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Fiabe a cura di Ida Porfido introduzione di Daria Galateria com testo a fronte Marsilio eee CENDRILLON LA PETITE PANTOUFLE DE VERRE 11 était une fois un Gentilhomme gui épouse en secon: des noces une femme, la plus hautaine et la plus fire auon eit jamais vue. Elle avait deux filles de son humeur, et qui lui ressemblaient en toutes choses. Le Mari avait de son cété une jeune fille, mais d'une douceur et d'une bomé sans exemple; elle tenait cela de sa Mére, qui était la meilleure personne duu monde. Les noces ne furent pas plus tot faites, que Ia Belle-mére fit éclater sa mauvaise hhumeur; elle ne put souffrir les bonnes qualités de cette jeune enfant, qui rendaient ses filles encore plus haissables Ele la chargea des plus viles occupations de In Maison: erat elle qui netovait la vaiselle et les montées, qui fot tait la chambre de Madame, et celles de Mesdemoiselles ses filles: elle couchaic tout au haut de la maison, dans un grenier, sur une méchante pallasse, pendant que ses seers Etat dans des chambres parqutées, nelle sven dex lits des plus ala mode, et des miroirs of elles se voyaient depts spies jus’ rte, La pave file sufi tout avee patience, et n’osaits'en plaindre & son pére qui aurait grondée, parce que sa femme le gouvernait entire ‘ment, Lorsqu’elle avait fait son ouvrage, elle sallat mettre au coin dela cheminée, ets asseoir dans les cendres, ce qui 68 CENERENTOLA, ° LA SCARPETTA DI VETRO Cera una volta un gentiluemo che sposd in seconde nozze la donna pit altezzosa sprezzante che si fosse mai ‘ste. Costei aveva due file del suo stesso caratere, che le Somigliavano in tuto, Per parte su i mario aveva una fiplia, ma di una doleezza e di una bonta senza paris in ‘questo aveva preso dalla madre, che era stata la persona rigor al monde. Non se ancora into debate fhozze che la matrigna gia dava libero sfogo al suo caratte- fecos non perv sof le belle qo dla facil, che rendevano ancora iit odiose le sue fizlc, Nella gest. te della casa le attrbuit le mansioni pil vii: era Jel che lavava i piattie le scale, che rifaceva la camera della signora e quelle delle signorine sue figlic; lei dormiva nella parte pil alta della casa, in una soffitta, sa un misero paglieric io, mentte le sorcllealloggiavano in catere con il pavi- ‘mento di legno, avevano i let pitt alla moda e degli spee- chi dove si potevano imirare dalla testa ai piedi, La povera figliola sopportava tutto con pazienza, e non osava lamen ta con pad ce, totalmente domino dal nog Tavrebbe sgridata, Quando aveva terminato le sue incom: titer radia a meer inom cnn dl ode es sedeva tra la cencre, il che Je aveva valso in famiglia il o faisait qu’on lappelait communément dans le logis Caces ddron, La eadette, qui était pas si malhonnére que son tinge, appelat Cendsillon; eependant Cendrillon, avec ses mméchants habits, ne lnssait pas d’éte cent fois plus belle que ses seurs, quoique verues tes magnifiquement. arriva que le fils du Roi donna un bal, et qu'il en pria toutes les personnes de qualité: nos deus Demoislles en forent aussi prées, car elles fasaient grande figure dans le Pays, Les voila bien aises et bien occupées & choisir les habits et les coffures qui leur siéraient le mieux; aouvelle peine pour Cendrillon, car c'étit elle qui repassat le linge de ses scrurs et qui godronnait leurs manchettes. On ne parlait que de Ia maniére dont on s'habillerait. «Moi, dit Trine, je metrai mon habit de velours rouge et ma garni: ture d’ Angleterre. - Moi, dit la cadette, je n’aurai que ma jupe ordinaise; mais en récompense, je mettrai moa man teau a fleurs dor, et ma barriére de diamants, qui n'est pas des