'ifÌT^s'oôaijtcauíîì,, íç marque feulement def-
ïmiSt'ç de íortç q^e d.'*y íe fait y, souscrit, d'«H,
í^:. St.ainlkds*4Utrê\,,
BLe
• Manière de contraster Les Circonflexes. 1.3 $

Règle LLI.
Des "Verbes en íâ, , dont les Grammairiens font la
troisième Conjugaison circonflexe»
Ceux en óu changent en x
L'o suivis de brève, ou bien d'à:-
Jplais me longue le suivant ,
Leur crase se fait en a grand.
Ils contractent le rejìe en c».;
Hors oh». o.Cv 4 l'injìny.

Ex BMP LEÎ,
Pour ceux en óa ; si apres la figurative a, U fuit
Vaac des deux brèves i, 0, ou ladiphthongue », la
contraction ÍC fait en a : s'il fuit une voyelle lon
gue ?, ou « , elle £e fait en o. Et s'il fuir une au-
tre diphthongue, qui aiMia í , ou (ou-serrt, ou à
coité, clie sc fait en cï : horsmi s à .'Infinitif,
où on ostc premièrement t) .puis on fait la con
traction à'òî en s.: & ainsi d'ea» on fait svj>: jçfju.-
««>•, ^pu«Cv , inaurarc, dorer, (kc.

Ces Règles font tant pour V'jiîlif que pour le


Pasjìs Cr le Ádedion. Mais pour s'enftrvir avec
plus de facilité., ilsuffit defc représenter en l'esprit:
une simple idée de conjuguer les Verbes dans U fa
çon commune , comme -n'w ou tvtîÎúo , Cr ensuite
faire la contraílion de la figurative avec la voyel
le oh diphthongue sui.vante , sans vouloir conjur
guey Cy prononcer ehaque personne des deuxftcons
4 1.7fois, comme on fait d'ordinaire.: ce qui eau
134 Nouvelle Mîihob i.
se une étrange confusion. C'efi pourquoy j'aj di
stingue' les Tables suivantes en deux couleurs ,
afin que prenant en chaque temps le noir tout k
la fois ( qui marque la conjugaison commune )
fut s tout le rouge du mefme temps ( qui marque
la conjugaison circonflexe ) on puijfe apprendre
fans difficulté' à conjuger ces Verbes , qui font
d'ordinaire de la peine à ceux qui commencent.

i ■
H. N F L E X E S ACTIFS.
' í) ,ï i T ) k n 1 .t u ? '.i i -i .

, ï» :» , «q»

J M." . /
! . J», i j , ■*.. iu.i I > . , .i . < j>" r' ■■

-«■>.*•»• ■ , i» , »1» 5 w»
) '«st ! • - ^ -u,
• ', s, , me .'cii.îcl
Des^autres temps non Circonflexes. ' i^j
í t
Changement de figurative en ces Verbes.
II y a des Verbes qui ont" quelquesfois «, &
quelquefois « pour figurative, comme yr^íu &
jiìoçt oj , vieillir , \Xúu & tAzoíu , avoir pitié'.
D'autres ont quelquesfois Ts, & quelquesfois
t'o , comme J'ij^êw & (ÍíjAííi) , manifester: ^a^'m,
&t çx^ulcú , peser.
D'autres ont quelquesfois Tas& Vo, comme
fpioíw & fîyáu , vivre. Et quelquesfois meímc l'ç %
ì'ot, Scì'o, comme -mvÇíw , jcw^ae'w, & mvÇcw ,
gannio , crier comme un renard.
• U y en a auflì quelques-uns qui fout & bary
tons & circonflexes, comme
ouêtfÁim^ & ôûSí'jy.xf, où$Qvy.im) révérer,
(èo.trw , & j3oss>têw, paifire., '

•Règle LUI.
Contraction en » changé en
Jta contraflìon d'aï , a. ,
Quelquesfois se change en ÌjV<*.

Exemples.

Lacontraction d'ae en », (bit souscrit, oa no»


souscrit, fe fait auflì cn u, scion les Doriens, auf-
quels il est propre de ch-mger Ya,í en >j. Car co'm-
me de t« ê(t*« , iís disent r>;y.»t mca , mes biens i
ainsi 'de ythátts ils font jrfAijç wo».r wc, de ^(^««f,
«fjvj/íç ï/í/îí/ «çasoif fans mesine souscrire par
ce
i}6 Nq u- ville Méthode.
ce qu'ils l'ostent avant la contraction. Ce que le»
Attiques observent aussi cn quelques-uns , com
me jreivïs , vous avez, faim: Çtjç, vous vivez.:
, il vit : & à Tlmparfait, ÎÍÌu> t rtç , >it je
vivois: de vivre: Ils en íbnt de melìne
à l'Infinitif. Voyez cy aprcs.

Sur la contraction du Subjonctif.

Nous avons dit que dans tes Verbes en áea fa


se contraste cn ci , lorsqu'il est suivy d'un p souf
ferti , au lieu qu'il se contraste cn w, lorsqu'il
est suiv* d'un t) simple: ta première façon se voit
icy au Singulier, , C" l'autre au Plurier.
Ainsi U seconde cy troisième du Singulier
prend toujours icy én toutes sortes de Verbes ,
une diphthongue à la pénultième , soit ffopre ou
impropre* Mais au Plurier il y a toujours une
voyelle longue , comme on peut voir cy dessus.

R a
Des autres temps non circonflexes. 137

R e 0x e UV.
Que l'Attique change m en Lu, à l'Optatif.
L''Optatif circonflexe en pi , .
L'Attique en. Iw veut fatre auffi.

Exemples.
Les Attiques changent au Présent de l'Op-.
tatif circonflexe p« en lw , en toutes Tes trois
fortes de Verbes, & le conjuguent comme les
Aoristes Passifs , suivant l'analogie de la con-
jugailon des Verbes en y,t , dont nous patle-
rons cy-aprés.

-, 4(Ao/, Çn» i y n.

Ainsi «ppcvoiîw, je deviendrais sage: xx\ollwy


l appellerais : ,<pgovgc#M4 jedeffendroist dysnrxlwf
j'aimerais.

Des temps des Verbes Circonflexes qui rentrent


dans L'analogie des Barytons.

Règle LV.
De la pénultième des Futurs des Circonflexes-..
Iij la brève avant l'oo pur , . .
Devient souvent, longue au Futur, .
ExEM
xj8 Nouvelle Méthodes ■ - -

Exemple s.

Les Verbes Circonflexes changentordinaire-


ment leur figurative en ía propre longue au Fu
tur, & par conséquent au Prétérit : Ainsi
* j < çiKío) , aimer ; $ì\y,co> , Tcttpíxtfm,
«>cn,,c/3û«fti, crier, fìoteu , fiilèóy,x.x.
* en « ìXi*™*» dorer; xçvweu, kí^vcux*.

Néanmoins il y en a plufieurs d'exceptez qui


retiennent* leur figurative brève. Voyez, la Nou
velle Méthode* :_. t .

Règle LVI.
Des Futurs i. Aoristes 2;& Prétérits medions.
des Circonflexes. <
I. De second Futur & a".Aoristes
' Du temps moyen qui'fuit leur pifie y
Les Circonfiexes font privez. , . .. ■.
Z. Ou du Présent les ont tirez, « :
La contraction deja faite,
Sans qu'autre pénultième en mette*

. E X'E M ÎLE».

i . Les Verbes circonflexes qui viennent dVw ,


n'ont ny Futur second, ny Aoriste 2. ny mesme
Parfait medion, qui suit toujours ces deux autres
temps. » '. 1 .- t ">
Ceux qui viennent d'éw j ou.d'ix'w,' n'en ont
-:r z ..1 mesme
Des autres temps non Cironfiexes. 139
mesme que rarement, & seulement lors qu'aprés
la contraction, le Verbe ne íc termine pas en <î
pur, comme$iA|u, cpíAaT , j'aime.
ï. Et alors ces temps se forment naturellement
du Présent, la contraction déja faite, gardant la
figurative, & ía pénultième, & ajoutant l'au-
gment & la terminaison, qui leur est propre, sans
. le mettre en peine des autres Règles de la pénul
tième de l'Aorisie second, ou Futur second des
Barytons.
Ainsi le Présent & le Futur íecond , font
alors semblables, comme ç<Xía , <pi*w, j'aime 8c
j'aimeray. Et de là vient V Aoriste íecond í<$tAor,
Parfait medion , irítyiA», yay aimé. De mesme
mí<at teAí?, )'achevé & j'acheveray , 8c non
rxKoô , Aoriste second ítthor , 8c non írahov ,
Prétérit medion, xire/wí, & fton títoA», /*«jr
achevç. f '»
Z>í/ autres temps Cr*'des autres modes.
Les autres temps íont faciles. Car du Futur
Çi\ytffcat par exemple, íe fera l'Aoriste i. t<P*'-
Kv,<rx , fay aimé: Du Prctcrit TTícpíAtina, , se tc-
ra le Plulque-parfaité;j-e<píA>í'>ieiv. Et de mesme
aux autres meuss. Au Subjonctif Aoriste pre
mier (pMijVcd , Prétérit tsi^ìK^ym. A TOptatif
Aoriste premier , $iKqrxt[*t Eolique <£<A»îVc-<a,
«k, Prétérit ttéÇiàij'ííí^uí. Et ainsi du reste : Ce
qui rentrant entièrement dans Fanalogie des
Barytons n*a pas besoin d'estre expliqué plus
au. long. C'est pourquoy nous paflerons au v
Passif 8c au Medion.
Du
j4o No v tï t li M. i i n o b i,

Du Passif cr du Medion des Circonflexes.

Les Passifs des circonflexes se forment de leurs


Actifs, en gardant les mesmes règles de la con
traction, & les mesmes observations que nous
avons marquées cy-deíTtis. C'est pourquoy il
surfit de donner icy une Table de leur- con/u»
gaison.
'Fol.. o$ F IZXSS PASSIFS.

■J I F. I V F INITIE. |F A R T K|P E S,j

í£t&*í ,
rr
'dor'
Amari ,
, i

ator , ^ «errai ,
«o-»» , Honoran ,

nf.
ator, o vój-eci ,
;Prcs.
Jnaurari.
.vmA

,"-.T S

. t&T>»> ' ' ' ". )


II ',
,îh) , .- ■ I! î>
• 1

kl, I , ?!>» , •. . > -<

(
.- . , J
Du Prétérit Pajs's des Circonflexes. « 14 1

' Du Prcterit Passif des Circonflexes.

Le Prétérit Passif fe fait de celuy de l'Actif,


en changeant y.a en y.om , comme ttíttoí^ku,
weTVílfiiAOí .1 (àí/âoii«e , /3e/3o't)Wí£í : myeyepifM ,
Y.i^veupeu, Quand la troisième perionne du.
Singulier est en -xm pur , comme jSfjSìfonti,
TTêTroMjTít) , Xífc&íitítvai , on met un c au Duel,
& à la seconde du Plurier , comme dans les
Barytons.
Que si dans l'Actifla pénultième est breve, on
met aussi à la première perionne un <r, comme
dìns ríhíui , flnir 3 téIíAíx* , tíJìWjmh.: j^í^*»,
r/rí : j'íj.éÀaxaí, yaj'êAítrjUí^, &c.
U y en a quelques-uns d'exceptez qu'on peut
voir dans la Nouvelle Méthode.

Des Verbes Mojens Circonflexes.

Le Prescrit & l'Imparfatt sont les meímes


qu'au Passif, aussi-bien que dans les Barytons.
L'A oriste second, le Futur.second, comme en
core le parfait & plusque-parfait, íe doivent for
mer suivant la Règle que nous en avons mise cy-
deíTus, page 154.
De forte qu'il ne reste plus que deux temps ,
sçavoir ic Futur premier & l' A oriste premier, qui
■se font régulièrement de meime qu'aux Bary
tons, comme de ÇíAíw, j-Va, se fait

Le
tji . Nouvelle Méthode.

Le Fqtu| i, L'Aoriste i.
Indicatif ^t\r'ro[tm. Indie. Êç>iA>je-«|uíu/.

Subjonctif (pi^y'euiA,*!,
Optatif <$<A»js-oi'|uZu>. Optatif <f<Aíj<raiuZa/.

Impératif (ptAyccq.
Infinitif. tytktitèiè£. Infinit. Qt^exièÇ.
Participe cfíA^o'^i^'. Partie. <pfot)ir»uk>&.
Et de mesme dans les autres en du & o'« ; woíw ,
>í<ru> , T/jW>)<rojM«f, ÌTiy.ïi<!cLphjj , &C. Xgvfíuy wcu> ,

CHA-
CH A PITRE QUATRIEME.

De la Conjugaison des Verbes en p.

T Es Verbes en p font toujours dérivez de


■~ ceux en a pur , & Ton en peut considé
rer deux sortes: les Réguliers , & les Irregu-
liers. ", 1 1
Les Réguliers, qui font eh assez petit nombre,
font ceux qui íe forment & se conjuguent en la
manière que nous allons décrire. Ils viennent
des Verbes en íui , du, iu , auíquels on peut
joindre v'<*: d'où naissent quatre fortes de figu
ratives, g, #, o, v, qui ont donné lieu aux
Grammairiens de faire quatre conjugaisons de
ces Verbes , & qui doivent estre remarquées
pour conjuguer facilement.

Règle I.
I. Ces Verbes Vu changeant en fttt
i. Font leur redoublement par i:
3. Et d'i, et, 0 , figuratives ,
En leurs longues commutatives ,
Marquant le Duel, Plurtcr ,
Veulent la longue au Singulier:
4. 77/ suivent au reste la ptfte
Du Baryton Passif Aorifie:
5- Hors qu'au Présent de jmí vient et;
Tí'Síj-UÍ, TÍÍfrjf, Tí^-fí.

