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Bobigny, lo 53 AK 2006 LEPREFET DE LA SEINE-SAINT-DENIS A MONSIEUR LE MINISTRE D'ETAT, MINISTRE DE L'INTERIEUR ET DE 1’ AMENAGEMENT DU TERRITORE CABINET AT'attention personnelle de monsisur le préfet Clade GUEANT, clirecteur de cabinet — prone av overdone R - OBJET ; Situation de la délinquance en Seine-Saint-Denis, Be 341 dossier effectifa. Liévolution de la détinquance dans le département, paticuliérement peéoconpante (13.69% pour le mois de mai 2006) me conduit ater votre attention sur certains constas et analyses quien déooulent. ‘Par mes rapports des 17 janvier, 10 fé-vrier et 16 mars 2006, je soulignais les tendances défzvorablea qui oe destinaient et Jes mesures exvisagées pour tener de les Juguler. Aveo tm do 47.64% Spi dtd ends, dpe coat | tune recrudescence de Ia délinquance peu connue jusqu’ici is de nombrenses eee et ais ulin aie dere waite ma est malheureusement pas dla hmteur de cette évolution. Plosieurs phéoménes expliquent celie situation, que leur résolution, que je sais fort compliquée, coatriboerat&réduire. 1. La sitaation dela détinquance dans ce département constitue le continuum des 1, apna Jean Moxfin ~93007 Bobigny Codex ‘iphone: 0141 60 6060 ~"TEléoopl = 0148 3022 88 Banal: cmrer@ekne sant donde pref gout 2 Plus globelement, les réponses judicizires ne sont, plus que jamais, pas i la Iumteur des problémes de ce département, sinsi que je vous co ai fit état par ‘mes rapports des 14 mars, 26 avril et 17 mai 2006, dont je vous joins copie pour mémoire, __ Au dela d'une réforme de institution judicizire, des mesures peuvent bre prises, notamment en ce qui concemne les appels que peut introdaire le Parquet. titre dis tion, js is rc sur 1651 mineurs déférés au gut seal 3 oat Co 0S 1S ne actuellecent, nonobstant le dogmuatisme dont peut faire preuve département. ue le Parquet posside Le fait de plus en plos fréquent pour un policier de retrouver le soir méme sur Jn voie publique un mineur arété par #8 soins le matin pour un vol/portiére on pour tm vol/violence, traduit parfsitcment la situation dans laquelle se trouve ce partment et, partant, le sentiment mpanité qui prédomine permi les Jjetmes délinquants et de lassitnde des policiers quel que soit leur grade, 3. Bien que n’ayant pes eu connaissance & ce jour des effectifs de référence & Tétude depuis plusieurs mois, je me penmets d'insister sur les sujétions particulitres auxquelles le département est confionté et sur la nécessité d’en paix, i 2 ont subi uae diminution Tnquelle les étus et lopinion publique sont tts sensibles. Cette situation génére de plus en plus de remarques syndicales an sein de la police et de commentaires des maires qui suivent t's précisément la situation de Jeur commissarint. 4. Je rappelle que la sécurité publique connatt des sujétions gane mucime secure aves celle que es a partement du pays. Si je ne devais ‘que quelques exemples, je rappellerais les vacations que doivent cffectuer les services de sécurité publique aut Tribunal de grande instance de Bobigny, ay/\ smi resin si Dog, oes | France, équipement qui mobilise 25 & 30 soirées par am un nombre considéable d’effectifs, leoquels, au regard des récupérations, ne sont pas disponibles sur la voie publique. Au surplus, je reppelle que le département est eee eee ‘nombre ‘an, ce qui JA aussi Pantant Tevoie publigee. capacité intervention sur Ia voie Enfin, Ia situation des établissements scolaires est telle qu'elle nécessite une ‘présence forte permanente pour 6viter tout dérapage. 5. La situation des commissariats de Seine-Saint-Denis mériterait une attention renforcée. A etn, const extn ese es commis sats dans ce département, Au surplus, €a pee pies 6 ese an ‘des ) chefs de circonseziption de sécurité publique a changé de titulaire, ce gine pat, A évidence, comter& une certsine péemnité dans I comaisance de Veavironnement et ae Vaction policiére subséquente : 2004, a 21 circonscriptions, a: ‘sont toujours ex Seaanstencnaienitaalme Je reconnais A sa juste mesure I'effort fait depuis plusieurs mois en fveur du département en ce qui conceme laffectation de forces mobiles, notamment de, CRS. Cela at, leurs modalités intervention, axées sur les contles | Permetient pas crurrs srasiies os lve doe etvetion ta vilenta wien [a difficulté de fonctionnement conjoint Par ailleurs est clairement perceptible sécurité publique oi CRS, carn ttt despa su te neice ilk mesures de sécurité. L's w ‘Pes la meilleure et Ia population (onntte...) Je resent indirectement. Si Ia contribution des CRS est indispensable en termes de forces 4’ appoint lors des vileoss eto dares co gl te sagt en mcm ext do sow eis, tn mode d’intervention nouveau, de type sécurisation complémentaire ou preventive pourrait éire mis en place & ’échelon central, L'efficacité de intervention des BAC, CDI, UMS, trés mobiles, rapides, discrétes et connaissant Je terrain conduit & proposer Hg ereation Pune sorte de BAC central, ged pouret tre utilisée chaque fois que xia deus chacun doa prints odo Proce (voi pl) En fonction des ciroonstances locales, le préfet du département considéeé demanderait le ocx pe d'une por renforer sea propres BAC ou UMS loca. complémentaire Une fois le travail achevé, les effectifs reviendraient & la BAC centrale. 7. Bafin, de plus en plus de responsables de Ia sécurité publique du département me font part de leur émoi quant amc modalités d’intervention de Pinspection générale des services, selon eux plus rudes et disproportionnés par rapport a la ‘situation que connaissent les autres is pour des frits similaires, provocant & leur avis & une « frilosité » de plus en plus grande dans intervention des forces de police.