plus inditférentes» On envoya quéri la bonne cofieu- se, pour dresser les cornettes deux rangs, et on fit acheter ddes mouches de la bonne Faiseuse: elles appelérent Cen- dillon pour Ini demander son avis, car elle avait le godt bon. Cendrillon les conscilla le mieux du monde, et soffit iméme les coffer; ce qu’elles voulurent bien, En les coif- fant, elles hui disaien: «Cendrillon,serais-tu bien aise dal ler au Bal? ~ Helas, Mesdemoiselles, vous vous moquez de moi, ce n'est pas fa ce qu'il me faut. ~ Tu as taison, on ritait bien si on voyait un Cucendron aller au Bal» Une autre que Cendrillon les aurait cillées de travers; mais elle ait bonne, ct elle les coiffa parfaitement bien. Elles Furent prs de deux jours sans manger, ant elles étaient transpor- tes de joie. On rompit plus de dowze laces & force de les serrer pour leur rendre Ia tlle plas menue, et elles taient nome di Culdicenere, La sorela minore, che non era cost scortese come la maygiore, la chiamava Cenerentola, co munque sia Cenerentola, anche con i suoi miscti vestitn, tra pur sempre cento volte pit bella delle sorelle, nono stante queste fossero magnificamente vestte. "Awwenne che i figlio del re desse una festa da ballo, all «quale venneroinvitate tree le personalita del regno. Anche le nostre due signorine furono invitate,essendo persone in vista. Eccole allora tutte contente e indaffarate a sceslicre i abitie le acconciature che le avrebbero messe maggior- mente in valore; ulteriore fatica per Cenerentola, poiché tra lei che strava Ia biancheria delle soellee sistemava le innumerevoli pieghe det loro polsini. Non si parlava che del modo in cui si sarebbero vestte: Lom, disse la magaio. re, «indosserd T'abito di velluto rosso ¢ il mio pizzo dla ghilterra», «lo», disse la minore, «avrd a mia solta gonna fa, in compenso, metter0 il mantello a fiori dora con il fermaglio di diamanti, che non passa certo inosservato>. Fecero chiamare la migiore pettinatrce, affinché mante nesse dria ¢ erma la doppia fila di boecali, e mandarono a comprare dei nei artliiali* dalla modiste: chiamarono Cenerentola per chiederle consigio, dal momento che ave- vva buon gusto. Cenerentola diede i migliori consis possi- bili, e si off perfino di pettinarle, cosa che accettarone con piacere. Mentre le pettinava, loro le dicevano: «Cene- rentola, ti piacezebbe venire al ballo?» «Ahimé,signorine, ‘i prendete gioco ci me, quello non & certo il mio posto». ‘Hai proprio ragione, sai quante risate a vedere una Cul- dlicenere come te che va al ballo!» Un'altra, al posto di Cenerentola, avrebbe sistemato Pacconciacura tutta di tra verso, ma lei era buona e le pettind in modo impeccabile er quasi due giotni timasero senza mangiare, tanto era grande la Toro eccitazione. Pid di una dozzina di lacei ven- hero spezzatiafuria di tirarl per rendere pit strtta la loro toujours devant er mtr, EnfnTheurex jou ars, on partit, et Cendrilon les suivit des yeux le plas lonatemps {ele pus lorsque ne le vit plas, ell se mit 3 plate, Sa, Marraine, qui la vit toute en pleurs, lui demand ce quelle avait «Je voudrais bien. je voudrais bien.» Elle pleura si fort qu'elle ne put achever. Sa Marraine, qui Grait Fée, lui dit: «Tu voudrais bien aller au Bal, n'estce pas? ~ Hélas oui, dit Cendrillon en soupirane. ~ Hé bien, seras-tu bonne fille? dit sa Marrane, je ¢ feri aller» Elle a mena dans sa chambre, et lui dit eVa dans le jardin et apporte:moi une eitroullle» Cendrillon alla aussitét cucilir la plus belle qu'elle put trouver, et la porta & sa Marraine, ne pouvant deviner comment cette citruille la pourrait faire aller au Bal Sa Marraine la creusa, ct oayant haissé que I corce, la frappa de sa baguette, et