EX E M
«44 Nouvmi Méthode.
E X E M P r» eJs, 'i S\ L T

11 y a trois choses à remarquer en la. formation


des Verbes en ^í, ■■
i. La terminaison , qui est de changer w en pf>
z. Le redoublement qui est proprement, de
repetet la ptemicre consonne du Verbe avec un
'«, comme èca , tl$àfa , ptehant toujours la
tenue pou r l'aspúrce , comme ôíu , .Tí3-iy** ,' 8r'c.
comme à- l'augment Rcgle f. du. chapitre pré
cède nt. /'
Mais on appelle improprement se redoubler,
lorsque le Verbe prend seulement un .'qui est or
dinairement marqué d'Un esprit rude", (ans repe
ter la première consonne: ce qui arrive à ceux'qui
commencent par f , ît?, on par quelque voyelle ,
v«w , : ifhztit , voler , ìiíltíu : , ií* , í^ui ,
aller. ■ •'
3 . Le changement des figuratives s , a , Oj cn
leurs propres songues, £H«,t/3tj pi, mettre, rxw,
('fi}-,ui, eflre debout: Jeai, SlSu-pii donner. Et cet
te pénultième longue demeure ordinairement au
Singulier, au lieu qu'au Duel & auPlurieron
reprend les figuratives brèves* A quoy fi l'on
prend garde , on n'aura pas peu d'avantage pour
bien conjuguer.
4. Cardans tout le reste, ces Verbes sc conju
guent presque en chaque mode,(uivantl'analogic
des Aoristes Passifs , qui comme nous avons dit
ailieursrcntrcnt dans cette manière de conjuguer
Active. De là vient que la seconde personne Hu
Prcientlndicatit est en fjcommc celle des Aoristes
Passifs:
FofcMAtlON DES V E. R. B K S K N fU. 14$
Passifs: TÍÔtjf, tu mets: *T»Siff, tuas esté honnoré \

5. Mais la troisième personne Singulière du


mesme temps, íc fait de la première , chan
geant jw» en <ri , t/Íjî-ui, t*í »j- <r* .
II faut mefme encore excepter la trbijtéme per*
sonne Pluriere ; mais c'est par une autre analò~
gie , que nous avons déja marquée au chapitre
précédents Cr dont nous parlerons encore cy-aprés.
Les Verbes en vtut n'ont point de redouble^
ment , & ne changent rien à la pénultième,
mais l'u estant commun, il passe pour long au
Singulier, & pour bref au Pluricr. Ils n ont
ny Subjonctif n y Opt3tif.
Les autres Verbes mesmes n'ont que trois
tcmps,!c Present,l'Imparfait,& l'Aorisie second,
prenant lc reste des Verbes en u\ d'où ils font ti
rez. C'est pourquoy nous parlerons première
ment de ces temps , reservant ensuite à parler des
autres cjut n'ont presque rien de particulier.
AVERTISSEMENT.
Pour apprendre facilement ces Verbes , il les faut
arariHfre par rapport aux Aoristes Passifs, & est
comparant chaque temps ensemble comme ils sont icy
fliíposez: ensorte que sçachant par exemple le Pré
sent de rí4*f<i tout entier, on paíîe à celuy d'íVífti &
ensuite aux autres. Car par ce moyen on verra qu'il
n'y a guere de différence de l'un à l'autre que dar.s
la voyelle figurative , ou dans celle qui luy répond ,
& on les retiendra plus aisément.
.Pour le Duel on peut, si l'on veut,le passer d'abord,
comme j'ay dit dans les Verbes Barytons , suffisant de
l 'apprendre ou de lc remarquer, quand on sçaura
bien le reste.
F I N
146 Nouvelle Methods.

INDICATIF.
Temps Présent.

Sing. rA-tifUf ïç-q/ju, âlS-upt, Çevyv-vfju,


ís"-)jî, êíi-uç, çvfyr-ittt

Duel. «W?«, <s--*7«», h'á-el»tt Çivyi-v}él,


t<í-{7«», Ï5^-*7«( W-»7«», {«e'y»-«7»» »
Plur. Tiô-eM^-, í"r-«MÍ", lí$-o$Jt ^yi-vy^/y
t/0-«7í, J/J-e7i, J«V-«7f,
tâ-iici , li'iíi , SiS-ï<rtt ?tvyr-iïfi9
Ion. iW<, Ion. «W< , Ion. »W/.
La troisième du Plurier, comme nous avons
déja dit au chapitre précédent , est toujours sem
blable au Datif Plurier du Participe en tous les
Prescns & Futurs de tous les Verbes. Ainsi Ti£híf,
ìvtoç , ponens , faitToiï t»()««, fonentibusi Scrí-
9-iîp, pono, mettre, fait la troisième Pluriereu'
é«V< , ponunt. Et de meíme des autres, il'
Les Ion. & les Att. font cette troisième Pairie*
re en oíìant la subjonctive, & ajoutant un «,com-
me on voit cy-dessus, wMourt, &C. ils ne diíent pas
pourtant Içoíxtri, parce que Ya, circonflexe est
presque la meíme chose que les deux «'«de fui
te, & qu'il est plus doux.
Imparfait des Verbes en pt. 147

Règle II.
Formation de l'Imparfait.
L*Imparfait venant du Présents
Prend , j'il peut , m atcrotsfement :
M< chante en n en s , en rien^
EríSvv, 9ìj-f, faisant bien.

Exemples.
L'Imparfait prend l'augment, s'il le peut feían
les Règles ordinaires : mais ís">jp n'en prend
point , jjarce qu'il commence par un « qui ett une
voyelle immuable. Voyez cy-deíïus.
II se forme du Présent , changeant p en v
pour la première personne , en «■ pour la se
conde , & l'ostant tout à fait pour la troisiè
me > comme. Ti'9)j-p« , tlt'Sy-» , ílíì~qs , »?»'-
in, &c.

L'Imparfait.
1 1. 1. 3. 4-
Sing. tl&-nt~i- ' Í's"-»3V , Ifik-w, iÇtvyv-w,

Duel, llli-cln, ïr-*7«> «^-«7»», l^vy-vT»! %

Plur. í7.'9-ef$;, £-«f4/, iSiS-c$jt ì^'yv


nf'â.|7í, ;'s-«7e, êJ/Jolê, iJy>-«7«,
tlí6~íeot,v y íí cíffdv, ìíl<$-o<rctv , iÇivyv-v<retv.
BeQt. ». Beot. «w. Beot. <». Beot. m.
F 2 Ceux
148 Nouvelle Méthode.
Ceux qui n'ont point de redupiication au Pré
sent, n'en ont point aúsli à I'Imparfait: ,
aimer, içlh\w , jjí, ti, il aimait : vo^u*, enten
dre, btílw.y tjî, *i, il entenáoit , il comprenait.

Règle III.
Que le Veibe en *ti prend des temps d'un
circonflexe.
jifsez. suivent le Verbe en pi ,
. • Au lieu de ses temps , prend pour luj
Ceux que d'un circonflexe on fait ,
Comme on voit en cet Imparfait.
À '
Exemples.
Les Imparfaits des Verbes cn ju» font assez peu
tintes, quoiqu'il s'en trouve quelques-uns. Mais
on fc fert plus ordinairement de I'Imparfait du
Verbe circonflexe, comme de
T>9êo> , tiB-u-ì; Imp. hrí&avfj &ç, « , je mettais,
iíoía , IçiZ. Imp. fçmt «í, », feftois debout'
«fiJo'w, Jicîâi. Imp. êVieS'su» , «î, », je donnois.
De mefmc à la troisième Pluriere , tTctwrj
ífCtlV , íSiíovv.
Et il y a beaucoup d'autres rencontres où ces
Verbes prennent les temps des circonflexes,
comme nous verrons cy-aprcsàl'Imperatif: &
comme il s'en trouve meíme au Présent , Tta^ar^
£e~otì 7r«fTi6sr, il oppose : de Tra^at^íai : êiioTÁC
■ ÍÍJe'íopouríiVW/, ildonne, & semblables.

Re.
Aoriste i. des Ve.r.bes en jk*. 149

Règle IV.
Formation de PAoriste second.. . >

x. De V Imparfait l"Aoriste tsi' pris,


Adais fans redoublement ejì' mis ,
2. Sa longue gardant , htrs íkUvy .', '-s
Hors e J«v , e?" tíí'íii^í , >jví »

E XEMPIES,
1. l'Aorisie i-tanticy qu'aux autres mocJes ,
soit à l' Actif ou au Medion, se forme loûjoiiw
de son Imparfait en ostant le redoublement,
& luy donnant Paugment qui luy est propre y
comme ìt&Iw, ïdlw, ïç\w , $sUuy &íc.
II se conjugue tout de mcsme que l'Imparfais
dans tôtjv de tí&jj^c: îSm de <$í£u>fA,t.x Sk melme
t>v de íljp, dont nous parlerons cy-apiés : pre
nant la brève au Duel & au Piuricr.
2- Mais hors ces trois & le.urs composez *
il garde par tout sa voyelle longue , comme
ou voit en &sr,v , cy-deslous. Et de mesme en
e/3ijy , de jòaúva , je vais, & en tous ceux qui
viennent d'un Verbe en áu> , comme encore
en eyvm , j'ayfceu : èatAwv , fal eflépris j & au
tres venant d'un Verbe en iuï

F 3 & O R. I-
15e N o u v e l t e Méthode.

Aoriste» Second,
i. i. 3.
Sáng. 'îb-yr, ïf-w, U w,
?3">fî, tr-ijí,. ÌS-uçy
«S-»? > fr-»!, 'íí-W,
Duel. «&-tTo», iír-xT»», W1-*»»,

Plur. 29-8^, i>-wfr, ^-0(4",


ïO-6Tf, íf-fîTÍ, ttf-ÍTÍ,
sí-ea-av, t?- tj<r*» , tí-oeM,
Biot.tt. Beot.*i. Beot.«>.
£.<* troisième personne Pturiere souffre icysynco
pe : ìfê*» , i7j ont flacé^ four íhfctv : ïSov , i7j «tri
donné, pour ÍSotM. Áíais particulièrement en
ceux qui viennent d'au : ìY«v , ils. se font arre-
flez. , pour ífí?îw : ïfyav, ils s'en font fuy , de
Sçïy-i : Íxtxv y ils ont tué, de xTÎÍfxi. Ce quise trou
ve de mesme quelquessois à l'Imparfait, comme
nous l'avons marqué cy-dejfus, íriSíc pour ìtÍS-eo-osv,
&c. 0" rentre entièrement dans l'analogie des Af
■ rifles chap. 3. Règle 36. ïrvtphv pour irv<Ç^fxt,

A y E R T I S. S E M E N T,
L'Aoriste tràv prend un augment , quoique fòn
Impartait n'en ait point, parce qu'il ne commence
plus par une immuable- comme luy , cet t, en estant
séparé. C'est pourquoy l't prend l'esprit doux des
augmens syllabiques , quoique 17 du Présent & de
l'ímparfait soit rude. Mais si l'i du redoublement
estant osté, il reste une; longue, alors on n'ajoûte
point
Du Subjonctif. 151
point d'augment , parce que la Règle ne le souffle
pas: Ainsi á'ílut vient h , misi, fay envoyé.
Les Verbes en vfj n'ont point d'Aoriste second ,
s'ils ne font diflyllabes : & alors ce temps est le
le mesine que l 'Imparfait , comme 'ihii de Stfu, ,
intrer dedans , sefourrer deffòur , veâir : exAwv de. káïi-
fu , ouïr, écouter: d'oìi vient auílì la troisième Plu-
riere i'^» pour ÏSvrxt , /'// ont rcveftu par un « bref,
suivant la syncope des precedens.
Letnefme arrive encore dans tous les autres Verbes
en fii, où l'Imparfait & l'Aoriste r. font toujours les
mesmes toutes les fois que les Verbes n'ont point de
reduplication: comme (pl^nyn, aimer. iQtkta: n>iínt ,
devenirJec y tr»&» : <yiâ(*i , eonnoiflre , íytm , &c.

R E G L V.
Du Subjonctif.

1. Au Sitbjanííif au lieu d'^rot,


D'ôu vient w ; d'dia vient ».
2. Chaque Aoriste y fuit son Présent'*
Ceíuy d'áí» l'\ta, reprend* ' . •

Exempi.es.
1. Le Subjonctif fuit encore les Aoriste*
Passifs des Verbes Barytons; sinon que ccluy
qui vient d'un primitif en &co , retient w , où
ces Aoristes ont»;. Et celuy qui vient d'un
primitif en uu> retient* aux mesmes personnes ,
quoique quelques-uns luy donnent aussi v.
La seconde & troisième períonnc Singulière
ont toujours 1 souscrit comme aux Barytons,
ce qui seul fait quelquefois icy la disterence
de Vindicatif au Subjonctif.
F 4 L'Aori-
xfi Nouvelle Méthode.
2. I/Aoriste sc fait toûjours de son Présent ou
Imparfait, en estant feulement le redoublement.
Mais celuy d'un primitifcn tu» reprend par tout
son n , comine on voit icy :

Puisent et Imparfait.
I. z. 3-
Sing. T/S-w, if-w, $l$-ò>, " Ctiixent^i n'one
• « ~ . í » ~ point de Subion.
OU »!s, priuirem des barj-
i&h W> Mns•
ou íî, .
Duel, tií-îmv , ír-«r«» , h$~~âr» ,
OU *T«»,
TÍÍ-ÍJTO» , ir-XTOI 3 SiS'-Sr»» ,
ou Í»»».

OU Jt«.
i/^-win, Is-ûai, $i&-ucu
Aoriste Second,

sf?> «fff,
'Sf» s-?»
Duel. .9ît«», íut»i, ■ :

?lur. S-â^c, ç»í*K <W"^,.