la ctrouille fat aussit6r change en un beau carrosse tout doré, Ensuite elle alla regarder dans sa souriciére, od elle rouva six sou Hs totes env le dt 4 Cendilon de lever un peu a trappe de Ia souricitre, et a chaque souris qui sort, elle Tat donna un coup de sa beguct, et la sours eit aus. sit6t changée en un beau cheval ce qui fit un bel attelage de six chevaux, d'un beau gris de souris pommelé. Comme elle érait en peine de quoi elle ferait un Cocher: , Cenerentola le port In 'tagliola, che conte- neva tre sorci, La fata ne prese uno, per via della folta pelura,e, coccatolo, lo teasform® in un cocchiere grande ¢ rosso, con il pid bel paio di baffi che si fosse mai visto. Poi disse a Cenerentola: «Va' in giardino, troverai sei ha certole dietto l'annaffiaoio, Portale qui, Non appena sliele ebbe portate, la madrina le trasform® in sei lace B tt derrgre le carrosse avec leurs habits chamarrés, et qui sy tenaient atachés, comme sls n’eussent fait autre chose toute leur vie. La Fé dit alors a Cendrillon: «Hé bien voila de quoi aller au bal, n’estu pas bien aise? ~ Oui, mais estce que fitai comme cela avec mes vilsins habits2» Sa Matraine ne fit que la toucher avec sa baguette, et en mméme temps ses habits furent changés en des habits de dap d'or et d'argent tout chamarrés de piereries; elle lui donna ensuite une paire de pantoufles de verre, es plus jolies dur monde. Quand elle fut ainsi parée, elle monta en carrosse; mais sa Marra Ini recommanda sur toutes cho- ses de ne pas passer minuit,Vaverisant que si elle demeu- rait au Bal un moment davantage, son carrosse redevien draitctrouile, ses chevaure des sours, ses laguais des Ié- zards, et que ses viewx habits reprendraient leur premiere forme. Elle promt sa Marraine qu'elle ne manquerait pas de sontir du Bal avant Elle part, ne se sentant pas de joie. Le Fils da Roi, quan alla avert quil venait dar- river une grande Princesse qu'on ne connaissait point, ourut la recevoir lf donna la main ila descene du cartosse, et la mena dans la salle of était la compagnie. I Seif alors uo grand nes, on css de dames les violons ne joutrent plus, tant on ait attenif& cantempler les grandes beautés de cette inconnue. On rentendait qu'un bruit confus: «Ah, qu'elle est belle!» Le Roi méme, tout views quil etait, ne lassait pas de la regarder, et de dire tout bas la Reine quil y avait longtemps qu'il n'avait vu tne si belle et si aimable personne. Toutes les Dames Giaient attentives a considérer sa coiffure et ses habits, pouiren avoir dés le endemain de semblables, pourvu qu’ se trouvit des étoffes assez belles, et des ouvriers assez hrabiles, Le Fils du Roi la mit 3 la place la plus honorable, et ensuite la prt pour a mener danser. Elle dansa avec tant m4 che, con le loro livre gallonace, slirono subito cetro alla tarrorza € visi tenevano ateaccati come se non avessero rai fato altro nella vita. A quel punto la fata disse a Ce nerentola: «Bene, ecco tutto quello che ti eccorre per a= are al ballo, Sei comtenta?» «Si, ma come posso andarci con addosso i mie veechi stracci?» La madrina non fece che sfiorarla con la bacchetta magica e, immediatamente, suo vestitino venne trasformeto in-un bef abito intssuto Goro e d'argento, cutto tempestato di peste preziose. Poi Je diede il pin grazioso paio di searperte di vetro mai visto al mondo. Completato I abbigliamento, Cenerentola sli in ‘arrozza, ma la madina le eaccomando sopra ogal cosa ci non oltrepassre la mezzanotte, awertendola che, se fosse Fimasta al ballo un minuto di pi, la carcozza sarebbe tdi: ventata una zucea, ical dei tpi ilacch® delle Tucertole, € anche Pabite avrchbe ripreso il suo veechio aspetto. Cenerentola promise