£K?t£, fifre, JûTte^
âw», s-aJss;, ííeTcrí.
CV SubjonSlif retombe avec celuydes circonfle
xe/ ,
O.PTATIF D E S V E R SES EN fil. 153•I
xes, sinon que ceux en uyugardant l'u par tout , les
deux personnes Singulières qui font contraElion
ei'oy en oi aux circonflexes., se font icy en u souscrit:
qui efl encore une façon -toute naturelle , áiîÇç^
idù! } au lieu de SiSoXç , èiSoï.

Règle VI. >


De l'Optatif.
ISOptàtifpour pénultième longue
De fa voyelle fait diphthongue.

ElE M FI. E S'. _ -


L'Optatif suit aussi les Aoristes Passifs. Mais-
pour I3 pénultième qui doit toujours cftre une
diphthongue, il prend e.n.chaquc forte de Verbes
la voyelle figurative, à laquelle il joint un t pou»
faire diphthongue. Et partant revient à l'Optatif
Attique des. circonflexes Règle 53... du chapitre
précédent. II souffre aussi la syncope de f^au Plu?
rier de mesme que les Aoristes Passifs , lelonk*
Régie 44/. Etpartant se conjugue ainsi t

Présent et.- Imparfaj.iv

Sìng. TíS-f/Zct/, lê-oúlw, iiíollu/, Cíuseitíi*

TW-«>J, bn-outì-, òt&*0V<ír jls-les emprun


tent íiesbary.
Dual.rfé-flVo», Jf-aijTsvs àtl-c!r,TC*y lOBS-de mest.

PI U í. «Ô- e ir, u tv, lvl-atny.il , i*í-oú|fW iy


i$4 Nouvelle M e t h o Dv e.
tj9"«'»j7é» léì-eú^íy SiS-oly}i,
«T», CUIt , »tTt ,

& «hu. - MR) »7e».

Aoriste Second.
eú-lw, fpú-lw, Sol-lw) &c. comme au Présent».

R E G L E VII.
Fondation de rimperatif..
L'ImperAtif Présent prend £h:,
£t w«í /à. £r«fe devant luy.'.

Exemples*
I/ímperatif est en , comme les Aoristes
Passifs , prenant avant 3-» la voyelle figurative
brève propre à chaque forte de Verbes. Mais
en rífríli on écrit t., par un %t à cause du & qui
ttt devant , ainsi :.

PeeseN-X et Imparfait.
i. ' z, }. 4.
S, íjrf-«9-i, o9-r,. £yj,v-u9-i.,

TiS-tTitj, if-xTtn , ÌiÍ-Óth} , Çti>y»-tír»i» ,

Coirme on fe (prt plus.íouventde Tlmparfait


circonflexe., on en prcnd.de mçírrjc l'ímperatif:
Formation- de 1/Aob.iste Iioterat. rff
tIS-h, mettez.: Vr«, ordonnez.: JïcTou , donnez.:
pris de T/9-a , ÍSW , iictw. Voyez cy -dessus,.
Règle 3..

Règle VIII.
Formation de l'Aoriste second Impératifs.
X. Ceux d' l!Q. fris, & HíuiAt,
L'glorifie en tç> oç font icy,:
2. Les autres le font du Présent ,
Leur brève en leur longue changeant.

Exemples.
e. L/Aorìste second des Verbes en ut-, pris de
ceux en ta, est en ç: B'tu, t/Í>},"'> &éí,' gar
dant fa voyelle brève en toutes les personnes..
Et ìtÌMf/tk en fait de mefme : áó.ç , Sérai. '
2. Les autres forment leur Aoriste de leur
Présent,, en estant le redoublement , comme
il a esté dit & mettant leur voyelle longue
au lieu de la brève: s?3*, drejfezjrvms : ywlìLp
sçachez, • j3w«>£h , vivez., &c.

Aoriste S e e o n> b»
I. i.
SUig.

Duel. 5-í't.*,
9-írm., C-d't«» , t-iimt
Mur, S- ítu
&-Ítw<w, cì-KTUKrxv.^ S-íiwcm.
F 6, BU.
NOUVELtE M E T H. O & E.

Règle IX.
De l'Infinitif.

I. V. Infinitiffa brève admet:


Tu Son Aoriste diphthongue en fait
En ceux d'ËQ. ; joins Siiufju :
j. Ailleurs fa longue a ce- temps-cy.

Exemples. .;
*. I/Infìnitif suit ençore rAoriste Passif, se
Mrrainan.t en m : mais il prend fa figurative
breve avant, la terminaison du.Preleu; e,n cha
que. Conjugaison. . '
i,, L/Aoriste second fait une diphthongue <te
cette voyelle , dans les Verbes pris de ceux. en
içii :. & ji'Jw^i en fait de mefmc.
j.. En tout autre Verbe, ect Aoriste preni
fo. voyelle longue comme à l'Imperatif..

Temps Présent.
« 2,. 3,

A o r 1 s> t e Second-.
U. !.. •. •
Des Participes.

R E G L E. . X.
Des terminaisons des Participes..
Les Pdrticipes icy vns; '
Sont fnis en «í, «í, ouy, vei.

Exemple s.
Les Participes tant du Présent que deTAoristc
suivant les Aoristes Passifs, íe terminent en s
comme eux: mais, ils retiennent leur figurative
avant la terminaison , dans ceux qui viennent
à'oíu ou dVw. Et ils en font diphthongue cn
ceux qui viennent à'ta ou dY«.

P r e s e n_t et Imparfait.
... I. . '; í.. - ■ 4.
i,ri9-íli , f»T«5, ïe-áf, «t»5, Í/o-k'í, Íït»5, Çitiyrví, ítre^
76 Tií-é»,, «»Tos. <r-*v, «»««, foà-áv, Ìvtoí, gîvyt-vv, tnos,
L'Aoriste second se fait du Présent, en ostant
le redoublements . . '.ì '. ; ,

Passif Cr médian des Verbes, en pi» .


R egl e X f.
Formation du Passif
^■fj la brève au Verbe Paffìf,
(■Fais en diphthongue à l'Optatif)
, , font secondes personnes :
*ánx amres fais tes barytones.
E 7
»j8 Nouviuí M e t h o » e,
Le subjonílifsuit son AHif:
En <ra se fait l' Impératif.

Exemples.
Le Passif de ces Verbes, se fait changeant p
de l'Actif en pti. Il suit celuy des barytons, si
non que lessecondes personnes Singulières font
en eau ou en <ro y & qu'il prend la figurative brève,,
de laquelle il fait diphthongue à l'Optattf, cora-
meT«'9e,tt«i, Têáf*kvi '\s<t\t.cn , Içoúplw , &c.
Le Subjonctif se règle sur son Actif, gardant
comme luy Va ou Vu dans les personnes ou l'A-
ctif les prend. Et l'Imperati£esten<ro comme la
seconde personne de ^Imparfait, de laquelle il
depend toujours en toutes sortes de Verbes.
Le Medion n*a de particulier que PAoriíte
second , lequel se conjuguant de mesme que
Plmparfait Passif, en retranchant le redouble
ment, nous les joindrons icy ensemble.

INDICATIF.
f. < Temps Présent. .
i. 2. 3. 4,
S. Ti'Ô-í.uffj ís-(Wfitc«, èíS-opotfy Çtvyvvpdi,
•t'A-icm , í'f-a<r«( ,. SíS-cffiH y Çtvyv-veoui..
T»6-£lce(. 'is-cûxf. ìiS-£en. ïívyv-vlxi.
D. Tií-í|(t£Íïï , is-afEÍ»» , Stí-éfitên , ^tvyt-Vfiittt,
■tli-ts-ím , 'ìr-ajQêot , cìtí- cQìtt , tfiyt- i>Qt*> ,
*i$-tÇfln. ïr-*Q»t. eíi-tQêor. gsíyi-vÇéti.,

. P. Tifc»
• Subjonctif Passif. ij^

■n'd-íc&s-, í'r-aoS-e, àlS-oSt, £evyv-vo9-e


tB-ìvIsh. 'k-tMÏm. SlS-tílm; Çivyv-wlcu..
I* - t • '
- - -" I M. B* A S B A 31 X
t.' i, }. 4-

tTifi-îfa. , is'-ewe, ìSiS-offu.y iÇtvyv~veo

iné-íQ)lw. íf-áÇâ-lto, $i$-IQ$Lv, il^tvy>-v&-ív.


P. ítiÔ- í/*eS«, is-oíy.î^aí} ìSià- Ofxtèroíyl^éjyv. up£9-*,
fT»'ô-íii9-e, íf-aioS-ê, i$iâ-o&i.y tcaíyi-vc&t^
â.Ti'ô.-êv7o.. íy-«v7o^ iííí- o\Ho. ê^óC'j/v-uda».

A oriste Seconp Me d.

t'Ô «ire., ìV ««., &), íá-offo, a y


ÏS-CC%. ïí-6%, &C..

SUBJONCTIF.
Pre$ent et Imparfait.

Sìng. Tíê-íï^úe)^ íç-mjjíxi, íii-jûfielsy

WÍ.-?7<|i fe-i/aií,
t6o Nouvel l e Méthode.
Duel. iid-ápicS-tf , ir-úfte&et, SiS-úfíiân ,
7jl-ïQSci , le-SÇ&ei , $t£-*í<ô-m y
ré-r,Qìci. is-ùQâ-o'. Sií'-âÇâ-oi,.
Plur. iíh-uóy.iòa-i »'«• u'/aíS-x, Jn$-u![jiî$-at
TiS-ijoS-e, íf-aaS'É.i ádJjídoSe,

Z,e Sub'ionEtifa un isauferit à laseconde person-


tie en toutes les Conjugaisons. Il se forme de son
Attif , /í<7«e/ <7 /míí , gardant mesme accent ,
mtsme contraíìion que luy.
Quelques uns Uijsettt n k Ia seconde Conjugai
son , .comme k la première , aussi-bien icy qui
l'Aflif, Içû, ísff, hy:. l?<ï>t*xit iVp, is-îirm.

Aoriste Second Me d.
i. i. 3.

S-j),. sjf * ^y,

* CVf Aoriste se conjugue toujours pary t . quoiqut


V.Imparfait Passif prennesouvent un a. De mesme
que nous avans dc;a remarqué a celtij de V Aclis.
r • « v
O P T A T I F.
Présent et Imparfait.
3-
Sing. Tí5-e/f/Jú/ y lï-a-luîwy , ítí-oìulvJy.
T»9-íîi},,_ (V-aîa, ílí-o,?9>.
c

J
Impératif. i6\
Duel. T4t-tílff5*t , ìr-eúftíS*) , Jií-ol'/ífSov ,
t;í-«£&-oìi, ír-«<<S-«» , iiì-e'iiB-.et ,
Tl6-eí&&v. ìr-oúQâlto. ..fif-tíâ-&».. ,
Plur. Tid-eí^tS-àf is-oúptS-x, fof-aífuStm* ... ti
T(ô-tìío9-ê, if-OMoS-E, ìlí-e'ï&í,
T(Ô-ftvT3. Is-cuvcq'. iii-oïno.

Aoriste Second Mer.

S'«T5. fuitTO. Jo~TCU

IMPERATIF.
Présent et Imparfait.

Ion. e«. Attvw. Att. *. Act. ». (i •

Aoriste Second Me d*
Mm', ï f«iro, w, ^aVo, », -- *
S-íoô-ít), sá<Sut $q'<&ùi.

INFINITIF.
Présent £r Imparfait.
ï.m: /.j ' a. ■;; • j. 4.
t/S-éíÔJ', »í,«<^', iliíçoòg', àpynuiÊÇ.
II suit la terminaison & la formation des ba
rytons.

lAorifle second Aíedion-.


'ï f«<S£, iiS$.
PAR.
i6t Nouvelle Méthode.

PARTICIPES.
Ils suivent aussi les terminaisons & les for
mations des Barytons.

Prisent C Imparfait.
T&ínfa&, '*f*$H®'ï Móvfa®', Ç&yvJ$jQ-.

Aoriste Second Medion.


èí^'Sr, sd^&t

Des temps des Verbes en \m , qui rentrent dant


l'analogie de la Conjugaison barjtone.

POUR L'ACTIF.

Ces temps se prennent des Verbes primitifs en


w, d'où (ont formez les Verbes cn juí , comme les
precedens de 3-í» , âóu, ÇdJyut &c.

Futur premier.

Je mettvay , je feray ferme , je donner.ay , je jotndray.


Il y a feulement quelques particularisez à re
marquer , qui seront comprises icy en peu de
mots, . . :. .
DE L'AORISTI P*. E M I U. iój

Règle XII.
De l'Aoriste premier.
Ces Aoristes ont k« pour <rxt

Exemples.
l/Aoriste i. se doit former du Futur i. com
me de tí*m , irrita. Mais il. y en aicy trois en >m»
changeant la figuratives- en»; íçavoir e6^>c«, j'ay
mis, pourgôiîir«: tix», )''ay envoyé à"ÌYi(M , mitto,
qui íe conjugue comme TÍÔtîwi ; Íìwkx, fay don
né , de Si$u>}M.
Mais ces Aoristes ne font gueres usitez hors
Tlndicatif.
Règle XIII.
Du Preterifr Parfait.
25'EVÍ1 ijVùi l'on fait etKot%
> fî<r« , (gxkx.,

Exemples.
Le Prétérit devroit prendre la pénultième du
Futur, íelon la Règle gcnerale : néanmoins ceux
pris des Verbes en ía>, ont à h pénultième « , qui
vient des Béotiens, k (quels changent toujours»;
en « : tkhaiut , i'ay mis , pour tí^kx , du Futur
£hjV«. Et de roesme íÏkx , d'í>;p, envoyer. &e.
£t ceux qui viennent á'x<a , prennent souvent
un «Dor. au lieu de l'ij du Futur, comme djV» %
'Íïcckx, j'ay arrejìe', pour «çijiwt, qui se trouve
pourtant quclquesfois.

ií>4 Nouvelle Method-e. ;
Cc Parfait gardcl'efprit rude du Présent, quoi
que les Aoristes prennent re doirx. DuPlurier
iïdwít, par syncope on fait ha\í, d'où vient ci$í-
f*Tt , vous <avez. quitté, voiis vous estes départis.
Lc Pluíquc-parsait se forme régulièrement du
Parfait, & se conjugue comme aux barytons: de
-i&eiKMy èr£0eí»«v, favois mis , &c.
Les temps des autres modes se torrr.cnt réguliè
rement sur ceux de l'Actif, comme au x. baryton».

REGLE XIV.
Du Participe du Prétérit fait par syncope.
u ftua faisant ïçotet,
E'fuu'ç, ifuç donnera. ■ ■

Exemple».

Les Participes viennent de mefme d« temps do


Plndicatif: ríSn*.*, Participe, T£Í«y.»V,&c. Mais
par syncope & contraction on ditauííìésWsjês-a'r,
WTOs, qui efifiable, qui efl debout ,- qui efi présent ,
d'où vient lc compoíé Snçút , wa-cc , w r , qui s'est
divise &séparé: parce que les Ioniens ostent le»
duPieteriréV*»*, eyes», & abrègent ordinaire -
i ment la pénultième, si elle estoit longue, comme
píy.vj¥.a,, píactst, ils en forment lc Participe, com
me jwâw«ícíf, dont les Attiques par contraction di--
îentf<t.eftúç t qui estprepart, venant de y.oiu, cher
cher, désirer. Et de mefme /3í/34jV , qui va, qui
estparty, de ftoía, marcher : ytyáç , né, de yá<a ,
uaistre. Où le Neutre & lc Masculin. íont le
mefme
Temps Passifs pris des Barytons. i6"$
meíme. Et lç Féminin fait wV« , & non ìja-

POUR LE PASSIF.
Futur premier.

' n§r,foy.ony çoâvifouom, ioQytropxi.


II íc forme régulièrement de ccluy de l' Actif.
Mais la syllabe de devant la terminailon&tiVojW^
veutestrc brève, íoit parce que c'est le propre du
Passifde ces Verbcs,d'avoir toujours une bieveà
la pénultième en tousleurstemps, comme nous
l'avons marqué Règle 11.pag.134.ou parce qu'el
le vknt de la pénultième brève du Futur Actif:
estant del'analogie des Verbes en «pur, de ra
voir tantost longue, taiitost breve comme í*>, síw,
OU fiGOi : o'íd , aVa , ou wVw , &C. Ainsi de Sríw t
íHs-ít>, vient Ta^Va^ par uiit à la première, à
cauíc du 3- suivant : de çoíu , ç-«Vw, f«5^VsjW«(:
de Siu t èítui Miíeopaf, & semblables.

Aorifle premier.
1. í. 5.
Ití*);v, éWSiîv, e<f«5i(y.
11 se fait régulièrement du Futur , prenant
ô-.,v pour;jíhí«pí(, & mettant l'augmein.

R E
i6G Nouvelle Methobi.

Règle XV.
De la pénultième du Parfait.
Aííaix.» fait bref Sí^apou;
Muis TÍÍeixx prend tífapiH.

ìExemplis. ,
Le Parfait se forme régulièrement de son Actif,
changeant km en peu, & prenant une brève à la pé
nultième, pour les railbns que nous venons de
dire au Futur: comme iíàusK», Sííefjtim. Mais
-ií9«>t« ayant pris « à la pénultième de i'Actif, le
conserve auslì au Passif, parce que c'est par
une dialecte particulière.

Le Parfait.
*• ?• '

Plufquc-parfait.

Paulò post Futur.

Subjonctif. Futur Cr Aorifle i.

Teíw, 5-«0tt, Jsôeí, commcTi6«,p.


Pat'
Temps Passifs pris des Barytons.

Parfait Cr Plufque-parfait.

n^cë^cn, íçâífjí.aiy StSu^tHy , "•


tíÔj, ií7f , «Têífcî, comme au Présent,

Optatif. FaíHr premier, . -

Aoriste premier.
i.' 1. 3.

Parfait & Plusque parfait.


I à. 3;

Têôeïo, ês"«îb, íiSqXq.

Paulò p ost Futur.


t. z. 3.

Impératif. F«/«r Aoriste 1.


1. 1. 3.

Parfait V Plafque-pArfaiu
». i. 3-
T^îffiro, iíríwa, êííoeo.
eíoSw. eíc&w. o'o&w.
168 Nouvelle Methobi,

.Infinitif. Futur frentier.


, *' z: h
TíL.r,fi£$t 5-«9>îVí<^, èdr,ft&£*

Aorife premier.
- '* ' X-J ■ "K

Parfait C* Pluftjtu-parfait.
»• • *• 3;^

«• . • 3;
xi§eírt£$t 'tfxtso%t ííSó<rtJ%.

Participes. Futur premier.

.r ' Aonfe premier.


• I; »; 5.

Parfait Cr Pluf^ue-parfait.
i. i. 3.
TÉÔft^'^, ÌÇSuiïp&y oeJo^'©-.

Paulò pofl Futur.

teSacíi^, ìsWf4»<Ç^, isibeinfa&*.


POUR
Du Ver.be Moyen. 169

POUR LE VERBE MOYEN.


Nous avons déja dit que son Aoriste second
suivoit l'I nparfait Passif «n tous le& modes,
comme nous l'avons mis.
Le Présent & Imparfait sont les mesmesque
ceuxdu Passif, comme-en tous les autres Verbes.
De sortfqu'il ne reste icy que deux temps-:
• Le Futur premier &:l'Aoriste premier , qui se
forment régulièrement de leurs Actifs par tous
lesTOodest ainsi du Futur Actif9:^, nfirt*, í«<w,
-vient au moyen» ; 1' • >
■■ - ? F u t u r Premier.-
t; Indicatif. Optatif; ■ Infinitif. PaTticîpéî.

SúetutHy ivfoíuhv, Jws-gaSg, iusi$P<&:


L'Aoristçsc fofmede tnesme. ;D't'9->íJwe, Uv^*t
íJwkx, se fait au moyen.

Aoriste Premier.
iS-tlKxplw , peuujìte.
Indie. Subjonct. Optât. Imper. Infinit. Particip.
ir>ltr(ít*lui, riíra/tafi tn*^kfjmt vnraf, f '.rXcì-cu, nn-i^/i^1.
ijwx,tíulu>t peu ujìte. t . ;
,?3a i>\: : :: -i
-\ , :. l-.lin % «..• .'■•'!,.!. . »

t'.1 - ■ l
*70 No U V E L L C M I T H O D I.

DES IRREGULIERS EN mi.


POur faciliter la Conjugaison de ces Irrc-
guliers , nous les rapporterons aux Régu
liers , ou il faut toujours se souvenir de leur
analogie gencrale, qui est d'avoir une longue
au Singulier , cV une brève au Duel &auPIu-
rier. .Car suivant cette analogie, & observant
quelques parttcularitez que nous comprendrons
icy en peu de Règles, on fixera facilement
ces Verbes dans la mémoire , qui fans cela
font de la peine aux personnes mesme avan
cées.
Nous pouvons diviser ces Irrcguliers cn trois
classes, les uns pris du Verbe «*, marque d'un
esprit doux ; les autres pris d'ïu par un esprit
rude , les autres pris d'un autre Vcrbt
ail íf».

Des descendant d'íu> par esprit deux.

REGLE XVI.
Formation d'í' I M l', sum , je suit.
ErjpdF, Sum , levant la derniere ,
i"w doux par ù veut faire ,
Disant eifilj èç, «, éj/, • . ; •.
Et pHÌS ìf y Ig^.tìVl... , „ > ' ..
Ei»vi , • '
X E M P L E S.
Lc Verbe Substantif^/, sc fait d"u , iesuijy
^d' jù rrgulieremcnt í'cdevroit faire Ornais il nc
prend
Dt L'Impailfait D'í(V, sum. 171
prend point de redoublement, & ne change pas
mesme ï't en y, pour ne le pas confondre avec i/jwí,
je dis. II ajoûte feulement ml < avec ï'í pour faire
íá pénultième longue, qu'il garde à la seconde du
Singulier, le quittant à la troisième, comme aussi
au Duel & Plurier(horsIa derniere.) 11 prend un
aigu íur la fin, pour le distinguer d'íïui , aller,
marqué d'un circonflexe à la première, dont nous
parlerons cy-aprés., b'ii;, : „, j.j ,»•.*.: . . ....

:. ■: De l'Imparfait , & de l'Imperatif.


"y;l 1. ifr, ?f , ?«9-fls £'imparfait prend j
En tout numbre l'^rx gardant : . ':<r. '.: .
-.-4 .-' ; -M**? h- «fi- mtfm't ivi, dixi; ..
' r- <#&Vi es, ©v «.'«>'. «">•'■ •

E X E M P L ES.
1. L'Im^árfait est régulier dans sa formation :
Car d'íta [4 devant faire naturellement l'r,ui, au
lans rcdouBîemiht |on" Imparfait ne peut
estre qu'?v jrjptufquc le Verbe commençant par
une immuable , íil ne peut avoir d'augment.
Maisilcstirrcgulieren fa Conjugaison , en ce
qu'il garde toujours l'ij au Duel 8c auPIuricr,
comme on peut vóir.dan^ la Table.
La icconde personne e"n 9-« est des Eoliens, qui
mettent toujours cette terminaison aprés?, r,ty
mais elle est a île z commune dans les Au
teurs.
"A- 1 G 1 La
171 Nouvelle Méthode.
La troisième períonne ? est fortpcuusitéc , aa
lieu de quoy on dit plûtost ^v*
2. Mais ?v «st aussi la seconde à'fypt , aller , &
.dcÇfju/, dire, àquoy Ton peut ajouter qu'avec
un esprit rude , ?v , vient à"ír,yjt ennuyer; connue
on verra cy-aprés.
î. L'impcratif estso9-«, csawesto, vouseps.
Mais \'&t vient aussi à'ïtqpi, sçavoir, ' cy-aprés.
EtiB-j, allez., estl'lmperatifd'e^tíjWrfrtf/bír.

L HME I> I O N.

Le Verbe Substantifa aussi son Mcdion , d'où


il prendrimparfaitSí le Futur. Car d' «/a) le Pré
sent seroit ífjícn , d'qjix vient l'Imparfait ípj» (que
d'autres font pafler pour le Plusque-parfait A-
ctis) & le Futur ÌTo^m .t comme on peut voir en
cette Table.
lœp. jltnp.JD.
fí,'tí»,
rri#.
..i. [■'_
£?«'»,
PiV«,
ir..=.<"'iD.
Fut.
iraf.íc9-é,
c'o*iP.
ófi â-eCy jS.
eT,
j
£/'«/,
£Ì«
ift
ou CÒNfVGVER^
TABLE
PO
tîtuU
VR
LE
A.NT
VE
R
E
BS
SV
F
£T
I
rclo/tLS,e-'o»É fT«/.
cí,S3-í»,
ot-D. fV»ft«/,
»,S. -/t&t,
ìi.n'e.
ífP.
isS-a, i'ï&Iw.
«tS-o»,
fD.
irS-t», «v
,f«í
í»,5íí
,f»
S. fV^',
'iVí,
*iVi'.
P.
,,is
iErot ,oErain
Cuncrara _f
ac,
,as,Etam«• e,]Sumest.
s,
IF.SDlCATI

p,
5Î5,
.l«5,
,sSimic.is 'Subjonctif.
ï«,.ffer.o».r.~ 1—■-

H/dpy
SytlC.
u-iê,
r.tlr»'i
jfValfíí»
,*IT». f)
^T.
E
M'
k,
Ì:
ti
,,«kessem
Sim es',
,"
Essem
et.-"'*
]..,
...£.r.:.,it )yTrit,u. .X
FC
A•.
I
Optatif.

^f««'«»,
. «>!?

fss-7f,
í.r>W*i. ,.fVa»
*£<r7«»,- FT1Impïh
A.
títOi ftv,-*'•»/.
Es,

e» ,treS-tef
'ftiturum Fore IPnafritnicti f'-.!I
esse. Elle, £ÍVÍ /,
«/)')'«.
á/,írfl'i fM», ,«ayfT®-
,sutura ,Fucurus est Qux
Quod ,elt rQ?ieft,
I"4 NOUVILII M I T H O D I.

Règle XVIIï.
De la formation d'ÊfMi, e», vsdo.

D'ta>, nu, tu fermeras t


D'où vient «pi, vado, je vas:
Lequel au Duel , Plurier ,
L'iwr» seul fait dominer.

Exemples.
Cc Verbe «p vient aussi à'i<a , maïqué d'un
esprit doux. Car les Poètes en ont fait première
ment «» , d'où Ton a pris «p* , qu'on traduit
quelquesfois par Ir Présent eo,jevas, & plus sou
vent par le Futur ibo , i'iraj. De mesme qu'en
François nous marquons l'a venir, quand nous
disons au Preíent , je m'en vas. C'est pourquoy
ïe Futur de ce Verbe n'est pas en usage.
U garde la diphthongue « au Singulier du Pré
sent & de rimparfait, (de mesme que les Verbes
réguliers y ont leur voyelle longue) & au Duel
& Plurier il n'a que l'deul (comme eux n'y ont
que leur voyelle brève) au lieu qu'Wjui'. Sum, n'a
que l*i seul au Preíent en ces deux nombres, hors
la troisième personne qjii en l'un & en l'autre re
prend la diphthongue. Çç Verbe se conjugue
donc ainsi.