alla madrina che sarebbe stata ben atienta «lasciaee il ballo peima della mezzenoite e part, fuori di sé dalla gia Il figho del re, a cu era stato annun- ciato Privo di una grande principessa che nessuno cono- sceva, corse a ricevedla; le offi la mano per scendere dalla carrozza € la condusse nel salone dove erano riuniti gi invita, Si feceallora un grande silenzios le danze venneto imerrorte € 1 violinist smisero di suonare, dal momento che tutti erano ingenti a contemplare la grande bellezza ella sconosciuta. Si udiva solo tn confuse mormori: Oh! Quant? bella» Persino il e, veechio com’era, non Si stancava di goardarlae di dire soxtovoce alla regina che dda tempo non vedeva una creatura cost amabile © bella “Turte le dame erano impegnate a stucare !acconciatura € Tabito, in modo da aveene di simili gia dal giomo dopo, sempre che si iusissero a trovare stole altrettanto belle © Sart altgettanto abil. TL Figo delve la fece accomodate al posto Tonore e quindi la nuit ballare, Lei danz® con B de grace, qu‘on Padmira encore davantage. On apporta tune fort belle collation, dont le jeune Prince ne mangea point, tant il était oceupé a la consider. Elle alla s'asseoit aupres de ses sceurs, et leur fit mille honnéetés: elle eur fit part des oranges et des citrons que le Prince lui avait ddonnés, ce qui les étonna fort, car elles ne la connaissaient point, Lorsqu’elles causaient ainsi, Cendrillon entendit sonner onze heures trois quarts elle fit aussitér une grande révérence dla compagnie, et sen alla le plus vite qu'elle put. Das qu'elle fut arrivée, ele alla trouver sa Marraine, et pres Favor remercie, elle lui dit qu'elle souhaiterait bien aller encore Je lendemain au Bel, parce que le Fils du Roi Ven avait prige. Comme elle ait oecupée a raconter & sa ‘Marraine tout ce qui s’tait passé au Bal, les deux sazurs henrtérent 4 la porte; Cendrillon Teur alia ouvtie. «Que vous ées longtemps i revenie!» eur ditelle en billant, en se frottant les yeux, et en s'étendant comme si elle n'edt fait que de se réeiler; elle n’avait cependant pas eu envie de dormir depuis qu’elles s'étaient quittées, «Si tu Eiais venue au Bal, li dit une de ses sceurs, ru ne ty seras pas ennuyée: ily est venu la plus belle Princesse, Is plus belle 4u‘on puisse jamais voir; elle nous a fait mille civlités, elle nous a donné des oranges et des citcons» Cendkillon ne se sentait pas de jie: elle leur demanda le nom de cete Prin esse; mais elles lui répondirent qu'on ne la connaissait pas, que le Fils du Roi en était fort en peine, et qu'il don- nerait toutes choses au monde pour savoir qui ele était Cendhillon sourit et leur dit: «Elle était done bien belle? Mon Dieu, que vous étes heureuses, ne pourras-e point la voit? Hélas! Mademoiselle Javote, prétez-moi votte habit jaune que vous mettez tous les jours. ~ Vraiment, dit Mademoiselle Javote, je suis de eet avs! Préter votre habit un vilain Culcendron comme cela: il faudrat que je fusse bien folle» Cendrillon s'attendait bien & ce refus, et elle en 16 tale gravia che venne ammirata ancora di pit. Fu servita ‘una magnifica cena dieu il giovane principe non assaggi® pull, tanto era occupato a rimirare la fanculla, Lei and® a sederi vieino alle sorellee rivolse loro un'infinith di fsntetae:con loro cond le arane ¢ imo? che vincipe le avevaofferto, il che meravighi® alquanto le so tell, tasto che non la canoscevano. Mente stavano cos conversando, Cenerentola senti battere le undici ¢ tre Quart: saffrexd a fare un profondo inchino i convitati © figa wia pid in feta che poré. Non appena arsivata a casa, tndo a ervas ls sain 6, dopo aver grit, le disse che avtebhe desiderato tanto tomare al ballo Vindo- rani, poiché