ACTIF
A C T I F.
Indicatif Présent.
Sìng. nfiiy n;ou«j «<n, Eo, je vais, qw. je vas.
Duel ìVcv, Ïtov t
Plur. <>c^/, ("té, ejí-i. Ion. utri ou scion quel
ques- uns
. De meíme OTtSir/ner» , ils.viennent: «V»W*> r//
entrent: <oqîxci , ilssortent.

A V E R T I S S E' M E N ,Tf '.*„'.


La seconde personne ri est icy.plus rarçqu'«« , tout
au contraire du Verbe précédent : néanmoins elle le
Vouve dans les Poètes , d'où vient **•« , wttjortfg*

Règle XIX
D'oii ce Verbe prend ses Prétérits & ses Aoriste*.
Pajfez., Aoristes d'^u frend,
Quil retranche, rejjerre, estend»

Exemples.
Ce Verbe prend presque tousses Prétérits 3c
fes Aoristes du Verbe Poétique «V Ainsi,, en-,
core qu'il fasse régulièrement à l'lmpar£nt.
Sing. tïv, tfç, «f.
Duel "«y, íjluf.
Plur. ìi&> fn'% 'Uv.
D'où vient |uW*Ki ils s'ajfembloient.
Néanmoins il prend encore tia», d'où vient U
Woisicmc tin , ilalloit- De lìvient l'Att. £&k, £*:
lyGi Novvsilï M st h o d e.
par resolution fsm , d'où sera pris !í|«a» , »// /òr-
toient.
Du mesme Verbe vient encore le Parfait inu
sité d'où se forme
Le Plusque-parfait «W, Attique ^x«v. Au
Plurier,piteí(4y, Syncope pgfi>ív & yûfyj, ncus estions
allez. De mesme iiti^u^, nous estions fouis:
crOfyp&t nous nous estions approche^ Et encore
ìtetu y ï,it , vous estiez, allez : i^n , vaus estiez
sortis. ii.-v. .. ^ V ■■
L'Aoriste i. 'eçoiteTín*, d'où vient la troisième
PI uriere tîflw , & de là »s<r#v & i;i<sai.
Aoriste 2. Sing. ft* , fe, Te, du mesme ««.
Duel.... .Tstc», ì'ítIw. Plur. hviïpt ííts, îir.
Au Subjonctif. Le Présent & Imparfait sont
inusitez.
Aoriste i. Sing. î*«, fijí, cVc. ;!
ò'où vient «Ttl'ji^y allons nms-en. -'.•■»
A l'Optatif. Le Présent & l'Imparfait ne se
trouvent presque jamais.
Aoriste 2. Singulier líoifu-, Yoiç, fo, &c.
comme dans Joscphe , •« íV«v»oi , s'il revenoit.

VImpératif. Présent Gr Imparfait.

Sing. îV». Duel. ìtov, 2V«». Plur. ht^rufOr.


Mais on dit encore « pour ï&i du Verbe eu,
?£, & par crase í?. Et de mesme tf4 , exi , sortez:
abi, allczvous-cii; <f»4 <»t/<íyí-fi: & sem
blables. ,..*?' • »
On ne trouve pas.de cómpasez de ctf Verbe
ívéc»vny«^: ' . ." "
Aoriste a. Singuliers, ìhu, &c.
'• ' í'h m i , : '17.7
Etdè mcsme íì-n, exi , sortez.: ilíc faitrcgu-
lìcreinent dc<elujulc l'iftdicîtifÚn

Infinitif, fíî*fli
. '.. V1' '■ -' " ' V>. -
d'où vient aV«v«( , s'en aller: vagHr». ^s'appro
cher.
L'on trouve aussi 1m > soit qu'il vienne d'«V*i
en ostant é, ou ATlím par syncope , dont nous
parlerons cy-apres. •>•; .- . ;.•*;-,- • s-, .-. f
- Participe Aoriste î.iVV, ftwi \Zatty r^;.Utt

De l'Aoriste Indicatif "oy. „


,.t "
LE VERBE M O Y E N.
Le Parfait Efus , encore du Verbe Poétique
Attique jj cct par résolution fié, Xikç, fa : & cette-
personne retombe avec la troisième de l'Irnpar—
fait Actif, duPlurier$*M&, syncope?^, nous-
avons efiê: d'où vient *ip$>} sommesfortfTi
Plusque-parfaiti ««» , sejioisalfe', d'où vien
nent Sty </, Upajfoit: >3st$yU ilfortoit: ^íríi, il pwr-
suivoit, ixíi , ilsecourait : 3 . Plùr. í«<r«»j Attique
d'où viennent <*v»j'£trafrv , »7/ estaient reve
nus, imitai , i/i ejloient sortis: ciirn***»*
ejloient partis. Et meímc íîjW«m&', nous estions
de retour.

Participe de ion compose //Êratrau^íSr > *)rjt'


couru «orc't*. .
- • <•
Nottniu Méthode.

Formation d'i" H M I , yado , je va/,.


mefmc sait,
£t< cn peu de personnes en met.

Exemple s.
De ce raesmetai avec l'csprit doux, vient ew
core »>ju( >, co, vado, je vais ou je vas, fait par re-
duplicaúon impropre.
Ce Verbe est tout régulier en sa formation,
mais il n'est usité qu'en peu de personnes , com
me.
• A Í/^CTIF, • : /
Au Présent V', *lva, Pluricr itpt* , nnsal-
ions. Et de là viennent cîvííuuy nous montons;
j«ti.eu5v nous descendons.
A rimparfait Uceu, Us alloicnt. \ " .
a roptatif.-êí)), nuiiafyist. r*-
A Tínfinitif iíveq, aller: d'où viennent «ir>
iveu, s'en aller i fi*mv<*(, courir aprés : '<gr(}rií**i ,
*í/cri>fr.s.
Au Participe í'ci'î, ìívtoç, qui y*.

I,* Présent est ítp<«( : d*Du vient Íetci), il pdft


ìÀi'sHtva,: ïívreu, tls s'en vont.
Aui*4«icij}e."^<%(^ j'í» allant* '
l/Ao-
L'Aoriste second h, fallaj • n<»çíh, /'arrivajp,
le ne faisois que d'arriver. ... •■
4 L'Imperatif, iWí, ìí^'u , allez. ,k ....

Des serbes fris d"iu avec un esprit rude.

Règle XXI.
Formation dTH Mi, mitto, envoler. :
K' ■ Mais le rude ïnp*M mitto* , , ', '
Suit i&tip venant d'tu. • ". '
> *

Exemple : . .. .
Ce Verbe n'est pas irregulier, puisqu'il fuit
entièrement t/^i, mais nous le meteonsicy,
parmy les autres dérivez d'à», dont il sc forme
par reduplication impropre. 11 se conjugue ainsi.

ACTIF INDICATIF.
£ Sing. ì't)(Mf <V , V'» Mitto, is, it, fenvtyt.
4; Duel r.V, K7w.
£ Plur. í'ífííju, ííl*, ;««. Ion. íé^ssouvient ;««.
Les composez varient pour l'acce n t « f/an , <//
introduisent: ^sijrietr^ih admettent. Miiséví**»
est circonflexe. Et«W*<», ou«-v»i*«, ils com
mettent , a tous les deux.
Imparfait, ïíu> , j'envojtoit , comme írlô-lut.
Mais on íe sert plûtost d« celuy à'ïí<* , qui eft í'ou»,
îW,í«>&c. De mdme en composition «çíòv»,
ëçfaíp. d$ih, Etsctonles &t«qiK*?$»sw,
G 6 f»",
i$o Kouvitn Méthode.. ,
sois y je congediois , je laijfois aller.
Futur. í<rw, ^íis,riH, )''envoyeray,&c. comme
S->jW De là viennent èvijVí» j je feray. entrer z
píSnirca , jtferay transporter.
Aoriste i.íjjwt (ponr?e#) comme ISftfcít} aç, e.
Ainsi d^Kcty xemìhyj'aj renvoyé: 7r«çií)«c,dimi-
iì, )'ay laijjé. ' ■' " 'x
Au Plurier : son composé-«y>)V.«MSv ,
syncope, mn^y > komj avons renvpyê, > .
Les Attiques mettent icy un'aùgmcnt fylîabi-
que diíant £ij!t«, ìvíijxdy cvrii-kà. ' '
Aoriste z. Sing. Je, Duel. í-rsf, st/u/.
Plur. í^ív, tTíj éVícv. i D'où vient ><feí««, »// «»í
ejivoyé d<vant. 11 se forme de l'imparr^iit,, en.
estant le redoublement. * ' ■'".".V"
' Parfait. ËTx* par « des JJtottcns, pòur?x<»t
comme «ífo**; *ûe là viértt lé Plufque-parfiic
eîVtíív . Le Participe'eîxai'fjson cbmposéaíp«íC£i;V,^»>
* laisséaller. Infinit. «(petr-ívaf, avoir congédie.
LçSnbpnctifo Au Présent ífc>;j lr,çy If, &c.
A l'Aoriste second Z y ftf p,*&c.
.«• L'Optatir Présent A: «»y-». Aoriste 2. síLu.
L'Impcratií Présent íeSa, j^«.,.SíC. .'.
, Aoriste second es,£Tw,coinme-Stéî. De là vien-
itéiu les cOmpoíez cto'sîj envoyez, devant ; etÇtí ,
klït!fez.alUr.
- 1 /i utìrmisPrcsent lUaUy enmyer : *4>'í>w> etn-*-
ged tr. ,# 1. u : . i,.-
• Aoriste second «mw ■: sQn.compoíé «c^ÉîWq,
licencier.— • . ... . ;-n ' il." • '"
. Les lJ;irticip, Présent í'e/í-. Aoriste 2. fo'f , íktoí i
(J*où vient ïfs9£ij:, qui œ-ljijsíjire!!dretai$ííç , ejv*
+&ilU?y/^
tE
fHìAï mhtoJ: 7 *" K iti

LE P A S S inR-i::V.^.Ï.?

Briícnc. ïs/*«-, ;í ^«w envoyé., comme ft'íhçtrtl


Imparfait. Ií/aIm, j'estais envoyé.' :..iv
L'Áoriste i.&Hu», comme ìi&Iw. c.» . ■\t»
Mais on dit auslî «£Hu/ , d'où vient *Qi&lw 8s
cúpfàluJ:, jefuis renvoyé: notfilSy, iíastn:congci.
Partait £Ïíu«f, 3. Piur. Â-ifH , ont estéenvójpz,t
d'où vient «$i3t«i, yô»/ congédiez. : dnT»rcn.ftnt
reHfc(íéi.iy3Attí<\\ìe- «Çéwtrfc! 'Nflfc. *VswvT*';:Mde
rnesme qu'a^œx* pour «<£er;c« . en ostant la
íub;on'ctiVe & mettant un ». « '"
Mais parce que lè Prétérit régulier seroit !jEt«rì
?6 "ion composé «^«f, de lívienr «Çesíf, remíl-
î?o fpmïjfioh , relafchement : comme <tu Parfait
naturel Té&ewan (au lieu duquel Ost ái,t*$«wí«)
viennent &ta<», S:í(r»f, tbeme, pófìtion\!&.c: '"
Le reste le forme régulièrement. ..Car A'Wjuû'iìt
fait au SubjonctifiS-w, $.l?luv.&w~e,ïi qu'ilsfâext

. ïnfinït. IÍÎ'vím.ou t&nráui d'où vient fcjrëHfìitti &


Hwí-Và^ estre mi/dedans.'
" Le Participe csí i'ííf, s»to?, envoyé: â'dù vich.t
ày&ííç , absous: congédié,, & c».

13 E M E IM O N., 'a M

Indicatif. Aor. 1. tfica'ocko, íW, íV-aSTo.


lî'òù vient àv>jx.ú(.ílu/,j'ajirernis, ou )'oy,consacré:
9tío\HMf*liV | j'ayiadmis, ÔCC.
Ao
»8* N O V V X t t, X M X T H 0 D t.
Aoriste lAfdtv , Ut , & h , « , ho t comme fts*

SubjondífJ^ 3 ?, A lí H J
Optatif i'iyluj , tfs , eTVo.
Impératif" e<ra & ea, â, í&w , soS-av, eo9-«», &c.
d'où vient *«9» , soumettez, '• «wò're admettez.,
qc/x i envoyez. ; retenant la meíme contraction
qu'à I'Imparfait & à TAoriste 2. 1 .
In fin it. t o& cui. Participe t d'où vient cryí-
l^"®* » pramittens » emittens,
1 ', . : . -..».•. ; a 1 il. • " .'• •
. Observation sus le Verbe cvvAtftt* commit».

Son'ijf*» , eommitto , est composé de opu , miuo, W


se prend pour envoyer ensemble , ou bien cpnsron'
tert &c commettre ensemble. Et par metaph.'»*
tendre, eutr, comprendre , rcconnotftrt , apptrcc
voiry marquant'application des seró,ou del eíprit
âvec la chose. II forme ses temps tantost de soy-
meíme, & tantost de <w«? circonflexe. Ainsi l'on
dit à la troisième péríonne Singulière evibcik
rwní", intelligit, il entend : & au Plurier w»£«-
&rvy««-i, ils entendent. A rimperatifWí£'&
ruvíe*. Au Participe cwtiís , «t®- & «•«»«»'»
•û*)^ 1 fui comprend. Mais «wW» , ótìQ1 1 f*
convient % est faitdeffuvwju». * ' '
L'Aoriste 1/- est cv^x* ( comme ?x« cy*
dessus) l'ay commis i je fuis, coupable , j'ajci**
.vi í.« í rr 3 H Lr
fUM.li concuftsc: iJj

-, &9GLB XXI L r
Formation d'fVi , concupisco » désuet*
D'íu rude ït^ai venant ,
Pour marquer le désir st prend.

E XE M P L E S.
Ce Verbe est usité au Présent Passif, ','t(m>
?te*i y comme ríô-tft^ : ion compoié içíty,íuy
je dtstre^ w \ \ u : .>■
Imparfait ííjuíu/, ìQiíuloj'-
Mais il ne le trouve presque qu'en ces deux,
temps.

Régi, e XXIII. /
Formation d*BvMAl., sedeo, sUJscoir.

X. L'aspreïfm, s^afseoir, mesme en vient :


2. Marqu'un passé, l'nr<* retient,
.. Mais tïrpcud'ÏÇoi** est pris, ■'■ ^
-/fzw êlíruíu/, j'estois assis ^ . ' ,•■■
uiu lieu quHífu nous forme *ffpcnt
Ttu, je vests, j'ènvç>ye,'ír/x«fc,. ■*

Exemple».
i. Ce Verbe fuit la Conjugaison du Medion ,
Si íe fait à"(» s'asseoir ì ainsi en redoublant Yt
on sait «in , puis s^ui; au Medion teuau, & pat
crafe l'y-m. 11 retient 1'* en cous íes nombres & se
conjugue ainsi :
IN
É94 NottYlLLt MlTHOD I.

IN Er I C A T I F:
c Sing. *n*out hìr**! hrcu.
^ Duel. íjtiêôs», jjoS-o*, »;t&-ov* T
£ Plur. íìfté», ?«9-í, ?»t<«» .
•. Ion. taras.
Les Composez retirent l'acceot: xúijvpxi,

- *ií Cc temps se prend íouvent pour le Prété


rit -Parfait.' v ' '■ íi:'- : ~v-V"--" -•»• ••
3. Ainsi Ton peut remarquer icy quatre Pré
térits qui ont rapport ensemble , & qu'il elt
aisé de confondre ,. si l'on n'y prend garde.
Le 1 . est cet vjpm , dont nous parlons icy.
Le n. H<rj*&t , fidi d'tfyua*t s'asseoir , d'où
vientIePIûfqiTë--parràit ttepjw-, íederam, j'efieit
Ajfis. .Et cet e^w ou ï^ofucá-íc.forme du meíme é»
cn inférants.
Le m. Kfy-auy d'í^, prendre plaijtr-.
Et lc IV: tïuxi y d'ï'u , feveftir^ ou <i 'fyui j
envoyer. Voyez ce dernier cy-deûus, Règle- 11.
& l'autre au bis de cette page."
^jf-Sing. tfytfû/ , •»%•<>, . ífTo^
S. Duel. £f«9ev, Ko^or , ío^ío/j
JE Plur. • í'^tSaí, ?â"8, -jjkto.
De mcíme itìiíAiÛfcj fxtragtrv',< ts ; : ou -fans
ráugméntsyltabic]uex«ôií'MÍú', jc«'Ôçi«k.t6.: '
Impératif. TsA$yt&. Etde mesinc xdSMeo, ij'o8tf.
Trifinhír: HTí£j,' KoeS-í-^., s'ajjéoïr.- ■ • -
Parcicipc h"uei@-: Et de uiclmc ,

E:IM<t I ,
KrlMA*, indtetuisum. iSf

ËlÌAÂl, indutusíum, esire vejfu..

C'est ua Parfait qui vient à'íui , comme nous


l'avons marque cy-dcsl'us, il se conjugue ainin
Sing. ttfABU) ìÏçûu êTrctí & £ÎV<ûi , 3. Plur. ei-
etjoa. 1 ::
Pluíque-parfait ê!plw , isee , & efro au tfo.
3, Plur.. «c*To. .
Participe £.í^éy©v Eutuh ,iu- %'10'J <X
Aoriste 1. Actif, «ri*, <tf, t, i'aj.wJtu,yáj.-]iJ*cÁ
Infinitif *&«,.... 1 : - .' . 5-'r
Aoriste 2. Mcdipn tle&plwy íarajuít*', ieueíuiw.
Participe iosxpviQr.
L'on dit la aufli ím^t,\i\àao ,veftir t formé du
mefme í«. Voyez la'Nouvclle Méthode \ivrc j.

J>« Irreguliers en^i pris bailleurs, que


du Verbe tu ou tu. ?

Règle XXIV.
De# K E Tm a I , jaceo , efire par terre,
li'í'i par tout garde wîfxai'y "■ '" "•>■ !
il-. Kient de xsw pour 1wtûA*t '■ :M - ■'• ",J

Exe mpl es.


K<U)**<, ft prend de xt« , -optu , d'où se fe-
reít régulièrement foe^ai, mais Vt ne s'est mis
qu'âpres l't , de mcímc qu'en íTpi , jefuis : tïpi ,
)e v«s. Il garde la diphthongue « cn tous ses,
nombres, comme tífuu garde l'y.' '
Sing.
186 Nouvelle Méthode.
t?SÌng. xtìpcn, KHfOf, KÎtTCH.
^> Duel. x£»'f*f9o», xEîo&or» oS-o». . .
íîPlur. Kííptd&i KíTrtcu.
> •■ J \, . ' Ion. KÍOCTOU,.
Imparfait wttí/xía/, eot «.3 . Plur. ïx&vn.
, •• Ion. úx-ío.
Futur medion kíIîoum , comme de , o,u*i , <f ,
íTaH. • - ■
Impératif InfinitifxlSfav. Partie, «/«fy^-
Ses Composez retirent l'accent, áváx.Hucu, je
me repose: ÌTTÍKtifj,ent je m'afpyeï> Ô&KttfAOiy jesuit
en telle disposition. Mais a l'Insinitifils le retien
nent , irtç/xtï&ait circumjAccre. >"■>■•'■

Règle XXV.
-D'fZHMT, scio, cognoseo, Jìaveirt cMmrjfta

f» flusieurs lieux syncope preni..

*■ Exemples.
* : •
lVijjUi se forme d'*<r«« » sçauoir, fans autre re
doublement , % il reçoit la íyncope en plusieurs
lieux , & fe conjugue fur ïstipi , ainsi :
JJSing. frqp-f îerjjç- 9 trtftt.
2,Duel.ì'ir<»Toy, ìV<*tov (íyoc.ìW, c».)
» Plur. ïcxttifj, '«n (fync. ìs-ftfr, fo» á'où
''^J vient le composé x<x't»s-s , vous scavex.^
«•"•'* '■Item * ••*
l*accent sur râhtepenultiéme, de mesme qu'au
l" S H M I , seio. 4> H M l' Jiee. 1 87
Participe ï!r«f , avrot , to"í le-ctet > fcientibus, con
tre l'ordinaire des Verbes en p , qui seroit de di
re ('rai , comme ís-*f : if«r<} comme , &c.
L'ImparfaitiVítu, ij, (comme I'jÍm/.) 5. Plue.
ìit*£íw, synoiaw, ilsfçavoient.
Mais ic-flcv est ausli , «Vj allatent, à'íïui, cy-
deíîus.
Impératifí^aeS-i , ìQoíru , sync. *<*i , Tru , &c.
Mais i'a&j est luflicfio ,feis , dV/U, cy-
dcssuspage 173. ( -
3. Plur. iQt7utai/, ïync. ïjwaíï & <V«*.
Et de melme en ses Composez fv'n^i pour
cu»»V#*b, confettis fis. ■-. , .-

Règle XXVL
De 1a Formation du Mcdion.

Prenant r le deux "c*w±


Ferme l'gotpH, ìtíIí»[uHk

Exemple s.
Lc Medion d'iV^r, est ïsa.pm , oùajoûtantust
%% l'on fait iVa^doux, qui ne diffère d'íír«jw«,
fio, )efuis debout, qu'en Teiprit. De là vientijn-
ç»f*»i, t7nV«Ç*)> Àtt. iar/yj > iwl$«iwtt fçttvoir t
au lieu qu'èipi'5-#ju«H , fendre dejfus , opprimer y
vient de hoíu.^. :■ , . .
Imparfait ìttií-ûÍ^Lu , *nlf*Q> > Ion. «3, contr.
m t *to. Et avec l'augment temporel tim?*plw »
•G»» *«*. «s» ; -• :
j38 Nouvelle Mithod-e-,

R EG L E XX VIL
.'..il:. ' ' . De * h m r , .. '

, 4>)>,u« , , je dis , suit í'rupi


■ ' D'Ìtyr,v vient (píjV, puis ?» <z«^7.

'Exemples,
•ifji*/, , se fait de sans redouble
ment & est irrcgulier pour l'accent;'' "'' •

£ Sing. Çqut, (f;/? (par ;t- souscrit) 4>tj<r*. ^


•~ Duel. <P«toV , tyuráv.
£ Plur. tpraftA^, 4>«Tê r <pftcr»,

l'accent sus' la derniere , quoiqu'aa Participe


Ton dise §ck , <P«vtw , tuí <j>£<ri , par un i
circonflexe. <•' *'■ "
Mais ses Composez recirent l'accent, x»T«'<?ijp',
sajfcure: Kctrd^w. ^snj'íp^ui , je nie t "ìcxnÇW.
trvpQtipt , je stus de mesme avJs ^ffij'ptÇckri.
En tout le reste il suit l'^iui, ainsi.
L'Imparsyit £4»îv comme i'í>ív:r r-
Et sans augment ais) & <pijo9-as, $íjV'
puis estant le <p í rty, jjV, íj. tVoyez cy-dessus
Règle 17,' c - ■'■ • •
Et meí'mc au Présent. »;p> {fej >í«-í, pdur<p>i-
jUi, &c.
i/Aoriste 2. Ê^tj», comme^?^,
lequel retombe iCy avec s'Irpparfait: ce qui arrive
en tous lesVerbes en pjqui n'ont point de redou
blement, corame tAí^í, jesouffre, ïrw. yn*(ut
* H M I' , Jico. . \%()
jesçajf, íyvuv: (ptif*!, je dis: ï$y,v , ífjf, & scion
lcsDoriens íxpx : xviòsïçce, ipsedixit, iWa dit.
AuDucllcfìiîTov, f<pijT|r.
Plurier. t^ijpsv , Ï^ktí, ÏÇtiotv.
U garde la longue jj, au lieu qnc Tlmparfait
prend la brève »: En quoy il suie Us, Aux au
tres meufs le Présent & L'Aoriste 2 .sont le mcíme.
Le Subjonctif Çà, <p?, comme y«. ,
L'Gptarrf ifwíijvj" comme &xìw\ a
L'Imperatif <+>íc'9-i : leúpçàbt, coxfefei.1"''"K,
L'Infinitif <p«W
par un « aigu": car <pâv«i circonflexe, ouíelon
les Attiques (pïvxiy est l'Aoriste 1. de xpaúvu,
luire, fareistre :• venant de l'Aoriste Indicatif
i(pXVÛi ou t<pfv». x <'' '
Le Participer disant. . _
Mais prenant encore ion Futur de <£'á?a'> qui
est cpí<r# , il en forme <J>iîV«v & cpífs-wv : &
mcíme l'Aoriste 1. i^c* , d'où viennent à
l'Optatif4>ijVím<<. Eol. ty^it*. Etl'In'finitifçiíï-
«"«'.' Participe cpíra*. ' M^ -
•* ; A U M E D I O Mì:,: 1 „

L'Indicatif. Aoriste 2. içáfXw; X'Qxro , &c.


L'Ittfperatif(î>«3 pour $«V<>, Hom.
L'InfiiMtjf 4;*^, ■ , ; - . ■■ ■>
Le Participe f . *A
,v.'s. wjVmv vV. ,vsi«»"* ( >Vs : îinrli' r > 'A
r , €x/. . x : >vç V^i.-« -.'h r i :.->.' . «»««V>

CH Ai
190 Nouvelle Méthode.

CHAPITRE CINQUIEME.

Des Particules indéclinables.

I. Des A.u verbes.

L* Adverbe est particulièrement pour mar


quer 1. la quantité: z.la qualité: 3.la manie rc
de Taction: 4. la relation.
1* La Quantité* comme «ro'foY, combien: tíQoi ,
autant: nQKy , beaucoup: oVuysv, y.tK^ívpeu.
•] z. La Qualité: comme vgjffft : avec douceur.
kxkok&uç y malicieusement.
]. La manière de l'action, comme pour af
fecter & confirmer , íWu , puy certes , bien
plus i ?, ?toí, yí, Ht certes y fans doute ,
«ffeurément , fans diffcuiti : ywv , Vrayaient ,
puisque t au moins, partant,- [
Pour jurer: us, W». Attique nw£», «/
<«'»/» , vrajment , ajseure'ment.
Pour nier : six , a^j Attique sW , » «»«
^4/: d'ou vient *t£ , VJí, ne'que, 777, &
^âç nullement y &c.' . * ■.; "..
4. La Relation ou le rapport, comme cerne qui
marquent Comparaiíon : uà«\av , ^>/«.r , îtîs» ,
moins. : ru .
Ressemblance : «V, comme y de mefme que,
comme: wt-Tttç, tout de mefme que : kx5-*, KaB-airt*,
Sirm, &c. tout ainsi que y xiusSc á'-.w, de mefme:
ùii , ainsi , &c.
Ordre
Des Advïrbis. 191
Ordre: th#, ensuite: ífíjí & *<}>e|íïf , d'ores-
en-avant y Sec. ;. . r
A ccux-cy , on en peut encore ajouter quel
ques autreSjCommc cèux qui marquent,la Caufe,
Ïvíxm , à cause , pourl'^tmour de. La Conjecture ,
iVwf, t*'^« : affe^-tost: -tv^óy peut-ejìrt. £tïem-
blables. Voyez-la Nouvelle Méthode livre 6.
- , ,. .- , ,., ;
Interjetions. 1

Les Grecs comprennent les Interjections fous


les Adverbes, comme
Pour appeller , a, ô: se mocquer, 'ST: íe
rejouir, îj?, rire, «■', «: se décourager,
», *: congratuler, tZyt, courage. \ \ "
Admirer, w , <£fv, A*! fiafiaí) srasr*», pa
pa: , ^f/ít/ ! "
Témoigner douleur : *»', il , í«í , î» , hei ,
heu, eheui het ah, ai.
Indignation, »V, «, heu, «,
Menaces, sV, va;, malheur.
Et quelques autres qui s'apprendront par

jídverbes de Vteú^ ,v> ...