il figio del re Paveva invitata. Mentre era impegnaca a raccontare alla mada tuti i partcolai della festa, le due sorelle bussareno alla porta; Cenerentola and ad aprite, Siete tomate tardi dal ballot», disse loro sbadi iliando, stropiceiandsi gli occhi e stiracchiandosi come se Si fosse appena sveliata, mentre non aveva avuto affarto woplia di dormice da quando si erano lasciate, «Se fossi venuita al ballon, le disse una delle sorelle, «non ti sates certo annoiata. C'era la pit bella principessa, ma la pit balla che si fesse mai vista; ci ha tivolto mille attenzioni. ¢ Gi ha offertoarance limon, Cenerentola non stave pi in sé dalla gcia:chiese come si chiamasse quella prinipes $4, ma loo le tsposeo che non To sapexano, che il iio del re era molto alto e che avrebbe dato qualsiasi cosa per sapere chi fosse. Cenerentola sortie ¢ domando: «Era davvero cost bella? Mio Dio, come site state fortunate! ‘Quanto vorrei vederla! Ahimé! Signorina Cianciota, pre: Staten fabio gle che matte ti ion Come no» disse la signorina Cianciotta, «ma certo! Prestare il mio sito ao isles Celene came te: fos mata» Ce nerentola si aspettava questo riflutoe se ne rallegs, poiché 7 fut bien ase, car ele aurat été grandement embarrasée s sa sur eat bien voulu lui preter son habit. Le lendemain les deux saurs furent a Bal, et Cendiilion aussi, mais ‘encore phis parée que la premigre fis. Le Fils du Roi fut toujours aupres delle, et ne cessa de ini concer des dow ceurs; la jeune Demoiselle ne s'ennuyait point, et oublia ce que sa Marraine lui avait recommandé; de sorte qu'elle entendit sonner le premier coup de minuit lorsqu'elle ne croyait pas qu'l fit encore onze heures: elle se leva et senfuit aussi légénement quaurait fait une biche, Le Prin «ela suivit, mais il ne put Pattraper; elle Iassa tober une de ses pantoufles de verre, que le Prince ramassa bien soigneusement. Cendrillonarriva chez elle bien essoufflc, sans carrosse, sans laguais, et avec ses méchants habits, rien ne lui ant rest de toute sa magnificence qu'une de ses petites pantoufles, la parelle de celle quelle avait ass tomber. On demanda aux Gardes de la porte du Palais sis alavaient point vu sortit une Princesse; ils direne quils wavaient vu sort personne, qu'une jeune fille fort mal vétue, ot qui avait plus Pair d'une Paysanne que dune Demoiselle. Quand ses denx srurs revinrent duu Bal, Cen dillon leur demanda si elles s étaient encore bien diverties, et sila belle Dame y avait été elles li dirent que oui, mais quelle s était enfaie lorsque minuit avait sonné, et si promptement quelle avait lissé tomber une de ses petites pantoutles de verre, la plus jolie du monde; que le fils du Roi Vavait ramassée, et gull n'avat fait que la regueder pendant out le ree du Bal, et avasurément la fort amoureurs de la belle personne & qui appartenait la petite Danroulle. Elles ditent wa car peu de jours aps, ke fils du Roi fit publier & son de trompe quil épouserit celle dont le pied serait bien juste & Ja pantoufle. On commenca 4 Tesayer aux Princesses, ensuite aux Duchesss, et & tt cy si sarebbe trovata in grande imbarazzo se Ia sore fosse stata disposta a prestarle Pabito, L’indomani le due sorelle Si recarono al ballo,e cos feee Cenerentola, ma ancor pit aghindata della prima volta. ILiglio del re le rimase sem pre accanto ele rivolse continue palantere; la bella fanciul la certo non si tava annoiando e dimenticd le raccoman- azioni della madrina, al punto che senti battere il primo rintoceo di mezzanotte quando eredeva che non fossero ancora le undici: i alzbe fuga leagera come una cerbiata. Il principe le corse dictro ma non siusel a raggiungeny a lei sfuggi una delle searpette