Les Adverbes de lieu en marquent la diversité


íclon leur divcrlc terminaison, ainsi, ceux en

■iîlA'î ;aov::-î ■;>. oÍj »,;. piq ■ '•■r,V. z: ï

• ' : if. -r r>-, .' 1 r ".


191 N o ! f £ l i eMethode.
. . . O0I,O1, 0©EN,le A E ou S, E,
OTjmar- lieu d'où 1« lieu où l'on
'■ , ; • , ■ cjuem le l'on part. va.
,*.:./■ :.4ieu où \> ■
l'on est.
eommede
lAíya& , Mfyctfóèi , M«j/«goSív, Me^*^^ , aller
ville de ou (j.tya.yo7venir de à Mégare.
Grèce, eftre Mégare.
. .-Mégare. , ^ V>
Gvçefiií'y 'Ovçpnfo', Ovpcewôfv, OùçpvóvSi , ou
Ccelum, rj?rf <i« r^í^'r á« cuo^voffí , ^//ír
/íCif/. *' O'í/, Ciel. au Ciel.
OTiw/dÒ-ÒÎV.oâ-i' óu ÓÏkì&îv, ■Olx.óyh , Poeti-
mi\s,mai~ tpúf, ào-veriirdu que, en
Jí». 1 ' mf, a*' logis.' prose , aller m
, v . lotis. . ; .„,.-.. logis.
"ï*<J.áf, áî- tfvP'o'9-í: u|o'9-ív, ú , *//cr <w
litudo, dans Ho- d'enhaut. haut,
hAuteur, rricrc u. '

vvU : par . ..
u-. r a 'w
iync. eftre
en haut. \.
«u'to'í , ip- «VTo'Si , «tu Tcìhv , «líliVí , CO , «9
se , ^- ibi, inde, ce lieu lù.
meÇmt.j- fuJi» r . ...

Les Noms propres de Villes, qui íuivent l'Attt-


cle Féminin, font leurs Adverbes en jjn ou ««■»,
(cjui íont proprement des Ablatifs , comme nous
avons dit ailleurs) soit que l'on y souscrive l'iou
Des Prépositions. 19-5
non ; en (j^v ou ofyvi, & en «£e , comme
A'èlwou , A'3-Wjffli t A'Ôío/'ifôêi' , A'ètwxÇi,
KÚ\ens,A-estre k A- dAthenes aller a Athe-
tl.enes. thenes. nés.
O'Kufimx, Q'Kv\i7nx<n, 0'Xvy.m»- OAupwiat^e ,
Olympe. estre a, O-ôev. aller àOljr»*
Ijmpe. d'Olympe, pe.

Dérivation des Adverbes.

Les Adverbes de qualité en viennent da


Génitif Plurier en m , comme de

Qatpó;, pige. QaQw, QoQûíç , sagement.


/3*púf, grave, fixfíw , (ixpíwç , gravement.
îTfíTroiv , quifìediirfínívTm^&fínévTuçjdecemmcHf.
II y en a d'autres en <fo'v , qui viennent ordinai
rement du Nominatif, comme de
êf*ó'$v{*(&* , qui n a qu'un 0yofofjíxèto»r> unanime*
mefme esprit. ment,
xviav , Ktwót, chien. nuutiíóv, en chien.
/3o'tÇuí, raisin. (èoTÇvíóv,pargrappesì
«yÍM y troupeau. «jíAtjíev ,par troupes»

Comparaison des Adverbes.


La Comparaison arrive auffi aux adverbesi
non à tous, mais à plusieurs.
Lorsque l'Adverbe positifvient d'un Génitif
Plurier en m, l'Adverbe Comparatifvient auffi
du Génitifdu Comparatif, & le Superlatifde ce-
H luy
Nouvelle Méthode.
luy du Superlatif, changeant v en «■ , comme

de QoQÓç, sage', Qo(púnf@^ , QoQtíwrQ''


vient QoQûç,sagement; QoQfwnfuç , QxçoitbÍtcoç.
de m^yç, prompt , vif; TK%ÚTip&, ra^vraiBs.
» Et mesme m^íav , lá.^içiç.
yient 7w^éí<'í,i'í/?í«>í»/'ra^uTÉpwî, iw^utotwî.
Et mesme iw^ovwf , •w^tVíiif.

II. Des Prépositions.


Les Prépositions sont separables,qui se peuvent
trouver seules dans le discours : ou inséparables ,
qui ne se trouvent jamais seules , mais sont tou
jours j ointes en composition à d'autres mots.
Les separables font dix- huit, dont il y en a six
monosyllabes, fçavoir
i. eìç Att. If : in,erga, adversùs,apud,circirer.-
tn, dans, vers, envers, contre, chez,, environ.
z. cm, ou ê|/l'un se disantavant uneconsonne,'
& l'autre avant une voyelle, ) è, ex : de.
3. lv & dans les Poètes b/í: in,inter, intrai
cum, &c. dans, en, entre, parmj, avec.
'4. ^€j, ante, pra;, pro: élevant y plûtost, a»
lieu.
5« -sJtj'f , ad , à, coram, prbpè, &c. à, dr,
en présence , prés? ■ ..< . v..;r,. ^
6. <rwí ,' Att. %wj , cum, 1
Et douze dissyllabes.
1. Ion. oifAm : de,circum, cîtra, pro,
propter: de, autour, au delà, pour , à caufe.
2. <wí,per, an, adversus: par, contre ,séparé-,
ment.
5'
„■ Des Prépositions; ipj
3. *vn, pro , in, vice, propter,pour, en laplace,
à cause.
i\. &ní, à, ab, ex, de: de, depuis.
5. Si», propter, per , in : à cause, par, dans >
au travers, parmy.
<S. 33n' , super , de , in , propter , ad, coram ,
versus, prxter, &c. destus , de, touchant, en,
pour, à cause, k, en présence, vers , outre, au
de la.
7. mm. , de , è , ex , in , adversùs , contra , fe-
cundùm , per , pro , &c. touchant ,de ,en, contre^
selon, au lieu , par , pour.
8. jwêT»,'cum, post, in, inter: avec, aprési
en, parmy, entre. . . ., •■
9. rtB%ì, à, ex, apud, contra, prope, juxta,
per, inter, ultra, prae, dcc.de, chez,, vis à vis ,
prés , auprès , selon , par , entre , au delà , au lieu ,
plûtost que , &c.
1 o. <es%* , de , pro , propter , circa , circum, in,"
erga : de, touchant ,pour, a cause, autour,environ^
vers, envers, &c.
.tu \jztí( , super , prae , propter , supra , ultras
dtjfus , au lieu de , plûtost que , à cause ,par dejfus,
tu delà, &c.
11. \sní, sub, ab, : destous , au destous.
Les Prépositions inséparables , sont douze,'
dont l'office est de communiquer leur force
aux mots qu'ils composent. . :

H 2 R.EGJ.B
l$6 Nouvelle Méthode.

Règle I.
Des Prépositions inséparables.

I. Huit compostsives ,
£"e* ,/3£T> J«» £*, Ás*0pr» ^
Dfj /«ott o»í la force augmentée *
1. Par iCç est la peine ajoutée:
3. Ns v>) , marquent privation ,
4. Ny, par fois augmentation:
5. a' tres-fouvent efi privative ,
Parfois colieílive , intensive.

Exemples.
ï". Celles-cy augmentent
i'e^: comme «e>Í7n't?®'> extrêmement amer:
Àl/>h*®*> tres-illuJire^Oale dérive d'òí^eftre
propre & convenable , ou d'Áfftt , kMars, At
guerre. »'■••• *•
è'e/ : íeJtfifOfA&tquìfaitgrandbruit eu rugissant:
Bile vient d'içgíw, aimer, ou de <srê<» envers.
■ @5 '. fòxAtfAicíeo , avoir grand faim : Elle vient
de/3£?, £œ»/a cause de fa grandeur. C'estpour-
quoy on se sert aussi d'íWw,comme Ivnroyiúpui,
qui a l'esprit grand & relevé, pris d*<Víras-, f/>«-

«J1*.- fa,<po>vòç, tout sanglant'. Elleseprendd»


JWv, densus, épais, ramassé.
: £«ôê©* , ro«r <&v««, de grande ad-
miration: Elle est dérivée de $m, estrefcrvenu
tstre chaud. ■ h*
Des Prépositions." 197
A«':A«;ç<xvij, pelvis, mgrand bassin, de à*,
valdè , fort , Si ^ttívu , hisco , efire ouvert,z cause
qu'il est large : A*€p(^ ,gourmand,qui avale tout,
de Ko. & (ìofíç, mangeur. Elle vient de háu, votrt
defirer, jouir.
A/, MííÇu), agito, comme qui diroit,valdè ago,
*giterfort , tourmenter : on le tire de A/#v , valdè ,
fort.
B&mj'ote/®-, epithete de Mars, qui fait grand
bruit , que s'entend de loin.
x. àùi marque toujours quelque difficulté,
seine oy malheur, comme JútrHo\&, difficile:
J[vçv^íu , efire malheureux.
Le contraire est tZ, comme í$mK& , facile :
ívtv%íw , estre heureux ; mais il n'est pas insépara
ble. Car íZ est un Adverbe.
5. Ces deux-cy marquent privation : »é, vímttç,
iij ceuxqui n ontyoint depieds, ou qui les ont fort
courts : d'où vient le mot de Nabot , un petit Na
bot. Comme-en. Lzi'm,nefandus , nequé, & autres
vienrient de «f, non.
vi) : vj-m& , infans, comme qui diroit non fans,
enfant , qui nepeutparler : wimn@' , impunis , qui
n'a pas esté punj ou chaftié.
4. v>í: augmente auíïï, comme hî'^ut®^ > qui .
coule de tous cofiez,.
5. A marquant privation , vientd'cïvák ou
d'*7î^ , Gne, Jans : comme áíçsft(@r , invisible,
imperceptible, qu'on ne voit pas aisément.
Et quelquessois il ajoûte un v aprés soy , pour
ostcrle concours desvoyelles, comme av^ua*-
t©*, incruentus, qui ne s'est point ensanglanté:
H z «v#v-
ïç>8 Nouvelle Méthode;
&*xvíç& , lasche , efféminé.
Marquant intension & vigueur, il vient àìiyxy,
valdc , nimis,fort, beaucoup , comme oim^, in-
tentus, qui ejìfort bandé: òlípK®*, lignosus , tout
remplj de bois.
Marquant union & collection, il vient d'à/**,
ensemble: comme àfc*.$ói ,frère, de <?eA$ú;,\j (tfrs
utérus, le ventre , parce que les frères font sortis
d'un mesme ventre : áxííuifys, quifuit ou accom
pagne , de KíK&fyç , chemin.
Mais quelquesiois il ne change rien dans le
sens , comme «jw^uí , le mesme que sw^uj-, spica,
mépy. •. .■>

Règle II.

Force des Prépositions scparables en composition;

1. Cinq prépositives y síawa


AW, cìvtÍ, TTK^t ,
Lessens augmentent ou détruisent :
2. Cinq a L'augmenterfe reduisent ,
Elç, cwj , è| (fr 'né*;
}• 'SrOî augmente , amoindrit aussi\
4. MêTK le change ou diminue'j
5 dernier sens ejî \jxti veue.

Exemples.
Lés Prépositions separables donnent auffi leur
force aux mots qu'ils composent.
1. Entre celles-cy,il y en a cinq qui quelques-
fois la changent ou la détruisent j sçavoir
~ r a'ntí
Des Prépositions." 199
A'NTl', ármíì-iaçi comparable, préférable: úv-
-mapia,, contrariété des loix.
A' si O' , -ìamiíttà , ejìendre : 'isrvfíxv^áva , defk-
prendre.
A I a' , JWjíAw , se rire,se mocquer, hamtco, ne pas
croire.
KATA', KunS-lia, dévorer : xct,Tx<Pçovíu), mépriser.
Il A P a', 7mçîx&á?ìM>>, jetter loin : TmçjlvofAoç , con
trevenant aux loix.
2. il y en a cinq qui augmentent seulement.
1 1' 2 , âaxKxu) , exaudio , entendre nettement.
í.'3, è|i's»jitat<, ejlre tout hors desoy.
IlEPl'.íaêx»»?^^, pervenustus,wrÉ7Wí7»fHí beattl
2T'n, guv îmiaû, plané perficio , achever entie-
■ rement.
Tn E P' , xsa-içpxívoiAiu, nimis iníânio , eflre tout
hors de soy.
' 3. II y en a une qui augmente quelquefois , &
quelquefois diminue, sçavoir
II P O' 2, «zj^jaWir^w , efirefort touche : içsQaú.'ftii-
fiui , toucher légèrement.
4. Une autre qui change & diminue, sçavoir
META', jWSTOÊ!íAáC/«» , changer de dessein: /Aí-nc-
va«v, se repentir: [Afmasífav , dissuader,
iztyyÍTi&v , elutriare , verser d'un vaisseau dans
un autre.
5. Une autre qui diminué' seulement .sçavoir
T'no' , \}zrcíc-ííta , subvereor , avoir quelquepeur;
craindre unpeu.

AVERTISSEMENT.
Ces Prépositions reçoivent aussi grande diversité de
H 4 ''g"»
too Nouvelle Méthode.
significations dans leurs divers régimes, & font d'un
grand usage, dans le discours} mais parce que cela dé-
end de la construction , nous renvoyons le Lecteur au
vie 7. de la nouvelle Méthode Grecque: N'ayant eu -
dessein de mettre dans cet Abrégé qu'une partie de ce
qui regarde l 'analogie , Sc les mots pris séparément.
III. Des Conjonctions.
Les Conjonctions font ou significatives ou
explétives.
Les significatives font comme les
Conjonctives :«,,&: -n, que#".
Disjonctives : n ; aut, ou, &fes Composez íra*,
îyouo, sive, ou hie».
Conceflìves , x«v , kcÚtti £ , etsi , encore que.
Adverfatives^verò, mais, qui repond à
quidam , certes : »%.«,, fed,mats : îpuaç, tamen ,
totttesfois.
Caufatives : ^ , erjim , car : , ut , afin que :
e zrfci? , quò , afin que : Unis & sot» , siquidem ,
puisque ; d'où viennent iœiiíi , insiSy,nEç , siqui
dem , quandoquidem , puisque.
Conclusiyes : &&,owj, igitur, ergo,donc,par-
tant : h c'tteç , qu apropter , c'est pourquoi/ : & mef-
jne tvlvuu, isíyíìtoi , Tniycí^ouJj , igitur , donc.
Conditionelles : « , òlv,fi; d'où vient ìáv , par
contraction ?v. Et semblables.
Les Explétives sont celles qui ne signifient rien
de particulier, mais qui servent seulement â don
ner grâce & à remplir le discours; comme ttíç ,
w, & dans les Poètes fa, , Slw, Sec.
F I N".
T ABLE

De la Nouvelle Méthode.

Ablatif.
SI la langue Grecque a un Ablatif, & quel il est. 3r
Accent.
Ce que sont les accens,8c combien il y en a de sortes. z6 & 27
Combien l'accent se peut éloigner de la fin. 27
En quelles syllabes il se peut mettre. làmejme.
Comment il faut avancer l'accent. 7y
■Mjetlif.
De la variation des Adjectifs. jî
Des Adjectifs de deux terminaisons. $6
Adjectifs irreguliers. 57
Adverbe.
Des Adverbes. »*• 190
Ce que marquent les Adverbes, làmesme. & íùiv. Dériva
tion des Adverbes. 193
Aigu.
En quelles syllabes se peut mettre l'accent âigu. 27
Aoriste.
Formation de l'Aoriste premier. 94. 9y
Du second. ìpo
Apostrophe.
Oudestour, ceque c'est, & comment el'e se marque. 28
Cc qui arrive chez les Attiques & les Poètes , au sujet de
l' Apostrophe. . 18
Quand c'est que l'Apostrophe a lieu , ou non. là mefme &. 29
Article.
Cc que c'est proprement qu'arude. , 52
Comment se doit décliner. , lame^.e,
roi TABLE.
Attique.
Manière Attique de décliner, que les Grammairiens ap
pellent quatrième déclinaison simple. 40
La manière particulière qu'ils suivent de décliner certains
noms, là mesme.
slugment.
De l'Augment & de íà division. 78. 79
De l'Augment < long par position. 80.81
De l'Augment temporel. 82.. 84
Augmentdes Verbes composez.de Prépositions. 86. 87
Du changement des augmens. 88
.Où l'Augment fyllabique se change en temporel, làmesme.
c.
Cas.
Ce que c'est que cas. jr
Combien il y en a. làmesme.
Circonflexe.
En quelles syllabes se met l'accent circonflexe. 27
Circonflexe.
Verbes circonflexes pourquoi ainsi nommez. iji
Quelles sont Jeurs conjugaisons. 131. 133
Changement de figurative en ces Verbes. i jy
De leur Optatif Attique. ■• ■ 137
Des temps des Verbes circonflexes qui rentrent dansl'ana-
logie des Verbes Barytons. Ij7
D; la pénultième des futurs circonflexes. là mesme.
Des futurs seconds, aoristes seconds , & prétérits medions
des circonflexes. 158.139
Des autres rems & des autres modes. •' 139
Du Passif & du Medion des circonflexes. 140
Comparatif.
Des Comparatifs & Superlatifs. . j7
CovjcnBioTis.
Des Conjonctions. ico
Conjugaisons.
Combien les Grecs comptent de conjugaisons; 68
Observations furies conjugaisons. . 69
Confirmes.
Divisées en muettes, liquides ou immuables, & én dou
bles. 13
Division des muettes. ' làmesme.
Leurs change mens, là mesme.
Consonnçs liquides êí immuables pourqtioy ainsi appel
TABLE. 105
Contraction.
Règle generale pour la contraction des imparifyllables. 47
Qui ne fuit pas l'analogie ordinaire. 44
D.
Datif.
Du Datif plurierde la cinquième déclinaison. 4y
Datifdes noms en diphthongue, ou cn|, ou 4'- 46
Déclinaisons.
Leur différence & leur nombre. 35
Démonstratif.
Des Pronoms démonstratifs & Relatifs. 61
Dialecte.
Observations fur les Dialectes. 51. 5*
Diphthongue.
Les voyelles jointes ensemble font les Diphthongues. 2 1 . 21
Diphthongue signifie proprement ce qui sonne deux
fois. * là mesme.
Combien l'on en compte, & comment on les divise. 22
Les diphthongues longues d'ordinaire. i6
Double.
Quelles font les consonnes doubles, leur nombre ,& pour-
quoy elles font ainsi appellées. . 24
Duel.
Du Duel des Verbes. 66
Observations fur les personnes du Duel. 90, 91
E.
Eíí//i. '
De la formation d'EÏpi, eo,vado. 174
D'où ce Verbe prend tous fcs Prétérits. i~5- & ses
Aoristes. ' là tnefinn.
De son Verbe moyen. 1;;. 178
Eoliqtit.
De l'Aoriste premier Eolique. ipj
De la troisième personne Eolique. 11S
Esprit.
Ce que les Grammairiens appellent Esprit. %7
De combien de sortes il y en a. 2-7. 28
Et comment ils se marquent. làmefmt.
Chaque voyelle au commencement est toíijours marquée
de l'un des Esprit». . M mefim.
H 6 L.V
104 TABLE.
L'v prend toujours l'espritrude. làmefìne
F.
Figurative.
Quelle & pourquoy ainsi appellée. ^9
Comment les Grammairiens rappellent. 70
Des temps qui ont la figurative du Présent. 70, 71,71
Formation.
De la Formation des tems. 93. 94. & suiv.
Futur.
Des futurs des Verbes. »7
Formation du Futur second. 8?\ 97
De la pénultième du Futur second, longue par position.
S9-
G.
Génitif.
€rande diversité déformations du Génitifde la cinquième
déclinaison des Grecs. 44
Genre.
Ce que c'est que le genre. ^ ?«
Combien il y en a. là meyme.
Leurs marques. là mefmt
Grave.
En quelle syllabe se met l'accent grave, & comment. 17
Ce que c'est que l'accent grave. là mefmt-
H.
H MAI.
Formation d'ijjtW, s'asseoir. 183. 1S4
IHMI.
Formation d'IHMI, vade, jevay. 17g. 1:9
Au Medion. 183, 184
Formation d' I H M I , emeupifeo , désirer. 183
Imparijyllabe.
De la Déclinaison impaniyllabe, que les Grammairiens ap
pellent cinquième des Simples. 41
Comment & en quoy elle répond à la troisième des Latins.
là mefme.
Terminaison des Cas imparisyllabe s. là mefmt
TABLE. 105
Immtittbli.
Pourquoy les consonnes immuables sont ainsi appellées. 24,
Indéclinable.
Des particules indéclinables. 190. 191
InterjeBions.
Les Grecs comprennent les Interjections fous les Adver
bes. 191
Comparaison des Adverbes. 19}
Ionien.
Façon Ionienne de décliner. 48. 49. 52.
Irreguliers.
En ftn pris d'ailleurs que du Verbe £«. ou la. 170
I2HA1I.
D' ('mfoi.Jcio , cognosco , fçavoir , connoistre. 1 85
De la Formation du Medion. . 18,7
K.
KEIMAI.
De Kiìjjt,c*4 , jaceo , estre par terre. 1 8 5. 1 85. 1 87»
L.
Lettres.
Des lettres en gênerai. +f
Liaisons de Lettres ou abbreviations pour rendre l'écriture
plus belle & plus courante. 16
Division Sí permutation des Lettres. 21
Liquide.
Consonnes liquides pourquoy ainsi appellées. 24,
M.
De la conjugaison des Verbes en pi. 143
De leur Formation. 144
Ce qu'il faut faire pour apprendre facilement Ces Verbes.
•45-
Que le Verbe en prend des tems du circonflexe. 148
Formation de l'Aoriste second. 149. ij0
Du Subjonctif. ì-i
De l'Optatif. . •r . 153.160. 141
Formation de l'Imperatif.
Formation de l'Aorilte■ secònd
sec Impératif. 155160
De rinfinitif. " ^
Du Paffif & Medion des Verbes en ps. 1 57, , jg
L'Indi
io6 TABLE.
Indicatif du temps présent. ijS
Subjonctif présent & Imparfait. 15g. 160
Des temps des Verbes en p,t qui rentrent dans l'analogie
■ des Verbes de la conjugaison Barytonc. 162. 16;
Du participe du Prétérit fait parsyncope. 164. i6y
• Des irreguliers en pi. 170
Modes.
En quoy les Grecs font differens des Latins quant aux
modes. 67
Mot.
Ce que c'est que le mot. 30
■De combien de sortes il yen a , & quelles. là mefine.
Qui de ces mots reçoivent diversité de nombres . ou qui
n'en ont point. là mefine.
Moyen. -
Table pour conjuguer le Verbe moyen. 126. ijí
Formation de deux Futurs moyens. 127
Et des deux Aoristes. 127. 128
Formation du Parfait. 128.129
De la pénultième de ce Parfait. 129. 130

N.
National.
Des Pronoms Nationaux. 61
Ni.
' Du t ajoûté à la fin des mots finis par i ou ; pour éviter
la rencontre des voyelles. 29
Nom.
Ce que c'est que nom, & à quoy il sert. Ji
Comment se décline. là mefim.
Nombres.
Ce que c'est que Nombre, & à quoy i] sert. ji
Combien il y a de nombres chez les Grecs. là mefine.
Des noms de Nombre» & de leur division. jp. 60.

O
Optatif.
De l'Optatif & du Subjonctif 10+. 10;
Oi.
Pourquoy la Particule négative cv prend un x lorsqu'il fuit
une voyelle. 2.0, 30
• P.
TABLE. 107

Parfait.
Terminaison 8c figurative du Parfait. 101
Pénultième du Parfait. ica
Formation du Plusque-parfait. 104
Parisyllabe.
Ce que c'est que la Déclinaison parisyllabe. 33
Elle est double. làmesrrie.
Idée gencrale de la première déclinaison des parisyllabes.
Paffif. ■ . •..
Du Verbe passif, 5c de fès terminaisons. 106. 107. & soiv.
Table pour corijuger le Verbe Passif. 110. m.
Formation des tems Passifs. 1 iz. 1 1 3 . & íuiv.
Exception pour la 3. Pluriere faite par circonlocution.
118.
Règle particulière pour les Verbes en v»v ' xt$
Paulò post Futur.
Ce que c'est & pour quels Verbes. 67
Position.
Ce que c'est que position , & comment elle íc fait. 80
Préposition.
Des Prepofítions. 194. & soiv.
Des Prépositions inséparables. 196. 197
Force des Prépositions feparables en composition. 19*.
Pronom. , . • - ' 1.. - >
Des Pronoms, & premièrement des primitifs. ío
Des pronoms poíîéssifs & nationaux qui íbnt tous dériva
tifs. 61
D'où se forment les Pronoms composez. 6$
■ Pipi.
De 4>qu.i, dire. 188. 189

R.
•' ' ■■>■",
o
Redoublement. • ->
' ...... í
Des Verbes qui prennent, ou négligent le redoublement
«u parfait, ' " 84.
• ■ Re~
IOS TABX E.
Relatif.
Des Pronoms relatifs. 62
Et de combien de sortes. làmcfme, & 6;
*' V* * ''
X.

Si on le peut joindre avec les doubles. ij


Son rapport particulier avec le dernier rang des muettes.
là mejme.
Sa prononciation. là tmsme.
Substantif.
Le Medion du Verbe Substantif. \-tx
' ' Syllabe.
Qu'est-ce que la syllabe.
Quelles sont les proprietez de la syllabe. i6
De la quantité de la syllabe, & d'où elle dépends 26
Des syllabes capables d'accent. là mejme.

T.

Tems.

Combien il y a de sortes de Tems chez les Grecs. 6y


Terminaison.
Comment la terminaison (e doit considérer. 71
De la terminaisonde l'Actifen tous les Modes, là mefine,
& 7Î-

V.

Verbe.

Ce que c'est qu'un Verbe. r€6


Combien il y a de nombres. la mejme._
Diíferences des Verbes. <&
Vocatif
Des différences des terminaisons du Vocatif. 4?
Vtjelk
TABLE. 109
Voyelle
Les Grecs comptent jusqu'à sept voyelles. aï. 21
Les voyelles jointes ensemble font les diphthongues.
là mesme.
Voyelles subjonctives. n
Voyelles prépositives. làmesme.
Voyelles sourdes. • làmesme.
Voyelles mal fonantes. làmesme
Façon d'éviter la rencontre des voyelles. 29
Des Voyelles ou diphthongues immuables. îz. 8}

F I N.

13. U. G,
Sysr. o«tal.
i.S'35
4