di vetro e il principe, con cstrema cura, la raccolse. Cenerentola arrivd a casa Senza fiato, senza carrozza, senza lacché, © con indosso i suoi vecchi strace; di tutta In soa magaificenza le era rimasta soltanto una scarpetta, quella che faceva il paio con Valtra che le era sfuggia, Alle guardie della porta del palazzo fa cchiesto se non avessero visto uscire una principessa, ma ‘queste risposero che non avevano visto uscire nessuno, allinfuori di una giovinetta mal vestta, che aveva Paria dina contadina pit che di una nobildonna. Quando le sorelle tornarono dal ballo, Cenerentola chiese loro se anche quel giomo si fossero divertte e se la dama fosse sta- ta vista di nuovo, Le dissero che era, ma che era fuga! ta allo scoccare della mezzanotee, € cos) precipitosamente dda perdere la pit graziosa scarpetta di veto mai vista al mondo; che il lglio del re Taveva raccolta e non aveva fatto altro che Fissasla peril resto del bello, e che di certo cra molto innamorato della bela ereatura cui apparteneva la scarpetta. Dicevano la veri; inatt, dt Ita qualche gior no, il figiio del re fece annunciare a suon di tromba che fri sua intenzione sposare Ja fanciulla il cui piede aves Se calzato perfettamente la searpetta, Si comincid afar la provare alle principesse, poi alle duchesse e alVintera te la Cour, mais inutlement, On Tapporta ches les deux sceurs, qui frent tout leur possible pour faire enter le pied dans la pantoufle, mais elles ne purent en venit bout, Cendrillon qui les regardit, et qui reconnut sa pan: toufle, dit en riant: «Que je voie si elle ne me serait pas bonne!» Ses securs se mirent a rire et & se moquer dele ‘Le Gentilhomme qui faisat Fessai de la pantoutle, ayant segardé attentivement Cendrillon, et la trouvant fort belie, dit que cela était juste, et qu'il avait ordre de Vessayer & toutes les filles. Il fc asseoir Cendiillon, et apprachant la ppantoufle de son petit pied, il vit qu’elle y entrait sans pine, et quelle y était juste comme de cie, L’éonnement des deux scours fur grand, mais plus grand encore quand Cendrillon tira de sa poche autre petite pantoutle qu'elle mnt 4 son pied, Licdesus atrva Lo Matrine, qu ayant sdonné un coup de sa baguette sur les habits de Cendeillon, les fit devenir encore plus magnifiques que tous les autres ‘Alors ses deux seers la reconnurent pout la belle per sonne qu’elles avaient vue au Bal, Elles se jetérent a ses pieds pour lui demander pardon de tous les mauvais trai- ‘ements guelles lui avaient fat souffir. Cendrllon les te- leva, et leur dt, en les embrassant, qu'elle eur pardonnait de bon corur, et qu’ele les priait de Paimer bien toujours. On la mena chez le jeune Prince, parée comme elle était: il la trouva encore plus belle que jamais, et peu de jours apres, il Pépousa. Cendsillon, qui était aussi bonne que belle, fit loger ses deux scours as Palais, et les maria ds le jour méme & deux grands Seigneurs de la Cour, 80 ma inyano, Venne portata a casu delle due sorelle, che fecero di tutto per inilare il piede nella searpetta, ma senza riusci. Cenerentola, che le guardava e aveva tica nosciato la scarpert, disse ridendo: «Previamo a vedere se va mel» Le due sorelle scoppiarono a ridere la presero in gito. I geailuomo incaricato di far provare la searpetta, ‘osserv attentamente Cenerentola ¢, rovandola molto bel Ta, disse che ali sembrava giusto, ¢ che avevaricevuto Por dine di fasla provare a tute le fanculle,Fece sedere Cene: rentola ¢, avicinandale la scarpetta al piedin, vide che la calzava senza aleuno sfor20, ¢ che le andava come un guan to. Grande fu lo stupore delle sorelle, ma lo fu ancor ei pit quando Cenerentola tir fuori dalla tasca Paltra scarpetta,